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Bonne année 2017 de la part de toute l’équipe de Nepal Yetiraj Treks

Cher(e)s ami(e)s, chers voyageurs du monde,

Mon équipe et moi vous souhaitons une très bonne année 2017 remplie de belles émotions, de  rencontres, de découvertes…des moments précieux en famille et entre amis et des petits bonheurs simples de la vie.

Envolez-vous avec confiance et légereté vers cette nouvelle année… comme un vol en parapente dans un magnifique paysage de la région des Anapurnas :-) … ou… comme un oiseau qui ne sait pas encore ce que sera son chemin, mais qui se laisse guider par les vents et s’élance avec confiance :-)

Prenez soin de vous et profitez de chaque instant.

Avec toute notre amité et nos bonnes pensées depuis le Népal, 

De la part de toute l’équipe de Nepal Yetiraj Treks

 

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Paysages et collines paisibles du Teraï, avec mes amis Pierre, Thérèse, Danyla et Annie…

Pierre, Thérèse, Danyla et Annie sont des personnes adorables qui ont eu envie de découvrir ma région, mon village… et pour moi, c’est toujours un plaisir de partager avec ceux qui le souhaitent mon amour pour cette région qui est celle de mon enfance et de ma famille.  J’avoue avoir un petit faible pour ce trek :-)

Ainsi, le 17 novembre, je suis parti avec Pierre, son épouse Thérèse, Danyla et Annie et toute mon équipe en trek dans une région moins populaire et touristique que les grandes montagnes comme les Annapurnas et l’Everest mais tout aussi riche en paysages et rencontres.

Nous sommes partis en bus touristique depuis Kathmandu pour aller vers Khairenitar.   Notre équipe de porteurs sont arrivés depuis Chormara et nous ont rejoint.  Nous avons traversé le pont suspondu de Dovan au-dessus de la rivière de Seti.  De là, on a une belle vue sur la ville de Khairanitar et à l’horizon le Manaslu et les Annaurnas.  Vers  17h, nous sommes arrivés à Dundunge, un petit village des ethnies Magar  et Newar et d’autres castes comme les Kami Damai.  Nous avons établi le campement sur le terrain de l’école.   Notre équipe népalaise était composée de notre cuisinier, Prem Bhaterai et notre aide guide Suraj K.C, les porteurs dont Tek Bhahadur, Churasing et 7 autres porteurs…toute une grande équipe pour assurer la logistique de ce trek et nous accompagner avec nos 4 amis français.  L’équipe népalaise était ravie de faire ce trek avec nos amis français. 

Nous avons traversé des villages jusqu’à Ghadbhanjyan, en marchant sur des sentiers en crête pendant 2 jours.  Le paysage offre une vue magnifique sur les cultures en terrasse, la vallée, les rivières, les collines et la chaîne des montagnes au loin avec les Annapurna, le Manaslu, le Ganesh Himal et le  Langtang. Tout cela sur un fond de ciel bleu… j’adore!  Nous sommes arrivés à Bhajyang, un petit col à  1200m avec un super point de vue que je ne me lasse jamais de regarder. C’est beau et paisible.

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Ensuite nous sommes descendus vers la vallée de Rampurphat, une plaine très fertile.  Nous avons pu observer les paysans en train de récolter le riz.  Nos amis ont voulu essayé eux aussi…oui oui!  Ils sont nombreux dans les champs car ils travaillent avec le système de parma pour la récolte….C’est quoi le système de parma ?  C’est un système où le propriétaire du champ invite 10 autres paysans et où on travaille tous ensemble.  Ensuite le propriétaire rembourse les 10 paysans pour le travail qu’ils ont accompli pendant plusieurs jours.  On s’y met tous ensemble, dans la bonne humeur pour  réaliser ce dur travail de récolte.  Durant la récolte c’est un peu la fête, on chante, on mange bien, on se taquine amicalement… et cela encourage. C’est un peu comme les vendanges chez vous?

