Trek Anapurna jusque Jomson

Anapurna, toujours si belle…

Le 12 mars dernier, je suis parti avec Jean-Paul et Thérèse, deux voyageurs souriants venus du nord de la France pour découvrir le Népal.  Très vite nous avons sympathisé et nous avons beaucoup échangé le long du chemin durant nos 10 jours de marche. Nous allions passer par le célèbre col du Thorong Là à 5416m et terminer notre trek à Jomsom.

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Thérèse et Jean-Paul

Le trek de l’Annapurna est un très célèbre trek et à juste titre car ce trek offre une découverte variée de la flore, de la faune et de différentes ethnies.

Même s’il a la réputation d’être fréquenté, il reste un trek à découvrir et dont il faut faire sa propre découverte car il n’y a rien de mieux que de voir par soi-même ce qu’on raconte et lis dans les livres et les récits et d’en faire sa propre expérience.

Au cours du trek, nous avons traversé de nombreuses rizières (de Nadi à Jagat), des champs de mais et de blé, de belles forêts de sapin, la très jolie rivière de Marsangdi … Nous avons pu admirer des genévriers et de grands rododindrons dont la fleur est la fleur
nationale du Népal. Nous avons aussi traversé les villages de montagne comme Chame, Pisang, Manang…. les bergeries de yaks … Plus nous prenions de l’altitude, plus le paysage devenait minéral et les villages moins peuplés.

Pour résumé nos étapes, voici ce que nous avons fait.

Le 13 mars nous avons commencé le parcours à Ngadi sous un soleil qui frappait fort mais dès qu’il s’est couché, tout de suite le froid s’est fait sentir. Nous sommes arrivés à Jagat où nous avons passé la nuit.

Le 14 mars, sur le chemin de Jagat à Darapani nous avons suivi la rivière Marsangi. Lorsque nous sommes arrivées au camp, il a plu mais cela n’a rien enlevé au plaisir de cette journée de marche qui s’est bien déroulée.

Le 15 mars, nous avons traversé le village de Bagar Chap, Danque et Temang…Avant Temang nous avons vu pu admirer de beaux rhododindrons dans la forêt et la vue sur le massif du Manaslu au sud est étatit vraiment belle, au nord ouest se trouvait l’Annapurna II. Nous avons mangé à cet endroit devant ce beau paysage. Apres nous avons continué dans la forêt de sapins pour arriver à Chame, capital de Manang.

Le 16 mars, nous avons poursuivi notre chemin et nous avons mangé à Dukur Pokhari. Là nous avons visité le haut Pisang et nous avons dormi a Pisang, d’où on peut voir le Pisang Peak.  C’est très joli endroit je trouve, j’aime beaucoup Pisang.

Le 17 mars, nous avons logé à Manang, ville qui ressemble à une ville de Farwest, dans un paysage minéral et assez desertique…Manang est entouré des belles et grandes montagnes qu’on ne se lasse pas d’admirer. Le soir il a neigé…

Le 18 mars au matin, un manteau de 10 cm de neige avait couvert le sol, mais cela ne nous a pas découragé ni empêché de faire une petite visite au lac de Gangapurna dans la matinée. Apres midi, nous sommes partis pour Gunsang, qui est comme un balcon d’où nous pouvons admirer le Gangapurna, les Annapurna III, IV et II et tout au loin le Manaslu. Le ciel était bleu et clair durant le jour, et la nuit fut tout aussi belle, remplie d’étoiles.

Le 19 mars nous sommes partis pour Phedi, le temp était agreable, le soleil assez fort faisait fondre la neige. Après avoir mangé a Ledhar, nous avons continué notre chemin jusque Phedi.

Le 20 mars, lever tôt et départ vers 5h du matin avant le lever du jour, le ciel encore étoilé magnifique et le reflet de la neige dans la nuit nous font oublier les difficultés de l’altitude et de la montée, la neige et le clair de lune nous donnent un peu de lumière et beaucoup de courage pour marcher dans ce magnifique paysage. Vers 6h10 du matin, doucement le soleil s’est levé pour nous réchauffer.  Vers 10h nous sommes arrivés au col de Thorong La à 5416m où il y avait beaucoup beaucoup de neige, heureux d’y être arrivé. Une fois le paranoma admiré, les photos prises, nous avons entamé la longue descente par le chemin très glissant à cause de la neige.  J’ai proposé à Jean-Paul et Thérèse de les prendre en photos, j’ai fait comme les Japonais, beaucoup de clic,clic hihi mais c’est ce qu’il faut faire pour avoir belles photos et de merveilleux souvenirs.  Malgré la longue journée de marche, nous avons visité le temple de Muktinath et vers 16h nous sommes arrivés à Muktinath village.

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Le 21 mars, nous avons visité le village de Kagbeni, village situé aux portes du Mustang, le paysage change après le col du Thorong La,  c’est un monde différent, cela devient désertique, avec souvent du vent.  Il faisait moins beau que la veille mais cela n’enlève rien à la beauté des paysages, c’est le paysage du bas Mustang. Au gré du chemin, nous avons croisé des bergers avec leurs moutons et leurs chèvres. Nous sommes arrivés vers 15h a Jomsom où il y a petit aéroport qui permet de rejoindre Pokhara en avion et depuis Pokhara, aller à Kathmandu.

Le 22 mars, nous avons pris l’avion au matin jusque Pokhara et nous avons ensuite rejoint Kathmandu en voiture.

C’était un très beau trek en compagnie de Thérèse et Jean-Paul dont j’ai apprécié énormément leur gentillesse, simplicité et amitié. Je vous souhaite le meilleur pour la suite et espère que nos chemins se croiseront encore dans l’avenir. Merci à vous pour tous ces bons moments passés ensemble et pour être venu au Népal.  Je vous envoie mes pensées amicales depuis le Népal… Dipak

Quelques photos souvenirs:

Anapurna Trek printemps 2013
Album : Anapurna Trek printemps 2013

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Gandrung Trek

Après le séjour à mon village avec Aurore et Jean-Claude, je suis reparti  pour 4 jours de trek dont le nom est adorable, c’est le trek de «Gandrung» avec un safari.

Mon groupe de 13 personnes était très sympa, une chouette troupe de randonneurs. Nous  avons eu beaucoup de bons moments de joie et d’amitié durant le trek.  Il y avait dans cette grande troupe joyeuse: Yves et Suzanne, Pierre et Hélène, Françoise et Daniel, Brigitte et Jean-François, Ghislaine et Luc, Stéphanie, Valérie et Céline.

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Le premier soir, nous avons marché dans les rizières jusque Thulo kharka où le soir, nous avons dansé…c’était la soirée de présentation où nous faisons connaissance en dansant et en chantant, j’adore ces moments et cette coutume bien de chez nous!  Thulo kharka est un bel endroit, très bien situé pour la vue du lever de soleil sur le massif de l’Anapurna :-)

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Le deuxième jour, nous avons marché en direction de Landrunk qui est un très joli village Gurung.  Le troisième jour, nous avons atteint Gandrunk vers midi, également de l’ethnie Gurung, d’orginie tibéto-birmane. C’est l’ethnie qui est très représentée dans la région des Anapurnas.  Nous avons visité le village de Dadagaun, le musé où sont exposés des objets typiques de la vie quotidienne ainsi que le monastère.

Yves a utilisé son appareil photos qui imprime des photos et il pouvait ainsi donner les photos instantanément.Les Népalais étaient très contents de recevoir une photo instantanée ainsi.

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Jusqu’au 3ème jour il a fait très beau, un temps merveilleux béni des dieux, et après le 4ème jour, le temps était un peu moins beau, mais ce n’est pas grave, car il y avait toujours le soleil dans nos coeurs.  Et bien sûr, nous avons chanté et fait la fête le dernier soir.  Un très beau gâteau a été réalisé pour fêter la fin de notre trek.

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Après le trek, ma joyeuse troupe est partie en direction de Pokhara avec son joli lac Phewa où ils ont séjourné une nuit.  Leur séjour s’est poursuivi  par 3 jours de safari dans le merveilleux parc national de Chitwan…une réserve naturelle riche en faune et en flaure, c’est au Terai, la région d’où je suis originaire et dont j’ai parlé dans l’article précédent (séjour dans ma famille et mon village).

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Pour ceux qui ont la chance de le faire, un petit safari à Chitwan est une expérience inoubliable… pouvoir observer les animaux sauvages qui vivent dans le parc national de Chitwan, faire une balade à dos d’éléphant….même dans la brume matinale, c’est vraiment unique!

Les douceurs népalaises est comme son nom l’indique, une découverte du Népal en douceur et en variétés… c’est une formule moins sportive que le trek du Sanctuaire de l’Anapurna ou d’autres treks plus sportifs mais c’est vraiment tout aussi intéressant car cela donne un aperçu varié du Népal.

Cela dit…. je vous rassure,  personne n’échappe aux escaliers… ils font partie du Népal aussi (hihi)…

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Merci beaucoup à ma joyeuse troupe des douceurs népalaises,  merci pour avoir partagé vos belles photos et permis de mettre dans cet article.  J’ai passé de super moments en votre compagnie et j’en garde un très bon souvenir.  J’espère que nous aurons l’occasion de nous revoir un jour … Prenez soin de vous et à bientôt pour d’autres aventures….  votre ami et guide, Dipak

 

Séjour dans ma famille à mon village Chormara

Après leur trek dans le pays des Thakalis, Aurore et Jean-Claude sont  partis faire un petit safari dans le parc national de Chitwan, un endroit protégé qui abritent les derniers rhinocéros d’asie avec une corne et le tigre du bengale. C’est un endroit inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. La faune et la flore y est très dense, c’est vraiment un endroit très beau et très paisible qui plaît à tous les amoureux de la nature. Le parc est très grand et s’entend sur de nombreux km.  Il est délimité par  la rivière de Narayani qui délimite. Il y a aussi  Ghochada où se situe le célèbre Temple Tiger Restort , qui est à environ 12km.  Plus loin, il y a Island Jungal Resort qui est à 23km.

Le 16 novembre, ils m’ont rejoint à  mon village qui s’appelle Chormara et qui est situé dans la plaine du Teraï, la plaine sud du Népal.   Chitwan est au sud-est de mon village.  Le jour de leur arrivée, nous les avons accueillis dans ma famille.  Jean-Claude a regardé mon oncle traire le buffle pour avoir du lait que l’on fait bouillir longuement ici avant de le boire dans le thé ou nature.