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Notre chemin nous a conduits à Bhalukhola près de la rivière où nous avons campé.  Nos amis ont testé la bière :-)

Le lendemain, nous sommes montés à nouveau dans les collines pour arriver à Rangrung, un mignon village avec ses maisons typiques en terre et le toit en paille.  Vers 16h30 nous atteignons Khadar, un village niché dans les collines. Là aussi le point de vue est admirable.  Dans ce village, nous observons les nombreux élevages de biquettes, cochons, poulets…et des cultures….  Les enfants curieux de notre présence viennent à notre rencontre pour échanger et s’amuser un peu avec nous.  

Les jours suivants, nous avons marché jusqu’à Dharkasing, c est le plus haut point en altitude de notre trek : 1700 m !  De là, vue magnifique sur la chaîne des montagnes.  Nous sommes descendus vers Huksekot, où nous avons campé à l’école.  La reconstruction de l’école n’est pas encore tout à fait finie.  Nous avons pu échanger avec les professeurs et les écoliers.  Ensuite, nous avons poursuivi notre descente vers Kurkantar, monté par une belle forêt vers Chapradi, avec à nouveau de belles rencontres d’enfants, de papies et de mamies… Et enfin, nous sommes arrivés pour finir à Chormara où ma famille nous a accueillis avec  des colliers de fleurs.  Nos amis se sont installés dans le nouveau petit bungalow dans le jardin que je viens de faire construire pour pouvoir accueillir nos invités et les bénévoles de l’association.  Il est tout neuf et doit encore être amélioré, mais d’après nos amis, il est simple mais on s’y sent bien!

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Collines et plaines du Teraï nov 2016
Album : Collines et plaines du Teraï nov 2016

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Merci à Pierre (et aussi pour ses magnifiques photos) ainsi qu’à Thérèse son épouse, à  Annie et Danyla d’avoir fait ce long voyage pour venir découvrir ma région, mon village, ma famille… et à mon équipe , ce fut un plaisir d’avoir fait ce trek avec vous, ma famille a été honorée de vous recevoir, vous êtes bienvenus quand vous voulez !

Avec toute mon amitié,

Dipak

Humla, à l’extrême ouest du Népal, avec mes amis de Savoie

Mes chers 6 amis Christian, Cathy, Jean-Paul, Marie-Pascale, Olivier, et Jacqueline sont des montagnards expérimentés. 

Ils viennent des montagnes de la France, la région de la Savoie.  Passionnés par la vie, les voyages et les gens, ils aiment partir à l’aventure et aller vers des lieux inconnus… Je leur avais parlé dans le passé du trek de Humla avec le magnifique lac Rara qui est un lac paradisiaque.  J’aurais voulu les accompagner mais le travail de l’agence m’en empêchait.  C’est donc Rishi, toujours motivé et prêt à partir qui les a guidés. 

Humla… C’est un des districts les plus isolés du Népal, un des plus pauvres aussi. Très peu de touristes visitent cette région car c’est loin d’accès et ce n’est pas développé.  C’est une région habitée par les Chhetri et les Thakuri Bhotia…des peuples très spirtuels.  Le chemin suit la rivière Karnali et  monte vers le lac Rara et après rejoint les vallées plus vertes de Jumla.  Il y a des cols à passer et de beaux villages isolés à découvrir.    Les Humlis,  les gens de l’Humla sont de différentes religions et cultures.  Certains pratiquent la polyandrie, surtout ceux qui occupent les terres en altitude.   Ce trek s’adresse à toute personne aimant la marche itinérante dans des milieux très isolés et non développés, loin du monde moderne.  Il est moins haut que le Dolpo mais  aussi sportif.  En raison de son isolement, il se fait en bivouac avec toute une équipe locale pour organiser les repas et le logement sous tente.  Le portage se fait par mules. Une bonne préparation physique et aussi mentale est nécessaire. 

Pour atteindre Simikot, il faut prendre l’avion jusque Nepalgunj et ensuite un autre avion vers Simikot. Cela se trouve à 2900m d’altitude.  C’est le chef lieu local où on trouve quelques lodges et commerces. C’est là que les gens de la région viennent faire leurs papiers. Nous sommes sur la route vers le Tibet et vers le Mont Kailash sacré pour les Hindous comme pour les Bouddhistes.  Beaucoup de pélerins viennent de l’Inde et passent par ici pour aller vers le Mont Kailash.