Ensuite, je leur ai fait visiter notre jardin et de celui de mon oncle derrière la maison.  Ma maison et celle de mon oncle se trouvent l’une à côté de l’autre, avec une grande cour intérieure.  C’est très convivial.  Dans ma maison où habitent mes parents et ma famille lorsque nous ne sommes pas à Kathmandu, nous pouvons loger jusqu’ à 6 ou 7 personnes.  Nous avons un petit temple qui sert pour les fêtes religieuses.  L’année passée, j’ai même fait une salle de bain avec une douche où il est possible d’avoir de l’eau chaude quand il y a de l’électricité.   Autant dire que pour ma famille, avoir une salle-de-bain est un grand changement qui a amené un certain confort dans notre vie.  Avant, nous allions à la pompe de la source pour prendre de l’eau et nous laver.  Avoir une salle-de-bain n’est pas encore très courant dans les campagnes où la vie traditionnelle et les croyances sont encore fort ancrées.   Durant leur séjour, Jean claude et Aurore ont pu observer et voir comment se passait la vie chez nous au quotidien, comment cela se passe dans une famille traditionnelle au Teraï.

A ce moment-là, c’était l’époque de la récolte de riz, ils ont donc vu comment on récolte et on bat le riz , comment on nettoie le son…   Nous avons aussi fait un petit tour dans les rizières en allant au village de l’ethnie Tharu, village très typique où les coutumes ancestrales sont très pratiquées.  Les Tharus sont très présents dans la région de Chitwan et ce sont les premiers habitants du Terai.

Aurore et Jean-Claude ont aussi remarqué que mon papa est chaman et souvent il y a beaucoup de gens malades qui viennent le visiter.  Chez nous, c’est encore la coutume d’aller consulter le chaman du village lorsqu’ on a problème de santé.  Les gens ici croient encore beaucoup aux pouvoirs du chaman.

Le 17 novembre, nous sommes partis pour un petit trek, vers le nord, mais toujours pas très loin de mon village.  En partant, comme c’était un samedi, nous en avons profité pour passer par le marché local du samedi.  Tous les gens y viennent pour faire leurs achats une fois par semaine, c’est très coloré, varié et i y a toujours beaucoup d’animations.  Les gens en profitent pour parler et s’échanger les nouvelles.  C’est toujours agréable de faire le marché.  On y vend un peu de tout… des fruits et des légumes cultivés par les agriculteurs dans la région, du poisson séché, de vêtements, des petits bijoux, des tissus, etc….  Ensuite, nous  avons marché pendant 3h environ dans la plaine, en traversant forêts et rizières, pour finalement arriver à un petit village au pied de la colline où nous établissons notre campement.   Rapidement les enfants et les villageois sont venus à notre rencontre.  Mon fils aîné Siddartha avait souhaité nous accompagner.  C’était pour lui la première fois qu’il partait au trek avec son papa et  Aurore et Jean-Claude.  Il était très content de cette expérience et a beaucoup aimé camper et marcher avec nous.  J’étais très heureux qu’il soit avec nous.

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Jean-Claude, mon fils Siddartha et Aurore

 

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Moi, mon fils Siddartha et Jean-Claude

Le 18 novembre au matin, nous avons visité le village de Duwakun.  C’est là que Jean-Claude a appris à labourer à la népalaise (hihi),  nous avons rencontré un forgeron.   Duwakun est un village où il y a un mélange de différentes ethnies, mais la majorité sont Magar, grand groupe ethnique aussi.  Ils sont assez reconnaissables par le visage de type mongole.  Ensuite, nous avons suivi la rivière Giruwari khola et avons traversé le village de Jhang kata et Luwase dhara où nous avons pu voir des mariages.  De mi-novembre à  mi-décembre, c’est la saison des mariages.  Enfin, nous sommes arrivés à Chormara vers 15h et avons fait la rencontre de 4 autres clients arrivés avec un autre guide à mon village.  Ils allaient faire le trek des collines en partant de mon village jusque Pokhara.   Jean-Claude et Aurore ont alors sympathisés avec eux et échangé avec eux.

Le 19 novembre, Jean-Claude et Aurore ont fait une petite visite de Chormara. Ils ont été à la rencontre des villageois.  Le soir, ils ont joué aux cartes « rami »  avec mon papa. Mon papa adore jouer aux cartes et il a ainsi sympathisé avec Aurore et Jean-Claude.

Près du village, au milieu des rizières vit une autre groupe ethnique, les Kumal, également une ethnie assez ancienne.

Il y a donc beaucoup de variétés ethniques, de faune et de flore  à découvrir près de Chormara,  le Népal c’est bien plus que les belles montagnes, il y a énormément de variétés à différents niveaux (culturelles, géographiques, climatiques, etc.).

Venir au Teraï dans mon village, en famille d’accueil c’est découvrir le Népal autrement… c’est un séjour que l’on  peut faire aussi avec des enfants, accessibles à tous, aux petits comme aux grands, agréables avec ses promenades dans la plaine et en traversant les villages où il est possible de camper.  Il y a beaucoup  de rencontres avec les villageois qui sont très intéressés de faire la connaissance d’étrangers venus découvrir leur pays… pour eux c’est une façon de voyager  et de rencontrer d’autres cultures et d’autres personnes venues de loin.

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Album : TERAI

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A la découverte des Thakalis

Le 5 novembre dernier, je suis parti avec Jean-Claude et Aurore, qui sont des amis Georges, mon grand ami de longue date.  Nous sommes partis à la découverte de l’ethnie Thakali qui vit dans la vallée de la rivière Kali Gandaki, au bas Mustang, entre Tatopani au sud et Jomson au nord.  La rivière Kali Gandaki est appelée aussi anciennement Thak Khola.  Les premiers habitants de cette région étaient appelés les Tan (ou Thatan) et leur région Tha ou Thak.  Les Thakalis sont réputés pour être de très bons commerçants.  Jean-Claude et Aurore sont adorables et nous avons beaucoup échangé et rigolé durant notre trek.  Là bas, il y a souvent beaucoup de vent et Jean-Claude m’a bien faire rire en m’apprenant une des expressions françaises comiques: « un vent à décorner les cocus », cela m’a fait beaucoup rire!

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Le 6 novembre, nous avons pris le vol de Pokhara vers Jomson et nous sommes descendus en bus à Lete.   A Lete, nous pouvions admirer au sud-est, l’Anapuna I (8090m), au nord, le Daulagiri et à l’est le Nilgiri (à ne pas confondre avec le Giligili :-) ) et des forêts de sapin.  Nous avions un magnifique ciel bleu et des paysages alpins.

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Le 7 novembre, nous avons parcouru le chemin vers le village isolé de Taklung où il y a peu de passage de trekkeurs.  Le village est entouré de cultures de pommes-de-terre, de l’orge, du blé noir etc.  Là, nous nous trouvons au pied du Giligili…euh…non je voulais dire Nilgiri !  Nous pouvons observer les maisons typiques Thakali.

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Ensuite, nous avons continué vers le lac TITI… oui oui, Titi non caca, pas  le lac Titicaca mais bien TITI (hihi).  Nous avons bien rigolé avec ce jeu de nom.  Titi village est bien situé et offre une très belle vue sur le Dhaulagiri et son glacier.  Nous avons mangé à Titi village.  Ensuite nous sommes allés à Kokhethati et avons rejoint le sentier.  Nous avons logé à Larjung, autre village Thakali où il y a des pommiers et où  nous pouvons  goûter à un cidre délicieux.

Le 8 novembre, nous avons eu une très belle vue sur la montagne de Daulaghiri et son glacier, également sur la rivière  Kali Gandaki.   En montant nous avons visité le village de Thukuche et un camp tibétain où nous avons mangé.  Ensuite nous sommes allés à Marpha, où nous avons passé la nuit.  Marpha est le village de la pomme, c’est la capitale de la pomme.  Le village est vraiment joli, y flâner est très agréable.

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Le 9 novembre, nous sommes montés vers Jomson où nous avons pris une jeep pour se rendre à Muktinath.  C’est un village situé à près 3800, haut lieu sacré pour les boudhistes comme pour les hindous…il y a là une source sacrée qui fait jaillir de l’eau de la roche mais aussi du gaz naturel avec une flamme…ainsi les éléments naturels comme l’eau, l’air, le feu et la terre sont réunis en un seul endroit.  C’est pourquoi Muktinath est devenu de pèlerinage religieux important…autant pour les boudhistes que pour les hindouistes.  Le temple boudhiste et hindou sont voisins sur ce même lieu sacré.

En descendant, nous avons visité le village de Jarkot de type tibétain.  Nous avons dormi à Kagbeni situé pres de la rivière Kali Gandaki.  Le paysage est très particulier, un peu désertique, ça ne ressemble pas du tout au reste du Népal.

Le 10 novembre, nous avons visité le village de Kagbeni et son monastère.  Jean-Claude et sa femme Aurore ont vraiment apprécié ce village.  Nous sommes redescendus à Jomsom et le 11 novembre, nous avons repris l’avion vers Pokhara.  Je suis reparti ensuite pour mon village pour fêter la fête des lumières avec ma famille, Tihar ou Dipawali.

Sanctuaire de l’Annapurna avec deux joyeuses troupes

Le 11 octobre et le 27 octobre 2012 je suis parti guider deux fois de suite le trek « Sanctuaire de l’Annapurna » avec deux super groupes différents.  C’est un trek de 10 jours où nous approchons le cœur de l’Annapurna, jusqu’à l’Annapurna Base Camp et le Macchapuchare Base Camp.

Le premier groupe de 12 joyeuses personnes comprenait  Sandrine, Bénédicte, Annie & Annie (nous en avons eu deux :-) , Olivier et Olivier & Pascale (deux Olivier :-) , Aurélie, Martine, Françoise, Claudie et Thierry.

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Le deuxième groupe était plus petit, 9 personnes toutes très sympathiques : Christian, Saverio, André, Cécile, Agathe, Maud, Martine, Jocelyne, Pierre.

 

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Lors du premier trek, nous avons eu parfois de la pluie mais globalement il a fait beau.  Quant au deuxième trek, les dieux nous ont gâtés car nous avons eu le ciel bleu et les nuits étoilées durant tout le trek !

Pour débuter notre itinéraire, nous sommes partis pour une longue route en bus de Kathmandu à Phedi.  C’est une route où on saute souvent au plafond (hihi), c’est ça la route népalaise, on monte et on descend tout le temps, dans le bus… c’est pareil !  Après le bus, nous avons pu délier nos jambes par une promenade jusque Damphus.  C’est le premier village du sanctuaire des Annapurna.  Quelle agréable balade au milieu des rizières et des champs de millet.  Le millet a besoin de moins d’eau que les rizières, de même pour le mais et le blé que nous cultivons aussi là où le terrain est moins humide.  Damphus est un village bien situé avec de nombreuses cultures en terrasse et une vue magnifique sur le Machapuchare et le massif des Annapurna.  Je trouve ce sont de belles montagnes qui saluent chaque jour les villageois et les trekkeurs qui admirent leur beauté.  Je pense quand on regarde les jolies montagnes, on oublie les difficultés … ça donne du courage pour chaque jour.  Il y a au Népal bien sûr beaucoup de collines et de montagnes, avec ici et là des cultures en terrasses, j’aime beaucoup les regarder.  Avant il y avait aussi beaucoup plus de forêts que maintenant mais elles diminuent de plus en plus car beaucoup de habitants utilisent le bois pour se chauffer et faire la cuisine.