L’équipe népalaise qui accompagne nos amis est composée de Rishi, comme guide, d’un autre guide local, de Dinesh, aide-guide, Some, cuisinier et Budhhi aide-cuisinier, plus d’autres membres locaux et de 8 mules.  Toutes ces personnes et les mules sont nécessaires pour la logistique du trek dans cette région pas développée.  De la nourriture et du matériel venus de Kathmandu étaient également du voyage.

En chemin, ils ont découvert des villages coupés de tout, ils ont pu voir la pauvreté et le manque d’infrastructure pour se laver, pour l’électricité, pour téléphoner, pour le transport…

Rishi avait pris un téléphone satellite avec lui en cas de besoin. Dû à cet isolement, les villageois ont conservé leurs traditions et cultures ancestrales. Ils ont également vu quelques écoles sommaires. 

A Deuli, une belle rencontre avec des femmes en habits traditionnels. Elles leur ont chanté une chanson deuda.  C’est un beau cadeau  pour nos amis, car il est très rare d’entendre cette chanson.

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De nombreuses caravanes de chèvres et de moutons font route entre Deuli, Salisalla et Gamgadi.  portant du riz et des pommes-de-terre etc.  Avant ces caravanes portaient le sel. 

Beaucoup d’habitants demandaient à nos amis des médicaments.  Là, ils utilisent beaucoup de plantes médicinales pour guérir mais cela ne suffit pas toujours.  Il n’y a pas de possibilité de soins pour tout soigner dans cette région.  Dans les villages, beaucoup de femmes, enfants et personnes âgées vivent en communauté.  Souvent les maris sont partis travailler dans le nord de l’Inde, l’état de Uttarkhanda qui n’est pas trop loin. 

Lorsqu’ils sont arrivés au lac de Rara, une magie opère et un grand sentiment de bonheur envahit le cœur de chacun.  C’est pour ça que je l’appelle le lac du paradis.  Ce magnifique lac est entouré de forêts de sapin, de pins, de genevriers, et de bouleaux.  On y trouve des léopards, des ours et des chacals.  La nuit, ils ont pu entendre le cris de ces animaux vivant dans la fôret. 

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Humla avec nos amis de Savoie
Album : Humla avec nos amis de Savoie

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Après l’émotion près du lac et des rencontres faites en chemin, nos amis ont rejoint les vallées vertes et fertiles de Jumla.  Le retour à la civilisation et aux commerces, à l’animation d’une petite ville leur fait comprendre qu’ils ont été privilégiés et ont eu la chance de vivre ces moments d’authenticité quelque part à l’extrême ouest du Népal, non loin du Tibet.   Un grand merci à Rishi et à Cathy pour avoir partagé quelques-unes de leurs magnifiques photos.

Si vous croisez nos amis de Savoie, demandez-leur de vous raconter leur voyage dans l’Humla…et vous verrez…peut-être bien que la magie du lac se reflétera encore dans leurs yeux ? 

Avec toute mon amitié, pheri bethaunla :-)  

Dipak

Joyeux Noël et très heureuse année 2016

Chers amis,

Comme vous le savez, depuis le printemps, 2015 a été très difficiles  ici au Népal… malgré toutes les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, nous relativisons…après tout, l’essentiel est d’être en vie, de faire avec ce que nous avons, tout en gardant espoir et un esprit solidaire.   Les nombreux messages de soutien et l’aide que vous nous avez apporté ici au Népal par l’association ou une autre organisation ont contribué à nous donner courage et à reprendre le quotidien. Petit à petit le tourisme reprend, doucement mais sûrement,  le sourire revient…

Un proverbe hindou dit que le sourire que tu envoies revient vers toi…peut-être est-ce pour cela que nous Népalais nous sourions beaucoup ?

Notre calendrier népalais est différent et notre religion aussi, mais nous fêtons aussi Noël et le Nouvel An car nous aimons la fête!

 

 L'association des femmes ont fait une blague à Dipak

Je vous envoie beaucoup de sourires! Un très joyeux Noël, et tous mes vœux de bonheur et de santé pour l’année nouvelle!

Venez nous voir au Népal!