La marche du premier jour s’est bien passée pour mes deux groupes et c’était très agréable. Le soir…à chaque fois, c’est la soirée de présentation de l’équipe… à la népalaise… c’est-à-dire, en danses et en chants !

 

Le deuxième jour, nous sommes montés puis avons descendu par la forêt. La vue était excellente.  Nous avons mangé au milieu dans un petit village des bergers au milieu de la forêt.  Après 5h de marche environ, nous sommes arrivés à Landruk, un petit village de l’ethnie Gurung qui se situe a 1650m. L’Annapurna sud et l’Hinchuli s’offrent à nous.  Plus bas, nous pouvons voir la rivière Modi Khola qui descend depuis l’ABC (Anapurna Base Camp).

 

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Le troisième jour, la vue sur les rizières, les montagnes et la Modi Khola nous a encore accompagnés sur les sentiers.   Quand les trekkeurs me disent que le Népal est un très beau pays, je me sens très fier et riche de nos beaux paysages, nos cultures et différentes ethnies, coutumes, religions… Bien que notre pays soit pauvre économiquement, nous avons beaucoup de richesses … culturelles et naturelles comme l’eau grâce à qui nous avons de l’électricité (hydro électrique).  Pendant l’hiver, il y a moins d’eau qui coule depuis le haut des montagnes et nous avons donc énormément de coupures d’électricité…

Nous avons traversé le pont suspendu, et nous sommes arrivés à Chomrong, un village devant la vallée de la Modi Khola (khola = rivière).  Le Machapuchare se montre à nous et à gauche nous avons l’Hinchuli, l’ Annapurna sud, au milieu l’Annapurna III et Gandharbachuli.  C’est vraiment beau !

Le quatrième jour, nous nous éloignons des cultures en terrasse et parcourons plus de sentiers dans la forêt. Nous montons et descendons, puis remontons pour finalement arriver à Dhoban.  Nous approchons de plus en plus le cœur du massif des Anapurna.

 

Après une bonne nuit de repos, le cinquième jour, nous attaquons la montée vers le camp de base du Macchapuchare situé à 3700m. C’est une montagne magnifique qui se termine par une forme de queue de poisson, ce qui la rend très reconnaissable de loin.  Demain, c’est la montée au cœur même de l’Annapurna, l’ABC.

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La queue de poisson, le Machapuchare

 

Le sixième jour, c’est le grand jour …the D-Day… nous montons lentement dans la moraine séparant les glaciers de l’Annapurna sud et de l’ Hinchuli.  Lorsque nous arrivons à l’Annapurna Base Camp, une vue panoramique de 360° s’offre à nous et nous récompense de tous nos efforts!  C’est un moment privilégié d’être là cet endroit, un lieu unique où nous pouvons voir 13 sommets qui culminent entre 6 500 et 8091 m.

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Fermez vos yeux et imaginez vous avec nous… devant nous l’Annapurna I (8090m), à gauche l’Hinchuli, l’ Annapurna sud et Barashikhar.  Derrière, le Machhapuchare, le Gnadharbhachuli et l’Annapurna III.  Le ciel est d’un bleu pur et c’est très grand bonheur d’être là dans ce sanctuaire entouré par les plus grandes montagnes.  D’ailleurs, certaines ont sauté de joie !

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D’autres, comme Christian savoure tout simplement l’instant présent…

 

Apres ces grands moments, nous avons pris le chemin de retour, pour redescendre vers Chomrong par le même sentier, ensuite vers Kimrong dada (dada = colline), et avant d’arriver à Gandrunk nous sommes passés par DadaGaun, près de Gandrunk qui est entouré de nombreux petits villages typiques.

 

Le dernier soir, c’est la soirée de clôture du trek où nous faisons la fête tous ensemble ! Danses, chants, échange des bons moments du trek ! Bien sûr, les tubes népalais comme Resham Firiri, Jhim Jhim Sanu et beaucoup d’autres chansons sont au programme de notre soirée.  Un trek ne serait pas un trek sans chanson ni danse!

 

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Les deux groupes que j’ai eu la chance de guider étaient vraiment super !  Tous nos moments passés ensemble, nos soirées avec jeux de cartes, rires et échanges resteront dans ma mémoire !  Merci à vous tous mes amis trekkeurs d’être venu de si loin pour trekker au Népal, merci aussi à mon équipe népalaise qui a très bien travaillé et dont je suis très content. 

 

A très bientôt sur les sentiers :-)

 

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Le métier de guide…

Le métier de guide de trek s’est développé au Népal après les années cinquante quand le pays s’est ouvert aux expéditions et aux treks. Le métier de porteur existait déjà depuis très longtemps pour acheminer les marchandises en montagne où il n’y a pas de route…Grâce à l’organisation des treks, beaucoup de Népalais peuvent travailler comme guide ou porteur pendant les saisons de treks à l’automne et au printemps et s’occuper de leurs cultures à leur village pendant la basse saison, l’été et l’hiver.

Mon métier de guide… comme beaucoup d’autres guides, je l’ai appris petit à petit en commençant comme jeune porteur, et puis après, comme assistant guide et enfin comme guide… J’étais très jeune et il fallait gagner ma vie pour aider mes parents au village.  C’est ainsi que je suis venu à Katmandu et que j’ai commencé à travailler comme porteur pendant plusieurs années. J’ai commencé à apprendre ainsi et j’ai petit à petit acquis de l’expérience. Il y a beaucoup de guides qui ont commencé comme moi, comme porteur et qui avec le temps et une formation sont devenus guides.

Comment s’organise l’équipe népalaise qui va accompagner votre trek?

Lors d’un trek, l’équipe népalaise qui va vous accompagner est bien structurée. Elle se compose généralement d’un guide (sirdar), d’un cuisinier et de porteurs. Selon le nombre de personnes dans le groupe, il y a aussi parfois un assistant guide. Lorsque le trek est en bivouac, l’équipe de porteurs et de cuisiniers est plus nombreuse afin d’assurer la logistique durant le trek. Chaque personne dans cette équipe est importante et a une fonction bien précise qui contribue au succès du trek.

Le guide est désigné par l’agence et ensuite, c’est lui ou son assistant (chef des porteurs) qui va choisir ses porteurs. Il les trouve généralement à Katmandu par le réseau d’amis ou de connaissances. La plupart des porteurs sont originaires de Trisuli Kavre, du Solukhumbu (région de l’Everst) et Okhaldhunga (Sud de la region de l’Evrest), Dading, etc. Parfois pour les treks en bivouac, nous avons besoin de beaucoup de porteurs et nous devons alors aussi recruter des porteurs sur place dans les villages au début du trek. Ce n’est pas toujours facile de choisir les porteurs que nous ne les connaissons pas et, il faut parfois quelques jours avant de savoir s’ils sont de confiance et s’ils font bien leur travail.

Le guide est responsable du groupe dans son ensemble, trekkeurs comme porteurs. Il n’est pas uniquement là pour mettre l’ambiance à la népalaise (hihi) bien qu’il y contribue beaucoup mais son rôle principal est d’assurer la sécurité du groupe et sa cohésion dans les différentes situations possibles qui pourraient se présenter lors du trek. Des imprévus peuvent arriver et c’est au guide à prendre les bonnes décisions au bon moment. Ce n’est pas toujours évident mais généralement tout se passe bien et il y a une bonne ambiance et solidarité entre les personnes, trekkeurs comme porteurs. Les soirées de trek sont souvent animées de danses et de chants, de jeux de cartes et de discussions qui permettent de faire connaissances et de passer de bons moments ensemble.

Le rôle des porteurs est très important. Sans eux, le trek ne serait pas possible. Leur métier est difficile mais vital pour eux. Ils travaillent loin de leur famille pendant plusieurs mois durant les saisons de trek. Ensuite ils retournent à leur village pour s’occuper de leur famille et de leurs cultures et élevage. L’agence veille à ce que leurs conditions de travail soient correctes, qu’ils soient équipés pour la marche et l’altitude (veste, bonnet, gants, chaussures, etc.) et que leur charge ne soit pas trop lourde. D’où l’importance de respecter les consignes indiquées dans les fiches techniques données par l’agence et de ne pas dépasser les 12 kg par sac durant le trek.

Lorsque nous allons guider un groupe, nous avons conscience que les différents personnes du groupe ne se connaissent pas toujours… Chaque personne vient avec sa personnalité, son âge, ses aptitudes physiques, ses attentes… ainsi, il peut y avoir dans le groupe beaucoup de diversité, des jeunes, des plus âgés, des caractères très différents, certains marchent vite, d’autres lentement, certains préfèrent marcher seul, d’autres préfèrent la compagnie, certains sont timides, d’autres pas… parfois il y en a qui se disputent, d’autres qui tombent amoureux… mais l’important est que tous sont venus de loin pour vivre une belle aventure et découvrir le Népal et que chacun par sa personnalité et sa diversité apporte un plus au trek et au groupe.

En trek, nous les guides, nous faisons notre mieux pour veiller sur chacun comme un père defamille, nous faisons en sorte que les relations entre les personnes se passent bien, autant chez les trekkeurs que dans l’équipe des porteurs. Car en fait durant le trek, nous formons une sorte de grande famille et nous devons vivre ensemble avec toutes nos différences de personnalités et de cultures… Parfois avec les différences culturelles, certaines situations sont perçues différemment et peuvent poser problème …

Par exemple, nous, Népalais, nous avons l’habitude de manger un grand dhal bat le matin et le soir…et le midi… nous ne mangeons pas vraiment ou en tout cas pas grand-chose… c’est pour cela que nous avons l’habitude de marcher longtemps sans faire attention à l’heure du repas… Il est arrivé un jour que le déjeuner s’est fait tard à cause d’une longue étape le matin et nos amis trekkeurs avaient très faim et avaient besoin de manger, ils n’étaient pas très contents d’avoir attendu si longtemps pour manger …ils ont pensé que je n’avais pas pu gérer bien la situation avec les porteurs partis devant pour réserver le lodge alors qu’en fait je n’avais pas pensé que cela aurait pu être un problème… Mais grâce à cette situation, j’ai compris et j’ai appris que je devais faire attention aux heures des repas et à la distance entre les étapes et les repas… que vous aviez certaines habitudes qu’il fallait que je les respecte quand c’est possible. Avec l’expérience, petit à petit j’ai appris à voir avec des yeux de français et à comprendre vos coutumes… et quand vous venez au Népal, je pense que vous apprenez aussi petit à petit à voir avec des yeux de népalais et à comprendre nos coutumes…ainsi nous apprenons les uns des autres, ce qui rend l’aventure encore plus intéressante.