Dipak

Venir ou revenir au Népal…

Une façon de lier l’utile et l’agréable…

Petit à petit ici on récupère et le quotidien a repris son cours, les ongs et organisations internationales nous aident dans leurs possibilités, toutes les aides reçues ont été fort appréciées et sont très utiles ici … mais à terme, travailler sera la meilleur façon pour nous de reconstruire et de revivre normalement.

Nous espérons  que ce qui s’est passé ici au printemps dernier ne vous découragera pas de venir/revenir au Népal dans l’avenir. Au contraire, il y a beaucoup de bonnes raisons de voyager au Népal…. la diversité  et la découverte des paysages, d’ethnies, de cultures très différentes…mais aussi le vécu et l’échange avec les populations locales. 

Les régions des Annapurnas, du Mustang, du Dolpo, de l’extrême Ouest, du Solu-Khumbu (Everest) et du Kangchenjunga à l’extrême Est sont ouvertes aux treks.  

Je termine ce petit article en remerciant mon ami Erik qui a dessiné des croquis durant le trek de l’Everest en avril dernier. Un tout grand merci aussi à vous mes amis, pour votre soutien moral, votre amitié et pour l’aide apportée ici aux personnes dans le besoin. Grâce à vous, le Népal retrouvera le sourire petit à petit. A très bientôt, Dipak

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Dessins de Eric Lafaille, avril 2015

Reprise du quotidien et planning d’aide

Plus d’un mois et demi après les séismes du 25 avril et du 12 mai, la vie au Népal a repris son cours, doucement mais sûrement. L’activité économique suspendue depuis le 25 avril  reprend doucement, les écoles ont recommencé…Les entreprises touristiques agissent autant que possible pour pouvoir remettre un maximum en état pour la nouvelle saison touristique qui ouvrira dès septembre. Les hôtels n’ont pas subi de gros dégâts et peuvent accueillir les touristes. A part la région du Langtang surtout qui a été fortement touchée, toutes les autres régions de trek sont accessibles. Les réservations qui ont été faites pour l’automne n’ont pas été annulées contrairement à celles de cet été. Même si 3 des 7 sites « world heritage » classés par l’UNESCO (temples de Durbar Square de KTM, Bhaktapur et Lalitpur) ont été endommagés et seront reconstruits dans l’avenir, les autres sites sont ouverts, de même que Pokhara, Chitwan, Lumbini, l’ouest du Népal…ces lieux restent accessibles.

Les Népalais veulent rassurer et faire passer le message que grâce à l’ aide et à la solidarité, ils récupèrent petit à petit, ils font tout pour se remettre des séismes, pour s’entraider et consolider les constructions… Il ne faut pas avoir peur d’aller au Népal dans l’avenir pour y faire du tourisme, des treks, du bénévolat, etc. ..les choses se mettent en place petit à petit.

La récolte de fonds organisée est en bonne voie et la question se pose : comment faire pour agir utilement et efficacement auprès des familles qui ont le plus besoin? Cela paraît simple de distribuer du riz, d’aider à la reconstruction…mais dans la réalité, ce n’est pas si évident… car avec la collecte nous pouvons aider beaucoup de familles, mais nous ne pourrons pas aider toutes les familles …il faut répartir l’aide le mieux possible pour aider le plus possible ceux qui sont le plus dans le besoin.

C’est pourquoi, en concertation avec l’équipe de l’association, nous avons pensé à un programme d’aide qui touche directement et indirectement le plus de familles possible. Ce planning ou programme d’aide sera bien sûr soumis à l’évolution de la situation et pourrait être un peu modifié si besoin.

Nous proposons d’aider de 3 façons :

1)Aide alimentaire : timing : juin/juillet

2)Aide scolaire: encourager environ 550 enfants des collines encore traumatisés à retourner à l’école , timing : juillet, aide pour un an environ

3)Aide à la reconstruction: chaque famille dans le besoin est inscrite sur une liste avec l’estimation des dégâts de sa maison, et le montant nécessaire pour la réparation/reconstruction. Fiche inscription : juin, juillet, août. Reconstruction : septembre

Encore merci beaucoup pour votre soutien! A bientôt,

Dipak

 

Nouvelles du Népal et remerciements

Mes chers amis,

Je vous ecris quelques nouvelles de la situation ici,  les conditions de vie actuelles restent difficiles pour les gens qui ont beaucoup perdu dans les tremblements.  L’émotion des événements passés depuis fin avril est encore présent dans l’esprit des familles népalaises, surtout auprès des enfants.