Il m’est aussi arrivé de devoir expliquer qu’il faut avoir la sagesse de ne pas passer le col lorsque c’est trop risqué (trop de neige, mauvais temps, avalanche, glace, etc.) On m’a répondu un jour: j’ai payé pour y aller, donc je veux y aller, c’est mon objectif, tu dois m’y emmener…je me sens capable d’y aller. Je me sentais désolé d’insister et d’expliquer à cette personne qu’en montagne, le risque zéro n’existe pas, même si toutes les conditions sont réunies et que ça semble simple.  La sécurité et la décision de passer ou pas un col n’entre pas en compte dans le calcul du prix d’un trek.  Je ne renonce pas facilement à passer un col, au contraire, j’essaie toujours de faire mon mieux pour que tout le groupe puisse arriver à le faire mais si je prends la décision de ne pas le passer, c’est parce qu’il y a des risques réels. Il faut nous faire confiance, nous connaissons les chemins et difficultés qui peuvent se présenter.

Le dernier soir avec les porteurs, c’est la fête et la remise des pourboires !  Nous dansons, chantons et partageons un bon repas avec le célèbre gâteau de trek ! Ensuite c’est la remise officielle des pourboires aux porteurs. C’est une coutume chez nous qui permet de savoir si le groupe a apprécié le travail de l’équipe népalaise. Souvent il vous paraît plus facile de remettre une enveloppe commune pour les porteurs afin qu’ils se la partagent, mais en fait il vaut mieux faire une enveloppe par porteur et la remettre personnellement à chaque porteur. La raison est qu’ils se sentiront davantage gratifié, non pas qu’ils demandent plus de pourboire mais parce que le pourboire qui leur est remis de façon personnelle est un signe d’estime et de reconnaissance du travail qu’ils ont réalisé.

Il y a encore beaucoup d’autres différences entre nos cultures dont beaucoup sont citées dans les informations pratiques et dans les livres ( éviter les vêtements courts, couvrir les épaules, demander avant de prendre les photos des personnes si elles sont d’accord, éviter de donner des bonbons aux enfants pour ne pas les encourager à mendier…) ce sont des petites consignes qui sont importantes et qui seront fort appréciées par les Népalais.

Enfin et pour finir cet article… le métier de guide et porteur nous permettent aussi d’être le témoin de belles histoires d’amitié et d’amour qui naissent dans l’Himalaya et qui continuent leur chemin chez eux… Ainsi cela me fait plaisir lorsqu’à votre retour, j’ai des nouvelles de vous. Je suis heureux lorsque j’apprends que vous vous rencontrez et faites des randonnées entre vous, que certains d’entre vous sont tombés amoureux en trek, et après se marient et ont des enfants . Nos vies continuent, chez vous comme chez nous, mais les moments passés ensemble durant les treks restent gravés dans nos cœurs et nous donnent beaucoup de joie et de souvenirs.

Petits balcons de l’Anapurna

Après le trek du sanctuaire de Annapurna, je suis parti quelques jours pour un trek  avec Bernard et Claude, Jacqueline, Pierre, Isabelle, Annie, Bernard, Alexandre, Christophe,  Alain et Marie. Jam Jam, allez, on y va !

J1. Nous sommes partis vers 7h en bus privé vers Kharé, village près de Pokhara où nous sommes arrivés vers 16h. Nous sommes montés à Australian Camp. Nous devions normalement aller jusque Pothana mais il était déjà tard et c’est pour cela que nous nous sommes arrêtés avant. La vue était magnifique et nous avons pu voir le coucher et le lever du soleil. Le point de vue sur la chaîne de l’Annapurna et Manaslu est superbe. Ce soir je présente mon équipe et nous chantons Resham Firiri et Jhim Jhim….

J2. Le lendemain, il fait très beau et nous prenons le temps d’admirer le paysage…il faut profiter de la jolie vue ! Alors nous faisons une séance de clic clic clic clic …. beaucoup de photos souvenirs comme les Japonais (hihi). Vers 9h nous sommes partis en direction de Pothana qui est situé à 1800m, ensuite montée jusqu’au col de Deurali à 2100m, descente à Bhedi Kharkha, caravane de brebis où on mange dans un lodge au milieu de la forêt. Après avoir mangé, nous redescendons pour arriver à Landruk à 1565 m où nous avons dormi au lodge Laliguras.

J3. Réveil à 6h du matin. Descente pour rejoindre la rivière Modi Khola et monter ensuite par les ecaliers. Vous l’avez compris, le relief au Népal, il est comment ?

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Nous mangeons à Gandruk et visitons le musée et le monastère. A Gandrunk, il y a un village typique DADA Gaon. Nous logeons à au Milan Hotel et pour fêter le fin de ces douceurs népalaises, un bon cake et de la danse ! La joyeuse troupe s’amuse et nous aussi (hihi). J’adore les dernières soirées de trek !

J4. Nous descendons les escaliers vers Birethati où nous avons déjeuné. Ensuite, nous avons repris la route vers Pokhara pour finir en beauté les douceurs népalaises.

 

Petits balcons de l'Anapurna DSC_0635

La joyeuse troupe des douceurs népalaises

Une joyeuse troupe dans les Anapurnas

Me revoilà de retour sur les sentiers de trek avec une joyeuse troupe de trekkeurs venus découvrir le Népal, la région des Anapurnas et plus précisément le sanctuaire de l’Anapurna: Martine, Virginie, Hélène, Claudine, Guylène, Kate, Delphine, Isabelle et Cyril, Alfonso, Frédéric et Fabien…  

Pour accompagner cette troupe, l’équipe népalaise composée de Kamal, notre aide guide, Diva, notre cuisinier, Sagar, Gopal, Sahila, Dipak, Gumané et Dinesh, nos porteurs et Dipak, votre guide. Et voici notre aventure jour par jour…

 J1 : nous sommes partis de KTM vers 7h en bus privé en direction Phedi situé près de Pokhara. Il faut en général 6h de route pour faire les 235 km qui relient KTM à Phedi. Les bus ne roulent pas vite ici au Népal, c’est un autre monde et les routes, les véhicules ne sont pas comme en France… Notre chauffeur est très prudent sur la route et conduit doucement. Vers midi, nous arrivons à Mugling, petite ville qui est très fréquenté car c’est une ville située au carrefour de la route qui va vers Pokhara et de la route vers le Terai. Il y beaucoup de resto car c’est l’étape « miam miam » pour ceux qui font la route. Nous prenons le lunch à Mugling, au Prem Restaurant, un resto local. Notre cuisinier Diva demande à ce que les plats ne soient pas trop épicés pour notre groupe. Au menu, pâtes sautées avec du poulet. Après avoir rempli nos estomacs, nous repartons et arrivons vers 15h à Phedi. Là nous commençons la marche jusque Damphus. Les escaliers nous échauffent tout de suite les jambes, ensuite nous passons par de nombreuses rizières où le riz est presque prêt à être récolté mais malheureusement d’après les paysanas, la récolte ne sera pas si bonne à cause de la grêle tombée quelques jours avant. Vers 17h, nous arrivons au lodge à Damphus, village typique avec différentes ethnies comme les Gurung, Bahun, etc. Une belle vue sur l’Annapurna s’offre à nous, l’ Annpurna montagne sacrée qu’on appelle aussi la montagne déesse des récoltes… j’aime beaucoup cette montagne, je la trouve toujours aussi belle, elle est comme une jolie femme qui reste toujours belle même si le temps passe… 

Le soir, c’est la soirée de présentation de l’équipe, nous nous présentons tour à tour et puis bien sûr, nous dansons, chantons pour entamer le trek avec beaucoup de joie… Je propose à ceux qui le souhaitent, de se lever tôt le lendemain pour voir le lever du soleil…

 

 

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 J2, lever vers 05h45 du matin pour ceux qui souhaitent voir le lever du soleil…mais pas de chance, la vue n’était pas si dégagée… Après le petit déjeuner, nous commençons à marcher en montant doucement jusque Potana. Dans la fôret, nous avons vu beaucoup d’orchidées mais elles n’étaient pas en fleurs… Nous montons vers le col de Deurali situé à 2200m. Parfois nous pouvions apercevoir les montagnes comme le Machhaphuchhare (montagne en queue de poisson) et bien l’Annapurna sud dans les nuages. Après le col, nous sommes descendus et avons pris le déjeuner à Tolkha au Namaste Guest House. Nous avons continué notre chemin en descendant tranquillement vers Landruk à 1650m. Landruk est un beau village avec des maisons typiques. Fred et Alfonso ainsi que quelques autres amis étaient très heureux d’y trouver de la bière… Nous avons logé à Laliguras Guest House et nous avons chanté. 

J3, nous sommes descendus vers la rivière Modhi khola, aujourd’hui nous passerons plusieurs ponts suspendus dont le New Bridge le pont très long qui passe au dessus de la Modi Khola, le passage du pont a donné quelques vertiges à plusieurs d’entre nous mais s’est bien passé finallement. Après ce pont, nous avons continué avec des montées et descentes. Vers 11 h nous sommes arrivés à Jhinu dada où nous avons mangé. Après le déjeuner, une grande partie de nos amis trekkeurs et Diva notre cuisinier sont descendus pour prendre le bain dans la source d’eau chaude à Jhinu Hot Spring. C’est un endroit idéal pour se relaxer et il y a même un centre de massage! Les autres amis sont montés tranquillement vers Chomrung. Il a plu un peu mais c’était une petite pluie qui n’était pas gênante.  Nous sommes arrivés vers 16h au lodge, les femmes sont parties faire les boutiques pendant que les hommes jouent aux cartes !  Certaines coutumes sont partout pareilles (hihi).

 

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J4, ce matin il fait beau et nous voyons le Machhaphuchhare, l’ Anapurna III, l’Himchuli et l’ Anapurna sud qui nous saluent.  Chomrong gaon dort dans ses bras, le soleil arrive et fait briller les montagnes comme des bijoux dorés, nos amis sortent leur appareil photo… presqu’aussi vite les japonais(hihi)…. Après nous descendons vers Chomrong khola et montons doucement par les escaliers. Je taquine mes amis en leur disant que pour aimer le Népal il faut aimer les escaliers,  monter et puis descendre…et puis remonter pour savoir qu’on va redescendre…après remonter et de nouveau redescendre… heureusement, les belles montagnes et les beaux paysages sont là pour nous encourager et nous donner l’envie de monter toujours plus…ils nous font oublier la difficulté du terrain.  Nous voyons les immenses rhododendrons dans la forêt… Les montagnes du Népal sont grandes, les rhododendrons sont géants…mais pourquoi les népalais sont petits :-)  ? Nous mangeons au guest house à Bambou. Après le déjeuner, nous continuons dans la forêt en espérant voir des singes mais arrivés à l’étape à Dhoban, nous n’avions toujours pas vu de singes… Nuit à Dhoban. 

J5, nous partons vers 8h15 mais ce matin le soleil se cache et il fait plus froid. La vallée devient plus étroite.  Aujourd’hui nous allons au Machhaphuchhare Base Camp, montagne qui a été interdite de grimper pendant de nombreuses années parce que c’est une montagne sacrée, celle de Shiva et parce qu’elle est très difficile à monter. Vers 10h nous arrivons à Himalayan hotel et le soleil commence à se montrer, il nous réchauffe bien agréablement. Nous voyons toujours le Machhaphuchhare qui nous domine. Vers 11h30, nous arrivons à Deurali où nous mangeons. Nous avons encore environ 2h30 de marche, mais les nuages arrivent et nous coupent la vue. Malgré cela, j’ai bon espoir qu’il fasse beau le lendemain matin. Diva est venu à notre rencontre sur le chemin pour nous servir du thé. Il était parti devant ce matin de Dhoban pour aller réserver le lodge au MBC pour être sûr d’avoir de la place.  En haute saison, les lodges sont souvent plein et il n’y a pas d’autre moyen de réserver le lodge qu’en arrivant les premiers.  Il a fait 1h de marche depuis le MBC pour venir nous servir du thé dans les grands thermos.  Cela a donné du courage à nos amis pour atteindre le MBC. C’était une journée plus difficile que les autres car nous avons fait environ 1300m de dénivelé positif. 

J6, je me suis réveillé à 5h du matin pour regarder le ciel. Il était pur et étoilé, donc beau temps avec belle vue. Vers 7h30 du matin, nous avons commencé à monter, le temps est magnifique, nous sommes entourés par les montages…Quel bonheur d’être là à cet instant, c’est un endroit grandiose et magique.. le paradis sur la terre ;-)? Vers 10h, nous atteignons le lodge à l’Annapurna Base Camp, nous sommes ici aux pieds de l’Annapuna, de l’Himchuli et d’autres grandes montagnes, nos amis sont heureux d’être arrivés là à 4130m. Dans l’après-midi, certains sont même montés jusqu’à 4400m.  J’avoue que moi aussi c’était un grand bonheur et je me sentais très heureux d’être là.  Cet été j’ai eu des soucis de santé, j’ai dû être patient et attendre avant de pouvoir refaire des treks et de monter à 4000m…et finalement, j’ai pu le faire et me sens en pleine forme comme avant. 

 

 

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J7, je me suis levé tôt comme chaque jour et j’ai vu le brouillard, j’ai attendu pour faire réveiller notre groupe. Vers 6h le brouillard a commencé à se lever et notre aide guide Kamal a réveillé doucement nos amis. Il y a eu un beau lever de soleil, les montages sont devenues dorées.  C’est l’anniversaire d’Alfonso aujourd’hui. Après avoir pris le petit déjeuner, nous sommes descendus tranquillement et avons repris le même chemin vers Chomrong. Malheureusement, après être passé le MBC, je rencontre Boudhi, un ami de notre porteur Dinesh, qui montait avec un autre groupe.  Boudhi me dit que la femme de Dinesh était décédée hier dans un accident. Apprenant cette terrible et difficile nouvelle, je suis allé à la rencontre de Dinesh parti le matin avec les autres porteurs. Quand je l’ai retrouvé, il avait déjà appris la nouvelle. Il a commencé à pleurer et était très ému, c’était un moment très difficile.  Nous avons tous compati à son chagrin, le décès accidentel de sa femme était une terrible nouvelle. Toute l’équipe, porteurs comme trekkeurs étaient désolés et tristes de cette nouvelle. Après le déjeuner à Deurali, j’ai envoyé un de nos porteurs pour accompagner Dinesh afin qu’il redescende rapidement pour retrouver la route et après rejoindre son village. Il fallait 10h de marche pour rejoindre la route à Nayapul. Dinesh a été très courageux en de telles circonstances.  Je le connais depuis un certain temps car il a souvent fait des treks avec moi.  C’est le plus âgé de nos porteurs, il a beaucoup de courage et est très efficace,  il a 3 enfants. Perdre sa femme est une terrible épreuve pour lui et ses enfants. Avec toute l’équipe nous pensons fort à lui et à sa famille. Nos amis trekkeurs ont souhaité faire un geste pour lui et sa famille et ils ont rassemblé une enveloppe l’aider financièrement en ces moments difficiles.  Malgré cette difficile nouvelle, il fallait continuer notre chemin, c’est pourquoi nous avons repris la route avec beaucoup de pensées et de compassion pour Dinesh et sa famille.  Après être passé par Himalaya Hotel, nous avons continué à descendre et cette fois nous avons pu voir des singes. Nous avons logé à Bambou au Bambou Guest House au milieu de la forêt. Ce soir, à l’occasion de l’anniversaire d’Alfonso,  nous avons mangé du gâteau, chanté et dansé. 

J8, nous avons fait grasse matinée pour récupérer de la journée précédente. Tout le monde a bien dormi et nous avons eu plus chaud qu’ABC. Vers 9h le temps a changé, il ne faisait pas très beau et il y avait une petite pluie.  Ensuite le soleil s’est montré mais les nuages sont restés toujours présents. Nous avons mangé à Sinuwa et avons marché encore environ 1h30 pour arriver à Chomrong vers 15h où nous avons passé la nuit. 

J9, c’est l’anniversaire de Claudine aujourd’hui ! Nous partons vers 8h de Chomrung et nous descendons vers Kimrong Khola.  Nous retrouvons les rizières et remontons  par la forêt vers un col, Kimrong Dada.  Après avoir mangé, nous avons repris la marche et il a plu pendant environ 30 min.  La pluie est une bonne chose pour les cultures de blé que les paysans viennent de planter.  Avant d’arriver à Gandruk nous avons visité un petit village typique à Gandruk dada gaon où il y a un musé avec objets traditionnels. Enfin, vers 16 h nous sommes arrivés au lodge Milan Hotel où on nous a préparé du dal bhat pour tout le monde.  Tout le monde a mangé avec la main droite, à la népalaise !  Et pour finir en beauté, un gâteau d’anniversaire pour Claudine !  Ce soir, c’est la dernière soirée du trek et la fête est au rendez-vous.  Dégustation d’alcool de riz et de millet pour nos amis trekkeurs et nos porteurs.  La fête accompagnée de danses et de chants se prolonge jusque 22h et certains d’entre nous étaient très très joyeux.  Cette soiréé avec les chansons Resam firiri, Sahiliko batima, Jhimjhim sanu…restera toujours dans nos souvenirs. J10, c’est une « journée dans les poches » comme nous disons ici !  C’est une expression népalaise qui veut dire une journée facile ou comme on dit chez vous « cool raoul tranquil mimille », nous descendons jusque Birethati où nous prenons le déjeuner et ensuite, le bus pour KTM.  Le trek est fini et bien réussi.  Je suis très content.  Nous avons partagé beaucoup de moments de joie et d’amitié. Nous pensons également fort à Dinesh. 

Merci à vous mes amis trekkeurs d’être venu de loin pour découvrir le Népal et avoir passé ces bons moments avec nous.

 

 

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Joie de naissance dans ma famille…

Ce mois de septembre, il y a une grande joie dans ma famille. La femme de mon cousin a donné naissance à son premier bébé, un beau garçon. Mon cousin est guide de trek comme moi et il parle aussi bien le français, c’est son premier enfant, lui et sa femme sont très heureux de la naissance de leur fils et nous avons partagé joie avec eux dans toute notre famille et avec nos parentés.   

C’est un heureux événement comme on dit chez vous…et j’en profite pour vous parler des coutumes lors de la naissance d’un enfant chez nous..   

Plusieurs cérémonies peuvent avoir lieu avant la naissance d’un enfant, lors de la naissance elle-même et à des moments précis après aussi. Chez nous dans la culture hindoue, lors de la naissance, le prénom de l’enfant n’est pas donné tout de suite.  L’heure précise de la naissance est notée et communiquée à un prêtre qui va étudier et consulter les astres pour pouvoir attribuer un nom religieux à l’enfant.  Le don du nom a lieu plus tard, généralement le 11 ème jour après la naissance. L’attribution du nom n’est pas faite au hasard et un mauvais choix pourrait se révéler catastrophique pour la vie de l’enfant. Pour donner le nom à l’enfant, le prêtre va tenir compte de données astrologiques selon l’heure et la date de la naissance, il tient compte aussi du nom du père et du grand-père, celui du dieu le plus vénéré de la famille, etc.  Le 11eme jour, le prêtre va réaliser une cérémonie pour attribuer le nom :  Cette cérémonie s’appelle Namakarana ou nowaran, qui veut dire don du nom.  

  

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Le prêtre allume le feu sacré

 

Lors de la cérémonie le prête procède à un rituel et crée un feu qui représente le feu sacré. Il écrit le nom de l’enfant dans une feuille de peuplier qui est un arbre sacré.  Il offre dans offrandes dans le feu pour les dieux,  par exemples des graines et du beurre… c’est pour avoir la bénédiction des dieux pour que l’enfant ait une belle vie.  Il récite des mantras également. 

 

Offrandes

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La grand-mère avec son petit fils qui vient de naître et le prêtre Aryal avec la feuille où il a écrit le nom

 

Les proches et la famille sont invités à la cérémonie et il y a un bon repas à cette occasion.   Le nom que donne le prêtre à l’enfant sera le nom religieux de l’enfant, son premier nom. Après ses parents peuvent, s’ils le souhaitent, lui attribuer un autre nom aussi mais ca sera son nom religieux qui comptera dans sa vie et qu’il devra donner quand il ira consulter le prêtre ou l’astrologue car il représente l’être profond de la personne et donne beaucoup d’indices sur sa vie passée et sa vie future.   Pour le bébé de mon cousin, le prête qui s’appelle Aryal a donné un nom qui commence par TH. Il l’a appelé THANESOR… Si il était en France, il aurait pu l’appeler par exemple Thomas…mais il n’y a pas de dieu qui s’appelle Thomas chez les hindous .   

Dans mon cas, mon prénom religieux est Yetiraj (qui veut dire Seigneur de Yeti) mais mes parents m’ont donné le nom courant de Dipak. Si je vais voir l’astrologue ou le prêtre, je dois donner mon nom de Yetiraj qui est mon nom religieux et qui indique les données de ma naissance à laquelle est reliée ma vie passée et ma vie future.  Si je dis Dipak, l’astrologue va se tromper et me dire n’importe quoi Clin doeil… 

 

Vers 6 mois, le bébé recevra la cérémonie Anna Prashanna, où il reçoit sa première nourriture solide comme des grains de riz. Soit l’enfant est amené au temple ou soit un prêtre vient au domicile. Il y a toujours don d’offrandes aux dieux toujours dans un feu sacré aussi, comme du riz sucré…il  récite des mantras également.   

 

Ensuite vient sa première coupe de cheveux appelé Mundan,  qui se fait en général quand le point faible dans le crâne de l’enfant disparaît, vers les 14 mois, mais ça peut varier.  Lors de Mundan, on rase complètement les cheveux de l’enfant… Pourquoi?  il y a plusieurs croyances…une croyance dit que les premiers cheveux de la naissance sont impurs et que pour cela il faut les raser pour les purifier. Mais une autre croyance plus belle dit en fait que les parents sacrifient les cheveux de leur bébé pour les offrir aux dieux en échange d’une longue vie heureuse et prospère pour leur enfant. 

 

Après vient la cérémonie appelée Vidyarambhana qui marque le début de l’éducation de l’enfant.  Vidya signifie connaissance et arambhan signifie le début.  Cette étape est réalisée vers 4 ou 5 ans. La cérémonie comporte généralement quelques mantras et des offrandes à Sarasvati Devi, la déesse de la connaissance et de l’éducation.  Lors de la cérémonie, on guide la main de l’enfant pour qu’il puisse écrire sur un tableur ses premières lettres de l’alphabet…parfois même on lui fait écrire le nom d’un dieu important pour la famille comme par exemple Rama… ca sera le premier mot écrit par l’enfant. 

 

Ensuite vient plus tard à l’adolescence du garçon,  la cérémonie Upanayana ou cérémonie du cordon sacré, c’est comme la confirmation chrétienne ou BarMitzvah chez les juifs.  C’est une cérémonie très importante pour le garçon effectuée en général dans les familles de Brahmanes traditionnelles.  Lors de cette cérémonie un cordon sacré est placé sur l’épaule du garçon qui devient ainsi un homme. Ainsi après la cérémonie c’est comme s’il renaissait une deuxième fois. Sa première naissance est celle donnée par sa mère, sa deuxième naissance est sa naissance spirituelle, lorsqu’il fait son entrée dans le monde adulte avec des responsabilités et une vie spirituelle.

Pour les filles, dans les villages, il y a aussi une cérémonie qui marquera le passage à la puberté, indiquant ainsi à toute la communauté qu’une nouvelle fille est libre pour le mariage. Dans les villes, on marquera ce passage par un changement d’habillement de la jeune fille, passant de la jupe au sari ou au kurta surwal. 

 

Plus tard viendra la cérémonie du mariage, appelée Vivaha et enfin celle de la mort, Antyesthi. 

 

Ainsi, il y a des cérémonies importantes tout au long de la vie qui marquent les différentes étapes de la vie et qu’on appelle chez nous samskaras. Les textes prévoient de 12 à 16 cérémonies à accomplir durant la vie. Mais de nos jours, les familles en ville n’ont pas le temps ou la volonté de tous les accomplir et ne réalisent que les plus importantes. 

Festival Indra Jatra…fête du dieu de la pluie et fin de la mousson

C’est encore la fête chez nous  Cool

Après la fête des femmes, le festival Teej, c’est le tour du dieu Indra qui est célébré !

A Kathmandu, les festivités commencent pour célébrer Indra Jatra (Jatra= festival/fête en népalais). C’est une des principales fêtes de la communauté Newar de Kathmandu qui remonte à l’époque des Malla, royaume prospère de Kathmandu.

Comme beaucoup de fêtes au Népal, hindous et bouddhistes se réunissent pour fêter ensemble Indra Jatra, la fête du dieu Indra, dieu de la pluie et roi du ciel, marquant la fin de la mousson.

Indra Jatra est une fête qui célèbre également Kumari Jatra (fête de la Kumari, déesse vivante du Népal) et Bhairav Jatra (fête de Bhairav, dieu qui chasse le mal).

La légende raconte qu’Indra, dieu de la pluie et roi du ciel, était descendu sur terre sous forme humaine pour venir cueillir une fleur, la fleur Parijat, pour sa maman Dagini. Le peuple l’attrapa lorsqu’il était occupé à cueillir la fleur en le prenant pour un voleur. Ils l’attachèrent avec des cordes sans savoir qu’il était un dieu. Quand sa maman Dagini s’inquiétait de ne pas le voir revenir, elle alla sur terre et demanda à libérer Indra en promettant au peuple de répandre de la rosée sur leurs cultures et d’emmener avec elle, les gens décédés durant l’année écoulée au ciel. Le peuple (cultivateurs) étaient très contents de cette promesse et libérèrent Indra sur ces bonnes nouvelles. Depuis lors, on fête Indra Jatra.

Le premier jour, un arbre est coupé dans la forêt de Nalla, béni et placé sous forme de pilier (Linga) avec un drapeau très important qui porte bonheur et qui est mis au-dessus en face du Palais Hanuman Dhoka à Katmandu, l’ancien palais royal Malla. Ce drapeau est très important et est gardé sous surveillance toute l’année dans le palais. Selon la croyance, Indra avait reçu ce drapeau de Vishnu pour le protéger. La mise en place du pilier marque le début des festivités , des rituels et de nombreuses danses avec des masques et costumes traditionnels sont effectués. Les instances officielles sont aussi présentes.

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Installation du linga avec le drapeau

C’est aussi le premier jour que les Newars célèbrent la mémoire pour les membres qui sont décédés dans l’année écoulée en plaçant des petites lumières le long des rues dans les parties de la vieille ville pour que Dagini les emmènent avec eux au ciel retrouver leurs ancêtres.

C’est un festival qui dure 8 jours et où il y a chaque jour beaucoup de danses et des chants sur les places importantes de la veille ville à Katmandu ainsi que des rituels.

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Le troisième jour est un jour important : c’est le jour de la sortie de la déesse vivante Kumari qui va conduire une procession à travers les rues de Katmandu pendant plusieurs jours pour remercier le dieu Indra de la pluie.

Elle apparaît en public en marchant sur un tapis pour ne pas toucher le sol car c’est une déesse et elle est mise dans son char de parade.

Qui est la Kumari ? Kumari, ça veut dire vierge en népalais. La Kumari du Népal est considérée comme l’incarnation de la déesse Taleju, femme de Shiva, ou Vajra Devi chez les bouddhistes, déesse gardienne du Népal, de la pureté, de l’art et de l’administration. C’est donc une déesse vivante adorée par le peuple.C’est en fait une petite fille qui a été choisie selon des critères particuliers tres precis lors de la tombée de sa première dent de lait (vers 3 ou 4 ans). Elle est vénérée comme une déesse jusqu’à l’âge de sa puberté où elle redevient humaine. A ce moment là une autre Kumari est choisie et l’ancienne Kumari peut reprendre une vie normale. C’est le gouvernement népalais qui s’occupe des besoins de la Kumari, de sa suite et de sa famille.

La déesse vivante Kumari est le symbole de l’harmonie religieuse au Népal. Elle est elle-même du clan des Shakya des bouddhistes Newar. Ils sont responsables de prendre soin de la déesse vivante Kumari et un prêtre hindou effectue quotidiennement des offres à la déesse vivante Kumari. Cela a harmonisé hindouisme et le bouddhisme au Népal.

Dans le passé, le roi du Népal rendait hommage à la Kumari le premier jour pour avoir sa bénédiction afin de bien diriger le pays, mais maintenant c’est le president qui fait l’hommage vu que le Népal n’est plus une monarchie.

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La Kumari

Il y a beaucoup de monde venu voir la Kumari qui va être dans un cortège de 3 chars qui débute à Basantpur Square, tout près de la maison de la Kumari et qui défilera pendant plusieurs jours dans Katmandu. Il y a un char pour la Kumari, un char pour Ganesha (dieu à tête d’éléphant, fils de Parvati) et un char pour Bhairav (autre forme de Shiva, chasse le mal).

 

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Ganesh

Si vous êtes à Katmandu lors de Indra Jatra, vous verrez beaucoup de spectacles de danses traditionnelles avec les masques et costumes, ainsi que le défilé des chars de la déesse Kumari, de Ganesh et de Bhairav dans les vieux quartiers de Katmandu. C’est une expérience inoubliable d’assister à Indra Jatra. La fin du festival se termine lorsqu’on abaisse le Linga (pilier) le dernier jour.

Après Indra Jatra, d’autres festivals vont arriver… Dashain et Tihar… la fête continue Rire

 

Teej, festival des femmes

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 Selon la mythologie hindoue, le 3 ème jour après la nouvelle lune du mois de Shravan, la déesse Parvati (Teej Mata) est allée à la maison de Shiva pour s’unir à lui.   

La légende raconte que Parvati a fait pénitence et attendu 108 renaissances pour pouvoir devenir l’épouse de Shiva. A sa 108 ème renaissance, Shiva a réalisé combien elle l’aimait et combien son dévouement etait grand, et il l’a prise pour épouse.

Le festival Teej symbolise les retrouvailles et l’union de Shiva à Parvati et le dévouement des épouses pour leur mari. La déesse Parvati a dit que ce jour de son union à Shiva était de bon augure pour la vie conjugale des femmes et de leur famille. Celles qui feront des louanges et prieront Shiva en ce jour seront bénies dans leur vie de couple et de famille.   

Cette année, le festival Teej au Népal et en Inde a lieu le 30 août, 31 août et 2 septembre.

A cette occasion, les femmes se font très belles et s’habillent de saris rouges et de brillant. Le rouge est la couleur de l’amour et une couleur de bon augure, aussi portée par la femme lors de son mariage. Lors du festival Teej, les femmes se regroupent entre amies et avec les  autres femmes mariées et célibataires, elles défilent dans les rues en chantant et en dansant en faisant des louages à Shiva et Parvati, racontant l’histoire de leur famille et belle famille…   

C’est une fête qui dure 3 jours avec beaucoup de joie, de danses et de chants.

Dar Khane Din, c’est le premier jour de la fête Teej. Les femmes mariées et célibataires se rassemblent , chantent et dansent tout au long de la journée. Il y a beaucoup de joie entre elles. Elles vont manger chez leurs parents ou parentés  un bon plat de fête (avec de la viande).   

Le deuxième jour est Haritalika, un jour de prières et de jeûne pendant lequel les femmes ne mangent pas et vont prier au temple. Elle peuvent boire de l’eau. Certaines mangent des fruits mais il n’y a pas de repas complet durant un jour. Elles s’habillent toujours en sari rouge et vont au temple prier le dieu Shiva.

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 Elles font des offrandes à Shiva et prient pour qu’il procure longue vie à leur mari et leur famille.  Les femmes célibataires y vont aussi  pour prier Shiva afin qu’il leur trouve un bon mari et qu’elles puissent faire un bon mariage. La partie importante de la puja est la lampe à huile qui doit être allumée pendant toute la nuit du deuxième jour symbolisant la dévouement de Parvati à Shiva.   

 

Le troisième journée du festival s’appelle Panchami Rishi. Après l’achèvement de la puja de la journée précédente, les femmes rendent hommage à différents dieux, elles se baignent avec de la boue rouge provenant des pieds d’un buisson sacré datiwan.  C’est un acte de purification qui marque la fin de la célébration Teej. De nos jours, avec les modes et la vie actuelle, il y a eu des changements dans les rituels et habillement, surtout chez les jeunes mais le message de Teej reste toujours le même.

Fête des ancêtres à mon village

Ce mercredi 18 mai, j’étais avec ma famille à Chormara pour  participer à une grande fête qui célèbre de nos ancêtres.  A cette occasion, une centaine d’invités sont venus pour la fête et nous avons sacrifié 7 chèvres. Tous les trois ans, c’est la tradition de faire une grande fête familiale pour célébrer nos ancêtres.  Beaucoup d’oncles, de cousins viennent avec leurs femmes et enfants pour célébrer cette grande fête.

La date de cette fête est fixée soit par un prêtre soit par la famille. Le sacrifice des chèvres se fait en offrande à la déesse Kali pour l’honorer et la célébrer.  Nos ancêtres ont sacrifié les chèvres pour la déesse Kali et maintenant, c’est nous qui continuons à le faire en mémoire de eux et pour eux.

Kali est la déesse noire, à la fois destructrice et créatrice. Elle est la déesse qui détruit les mauvais esprits et qui protège ceux qui l’honorent et la célèbrent.   Elle est comme la mère protectrice. En l’honorant,  elle nous protègera et permettra à nos ancêtres de reposer en paix au paradis. Au cours de la journée de fête, les invités arrivent et nous préparons un grand repas pour tous.

 

 

 

 

 

Helambu, chez les Tamangs et Sherpas

Ce lundi 11 avril, après la grande traversée, je suis parti avec un nouveau groupe très sympa de 11 personnes: Alexandra, Annie, Philippe, Bruno, Cédric,  Karine, Frédéric, Laurence, Christel, Estelle et Sylvie. 

 

Nous avons pris le bus vers Sundharijal. Nous avons commencé la marche en montant doucement et en traversant de nombreuses rizières en terrasse.  Vers 13h, nous sommes arrivés au col de Borlang Banjyang à 2 420 m. Nous avons fait la pause midi vers 14h. Nous sommes arrivés un peu après Pati Bhanjyang situé à 1 770 m vers 16h.  Le soir, j’ai présenté notre équipe de porteurs : Prem, notre cuisinier, Nurbhu notre aide guide et nos porteurs Delhi, Suresha, Surya, Bhola, Remesha et Bhim. Et pour bien commencer le trek, nous avons dansé!

 

ça monte un peu Cool

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La joyeuse troupe

 

Mardi 12 avril, nous sommes montés  en traversant le village de Chipling, qui est d’ethnie Tamang. Nous avons fait de belles rencontres d’enfants et puis nous avons poursuivi notre chemin et après 1h, nous sommes arrivés à Lapche Danda à 2 530 m. Là, la vue sur les cultures en terrasses et la vallée est magnifique mais nous n’avons pas eu l’occasion de voir le massif de Gawurishakhar car le ciel était couvert. Nous avons continué en descendant  jusqu’à Golphu Bhanjyang à 2 130 m où nous avons mangé. Ensuite nous avons repris le chemin jusque Kutumsang où nous sommes arrivés vers 15h30. Ce jour là  nous avons dansé et chanté. Philippe avait un haut-parleur et un de nos porteurs un portable avec plein de chansons. C’était l’ambiance franco-népalaise ! 

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Rencontre avec les enfants

 

Mercredi 13 avril, vers 6h30 du matin, le vent et les nuages sont arrivés et il a commencé à pleuvoir.  Malgré la pluie, nous avons commencé à monter.  Après 1h30 de marche, nous nous sommes arrêtés pour boire une boisson bien chaude.  Nous avons ensuite traversé une belle forêt avec des rhododendrons.

 

Nous avons fait une pause midi vers 13h30 à Magni Ghot,au milieu de la forêt.  Après, nous avons continué à monter encore vers Tharepati. Il  neige et le paysage change. Nous arrivons à Tharepati à 3 510 m avec un beau point de vue.  La journée n’a pas été facile avec la pluie et la neige.  Demain, il faut qu’il fasse beau !

 

Jeudi 14 avril, il fait encore nuit et je regarde le ciel étoilé qui est magnifique,  il va faire beau et je dis à mes amis trekkeurs qu’ils ont beaucoup de la chance aujourd’hui! Le beau temps n’était pas avec nous hier, mais il le sera aujourd’hui. C’est en plus, Bisket Jatra, le nouvel an népalais et je souhaite une BONNE ANNEE 2068 ! Nous allons danser ce soir ! Mais avant, pour bien commencer l’année et la journée, à 4h45 quelques amis de la joyeuse troupe se sont levés tôt pour grimper à Tharepati Ri et aller admirer le lever du soleil sur la chaîne du Langtang.  Ils sont montés jusque 4000m pour voir la lumière du jour apparaître! Félicitations !  

 

 

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C’est magique à Tharepati Ri

 

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Ensuite, tous ensemble avec le reste de la troupe nous avons pris le chemin et descendons en passant par une belle forêt, les rhodo sont toujours en fleurs et nos porteurs chantent gaiment. Nous arrivons au beau village de Melamchigaon situé à 2650m. C’est un village de culture sherpa et de religion bouddhiste où il y a de belles maisons. Un peu avant d’arriver, vers 11h30 la pluie nous rejoint aussi quand-même ;-) . Nous mangeons et puis nous reposons dans ce beau village. Vers 16h, nous partons visiter un très vieux petit temple établi dans une vieille grotte qui s’appelle la Grotte de Guru Rimpoché. Ce soir,nous allons faire la fête, au menu du nouvel an, un bon poulet au curry avec de la tarte aux pommes en dessert ! Après avoir mangé, nous avons célébré le premier jour de l’an népalais en dansant sur des chansons françaises et népalaises. Meilleurs vœux à vous tous pour cette nouvelle année népalaise ! Beaucoup de bonheur à vous tous!

Pourquoi fêtons-nous le nouvel an en avril et non pas en janvier comme chez vous en France? En fait, le calendrier national népalais a commencé à  l’époque du règne de Bikram, un grand souverain mythique hindou en 57 avant Jésus Christ. C’est pour cela que nous, Népalais, nous sommes 57ans à l’avance sur vous (hihi j’ai 57 ans de plus que vous ;-). C’est un jour de fête avec beaucoup de célébrations, surtout à Bhaktapur où le festival dure une semaine. A Bisket Jatra, le dieu de Kathmandu Sato Machhendranath est placé sur un grand char en bois qui est tiré par les gens et il y a une procession et beaucoup de prières.

 

 

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Danses et chants

 

Vendredi 15 avril, il faut descendre la forêt et puis remonter (hihi) … mais nous avons du temps pour le faire. C’est pourquoi nous nous sommes arrêtés pour se baigner dans la rivière Melamchi Khola. Certains en ont profité pour se laver un peu malgré l’eau froide. Nous nous sommes reposés un peu près de la rivière et puis nous sommes montés vers le village de Nakote où nous avons visité une école et fait la pause midi.

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 Visite d’une école

Ensuite, nous avons poursuivi la montée  jusqu’à Tarkegyang , très grand village Sherpa à 2 740 m où il y a un ancien monastère que nous avons visité vers 16h.  

 

Samedi 16 avril,  c’est une journée de marche « les mains dans les poches » comme on dit ici à la népalaise (hihi): ni trop monter, ni trop descendre, une marche cool raoul tranquille mimille!  Vers 09h30 nous passons par Gangule qui est très joli village.  Nous continuons ensuite à marcher le long des vergers jusqu’à Sermathang à 2 590 m. C’est un village Sherpa où se trouve un très important monastère. Nous avons pu observer des crémations également.  C’était la dernière soirée de trek et donc, danses, chants et gâteau sont au rendez-vous. 

 

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Dimanche 17 avril, nous descendons jusqu’à Melamchipul à 870 m e traversant beaucoup de villages de ethnies différentes (Tamangs, Brahmanes, etc.) Nous arrivons à Melamchipul où nous mangeons avant de reprendre la route en bus jusqu’à Kathmandu.  Dans le bus, il y a eu des danses ! Oh là là, quelle joie! C’est toujours la fête avec vous !

 

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 Durant le trek, nous avons partagé  beaucoup de joie, de bonne humeur, de danses, de chants..et cela dès le début! Merci à vous mes amis d’avoir fait ce trek avec mon équipe, d’être si joyeux et aussi de m’avoir envoyé vos photos dès votre retour pour continuer à partager tous nos bons moments.  Vous êtes super!

Que la fête continue Cool !

 

Noël et Nouvel an avec Krista,Tomas, Sylvie et Bernard

Le 25 décembre 2010, le jour de Noël, je suis reparti en trek dans ma région avec un groupe un peu différent que d’habitude car c’était une famille française: Krista de 9 ans, Tomas de 15 ans et leurs parents Bernard et Sylvie. C’est la première fois que j’ai des enfants trekkeurs dans ma région et cela s’est très bien passé. En fait, ce trek est accessible aussi aux enfants qui aiment marcher,  cela leur permet de découvrir et d’apprendre beaucoup sur la vie des enfants ici au Népal… Je pense c’est un apprentissage…voyager, c’est une forme d’école aussi, autant pour les adultes que pour les enfants.

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Krista, la plus jeune trekkeuse :-)

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Elle mène la marche

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Rencontre avec deux jeunes népalaises

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Et son frère Tomas… c est cool le trek :-)

Arrivés dans mon village, nous avons mangé chez moi et ma maman avait préparé le plat de façon un peu différente pour que cela plaise aux enfants. Elles a l’habitude des enfants car il y a beaucoup d’enfants dans notre famille, elle sait bien ce qu’ils aiment en général.

Lorsque nous étions partis de Kathmandu, il faisait un peu froid mais quand nous sommes arrivés  dans le Terai, le temps était bien agréable, ni trop chaud ni trop froid, environ une vingtaine de degrés.  Krista et Tomas avec leurs parents ont eu l’occasion de voir des arbres fruitiers comme le mangier, le goyavier, l’arbre de lichie… les plantes comme le curcuma, le coton, l’abre de café. Nous avons également visiter le moulin de farine du village et le village Tharu qui se situe à proximité de notre village.
Petite Krista et sa maman Sylvie ont eu l’occasion de faire du tissage de tapis de paille.  En novembre, les femmes et les hommes étaient occupés aux champs avec la récolte de riz, mais maintenant fin décembre, ils faisaient une autre activité:   les femmes faisaient du tissage des tapis de paille pendant que les hommes faisaient des briques.

 

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Tissage de tapis, Sylvie s’exerce

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Et Krista aussi…

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Bernard et Tomas regardent…

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Fabrication de briques

 

A Chapradi, nous avons rencontré une petite fille de 11 ans qui porte chaque jour de l’eau dans un pot mis dans son panier de bambou et un garçon qui portait son doko pour aller chercher de l’eau.  Ici les petit enfants travaillent  jeunes et aident aux tâches quotidiennes, surtout les filles.

 

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Le 27 décembre à Kurkantar nous avons recontré une femme qui fumait discrètement.

 

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A Huksékot, nous  avons rencontré une communauté de Chrétiens qui s’étaient rassemblé pour fêter Noël.  Il  y a peu de Chrétiens au Népal.  D’après les gens du village, il y a 5 familles qui  sont devenues chrétiennes. Elles étaient hindoues avant et se sont converties au christianisme.  Pour fêter Noël, ils ont fait bon repas avec de la viande.  Ce jour là, nous avons campé sur le terrain de l’école.  C ‘était amusant car quand nous sommes arrivés l’école n’était pas encore finie et il y avait beaucoup  d’enfants qui etaient étonnés de nous voir…. Dans cette école il y a des centaines d’ écoliers avec 14 maîtres!  Il n’y a pas  assez de place dans les bâtiments pour tous ces écoliers, c’est pourquoi la cour et les prairies servent parfois de lieu pour donner la classe.  Bernard, Sylvie, Krista et Tomas ont donné du matériel pour l’école aux professeurs pour qu’ils puissent distribuer aux enfants : des cahiers, des crayons, du papier pour dessiner et des couleurs. Les professeurs et les écoliers étaient très heureux!

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Ecoliers

Le 28 décembre, à Sarkidada vers 11h, nous avons rencontré une famille pauvre qui parlait très peu le népali, ils parlaient le dialect magar et je ne les comprenais pas bien.  C’était des grands parents avec leurs petits enfants, un chien et un chat.   A 13h nous sommes arrivés par la colline de Dharkasing d’où nous avions une  belle vue sur la massif d’Annapurna,Daulagiri, le Manaslu, le Ganésha Himal et au loin le Langtang. Nous avons picniqué devant cette belle vue.

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Famille Magar

A Khadara c’était une soirée spéciale pour Sylvie, Bernard, Krista et Tomas car nous avons  mangé chez l’ habitant dans une maison ronde. En plus c’était l’anniversaire de Sylvie! Bon anniversaire !  Notre cusinière lui avait  préparé un gâteau, avec des bougies et nous avons passé la soirée entourée de la famille d’accueil.  C’ était un bel échange entre deux familles venus de deux mondes différents, Bernard nous a raconté qu’il avait 140 vaches, et la famille d’accueil lui  a posé beaucoup de questions sur l’agriculture et sur comment c’est en France… Bernard et Sylvie ainsi que leurs enfants  ont aussi posé des questions sur la vie agricole népalaise tout en répondant aux questions que posait la famille népalaise… nous avons échanger comment c’est au Népal, comment c’est en France… Ainsi nous avons appris que les vaches donnent beaucoup de lait en France mais au Népal elles ne donnent pas autant qu’en France,  par contre la qualité du lait semble plus riche au Népal.  Le lait coûte environ 30 roupies  par litre au Népal alors qu’ en France c est environ pareil.  En France,  on cultive beaucoup de blé, de mais…. Au Népal, on cultive le riz, du blé aussi, du blé noir, du maïs aussi…. Au Népal, les machines agricoles sont très rares alors qu’en France, elles sont fréquentes…Cette rencontre entre la famille d’accueil népalaise et la famille de Bernard était une grande chance pour la famille népalaise qui n’a pas l’occasion de voyager… Grâce à Bernard, Sylvie, Krista et Tomas, ils ont pu voyager en rêve en France et apprendre sur la vie agricole en France…

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Bernard, Sylvie, Tomas et Krista

Le 30 décembre c’était à mon tour de fêter mon anniversaire !  En fait sur mon passeport c’est écrit 29 décembre, mais comme nous n’avons pas le même calendrier, cela arrive que c’est un jour après … Et oui, je vieillis aussi (hihi)!  Mon équipe, Bernard, Sylvie, Krista et Tomas m’ont fait une surprise, des bougis avec des bonbons, cela  m’a touché beaucoup.  J’ai fêté  beaucoup d’anniversaire de trekkeurs,mais jamais j’ai fêté mon anniversaire comme ça. En fait, chez nous, nous ne fêtons pas notre anniversaire,  nous faisons une céremonie pour avoir bonheur et pour  éloigner les difficultés… Mais cette fois grâce à mes amis Krista, Tomas, Sylvie et Bernard, j’ai soufflé des bougies,  mille merci pour cette belle surprise!

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Gateau anniversaire aux bonbons et aux pommes

Le 31 décembre en montant vers Purkot, nous avons rencontré un berger qui portait une petite chévre.  Vers 13h nous avons  eu une petite pluie et  au camp les enfants sont venus nous voir avec leur parapluie.

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Le soir, nous avons fêté le dernier jour de 2010 selon votre calendrier, et nous avons fait la fête!  Des femmes du village du Purkot son venues pour danser avec nous!  C’était  une belle soirée, la dernière nuit avec Bernard, Sylvie, Krista et Tomas… alors bien sûr, on a dansé et notre cuisinière nous a préparé un bon gâteau de Happy new year 2011!

Au Népal, le nouvel an népalais a lieu au mois d’avril en général…nous avons un calendrier différent mais nous aimons bien faire la fête alors nous fêtons tous les nouvels ans (le vôtre, le nouvel an tibétain, le nouvel an népalais) :-)

 

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Meilleurs voeux à vous  mes amis! De tout coeur, je vous souhaite une très bonne année, qu’elle soit remplie de joie, d’amour, de danse et de rires, de découvertes et de rencontres!

Krista, Tomas, Sylvie et Bernard, j’ai été très content de partager ce trek avec vous et j’espère vous garderez très bon souvenir de nos rencontres et de notre trek.  A bientôt.

 

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Sourires et portraits du Népal

Annapurna, belle déesse des moissons

 

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Le 21 novembre 2010, je suis revenu du trek du tour des Anapurna. Notre équipe était composé de: 10 trekkeurs et de 8 népalais.  Nous avons fait le trek du tour de Annapurna jusqu’à Jomson.

L’Annapurna, c’est un nom de montagne mythique… très connu par les Français grâce à Maurice Hertzog et Louis Lachenal qui l’ont gravit pour la première fois en 1950 avec une expédition française.

Annapurna est un nom sanskrit qui signifie littéralement « plein de nourriture », nous la traduisons par « déesse des moissons ».  Située au nord de Pokhara, cette région offre beaucoup de possibilités de trekking. Elle a la réputation d’être parmi les plus diversifiées du Népal pour ses différentes ethnies et la diversité de sa géographie. Les basses vallées et les collines sont habitées notamment par les Brahmanes, des Chetris, des Gurung, des Magars et des Thakalis tandis que les hautes vallées sont principalement peuplées par des ethnies d’origine tibétaine comme les Manangis. En plus des quelques treks courts à proximité de Pokhara facilement accessibles et pas trop difficiles, trois circuits de trekking sont très connus: le trek de Jomson parcourt la vallée de la rivière Kali Gandaki à l’ouest du massif, le trek du sanctuaire de l’Annapurna mène jusqu’au camp de base de l’Annapurna, le grand tour de l’Annapurna fait une boucle autour du massif avec le passage du Thorong La, col situé  à 5416 m d’altitude. C’est le circuit de trekking le plus fréquenté du Népal.

La chaîne des Annapurna est une série de pics qui fait 55km de long. Elle a comme point culminant l’Annapurna I qui se situe à 8091m.

Pour en revenir à notre trek, nous sommes partis tôt le matin en bus de Katmandu à Bulbule, ensuite nous avons marché vers Ngadi qui est petit village au milieu des rizières. Le lendemain, nous sommes montés parles cultures en terrasses, les champs de maïs remplacent les rizières, nous sommes redescendus et avons traversé une petite rivière et puis sommes remontés jusqu’ à Jagat, 1300m.

Comme vous le constatez, au Népal, nous montons et descendons souvent (hihi)…nous montons juste pour avoir le plaisir de redescendre après Cool.  Depuis Jagat, nous sommes montés jusqu’à Tal à 1700m. nous avons déjeuné à Tal où il y a de belles cascades à voir, nous avons traversé des ponts suspendus et avons continué jusqu’à Dharapani à 2000m,  village Gurung et Mananghi de religion bouddhiste. Doucement nous montons en altitude.  Après une nuit à Dharapani, nous montons doucement et passons par une jolie forêt jusqu’à Chame, village de culture tibétaine où il y a un petit monastère.

 

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Le lendemain, nous poursuivons notre chemin par une belle forêt, nous pouvons voir après de des vergers de petites pommes,  la vallée s’élargit et nous arrivons à Pisang, village de culture Mananghi.. Le village sur le haut est typique avec ses maisons aux toits en terrasse. De là, nous avons une très belle vue  Annapurna 2, le Pisang Peak, Chulu. Nous avons visité le monastère du haut Pisang, c’est tres joli monastère.

L’étape suivante nous mène jusqu’à Manang par la haut chemin qui est plus dificille que le chemin du bas mais où le  panorama est meilleur,  nous montons jusqu’à Village Gherou où nous avons une belle vue sur  le Manaslu,  Pisang Peak, l’Annapurna 2 et 3, le Gangapurna et le Tilicho peak. Nous avons continué vers Nagwal village par le balcon, traversant une petite fôret.  Ensuite, nous avons continué jusque Manang.

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Le jour suivant a été une journée de repos à Manang jusqu’à midi  pour s’acclimater un peu. Nous visitons le monastère et ensuite nous sommes partis vers Gunsang, c’est environ 2h de marche depuis Manang.

 

 

 Nous passons la nuit à Gunsang et le lendemain, nous montons lentement jusqu’à Phedi, au pied du col de Thorong.  Après une courte nuit à Phedi, nous partons très tôt le matin pour l’ascension du Thorong La. Le col du Thorong La est à 5416m. Ce n’est pas toujours facile d’y arriver à cause de l’altitude mais en marchant doucement, petit à petit nous y sommes arrivés. 

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De là nous avons une vue magnifique, entre autres sur les pics du Thorong, de Pisang, Daulagiri et le Nilgiri. Après il faut redescendre longuement jusqu’à Muktinath à 3800m. Muktinath est pour les Hindous et Bouddhistes un des sites les plus sacré du Népal. Il y a là de nombreuses sources. J’en avait parlé dans l’article sur les lieux de pélerinage sur ce blog (cfr. article Mont St Michel en France).

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Le nom local de Muktinath est Chuming Gyatsa, ce qui signifie « centaines de sources ». En effet, derrière le temple, il y a 108 sources. Le lieu sacré se trouve dans un bosquet d’arbres et comprend un monastère bouddhiste (dédié à Buddha) et Bishnou dans la religion handouiste et le temple Jwala Mai (dédié à Vishnu), qui contiennent une flamme éternelle alimenté par du gaz naturel venu de la terre. Ce lieu sacré est symbole de la combinaison de l’eau et du feu et a une grande importance religieuse

Après Muktinath, nous sommes descendu à Kakbeni et apres jomsom où nous avons passé notre dernière soirée avec l’équipe, nous avons dansé et fêté la fin du trek.

Après Jomson, retour sur Pokhara et Kathmandu.

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Le Yak Donald local (hihi)…c’est du steak de yak bien sûr 

 

Merci à Corinne pour m’avoir permis de mettre de belles photos de ce trek. 

 

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