Beaucoup de familles des régions fort sinistrées sont venus s’installer dans le Teraï et ma région de Chormara.  Les écoles ont été fermées par mesure de sécurité car des secousses  - même si plus légères – ont continué tout au long du mois de mai.  Les enfants  peuvent retourner maintenant à l’école, dans des bâtiments « sécurisés », ou dehors sous des locaux d’appoint fabriqués en bambous ou bien des tentes pour les bâtiments qui  présentent un risque ou qui ont été détruits.  Beaucoup d’enfants ont encore peur d’aller à l’école, le traumatisme des tremblements étant encore bien présent… Les parents et les enseignants font de leur mieux pour les rassurer mais cela prendra  sans doute un certain temps pour qu’ils retrouvent la sérénité et puissent aller à l’école sans crainte.

Les personnes qui n’ont plus de maison ont construit des abris pour passer les mois de mousson (entre juin et septembre).  Les fortes pluies qui arrivent généralement à la mousson pourraient engendrer de nouveaux  glissements de terrain et des éboulements dans les zones déjà fragilisées.  La mousson est donc  une nouvelle phase à risques qu’il faudra passer avant de pouvoir entamer vraiment la reconstruction. En attendant, chacun gère le quotidien comme il le peut, les familles se débrouillent et s’entraident, le gouvernement et les ONG’s continuent à aider les zones fortement touchées… ils font de leur mieux mais ce n’est pas suffisant tellement  le nombre de personnes touchées est grand et les besoins énormes…  il y a encore des villages isolés dans les collines qui n’ont pas reçu d’aide.

Avec l’association Resham Firiri à mon village et le personnel de l’hôpital (dispensaire)  de Chormara , on a organisé une collecte de sang pour aider le secteur médical à parer aux besoins de soins, le nombre de blessés étant énorme. Notre association a pris en charge toute la location du matériel et l’organisation de la  collecte ainsi que les repas distribués aux donateurs. Environ 70 personnes de Chormara ont donné leur sang et ont reçu un repas. 

Prochainement, grâce aux dons reçus, une aide alimentaire de base sera également distribuée aux familles sinistrées dans les villages au nord de Chormara ainsi qu’à notre équipe de porteurs de la région de Nawalparasi, ils bénéficieront aussi d’une aide alimentaire pour les mois à venir. Une estimation des besoins alimentaires et de reconstruction est en cours (certaines maisons sont complètement détruites, d’autres à moitié…). Selon le montant récolté et l’estimation des besoins, il sera décidé comment répartir l’aide.

L’aide est donc en bonne voie, il y a énormément à faire et ce n’est que le début … mais l’espoir renaît dans le cœur et cela grâce à vous, nos amis qui aiment le Népal.  Alors, voici un petit mesage de la part de tous les gens que vous aidés  :

Ici nous n’ aurons jamais assez de mots  pour vous dire merci et exprimer  notre reconnaissance… vous habiterez nos cœurs dans les maisons reconstruites grâce à vous. Votre aide n’est pas seulement matérielle, elle est aussi une aide mentale car elle nous redonne l’espoir et le courage.  Merci de nous tous ici, avec toute notre amitié.
Pour suivre les actions que nous faisons grâce à l’association, cliquez ici: http://reshamfiririaunepal.unblog.fr/seisme-au-nepal-appel-aux-dons/

Témoignage de Patrice et Anouck, trek dans le Langtang

Mes amis Partice et Anouck  sont souvent venus au Népal. 
En avril dernier ils étaient venus pour faire le trek dans le Langtang avec notre guide Chhering et notre porteur Gomba.  Ils ont survécu au tremblement de terre et se sont réfugiés à Bamboo où ils ont attendu les secours. Ils se sont organisés avec les Népalais et trekkeurs réfugiés également à cet endroit.  Ils ont fait une diaporama pour témoigner de leur vécu et ils sont restés en contact avec les autres trekkeurs restés avec eux à Bamboo. Parmi eux, certains sont occupés à collecter des fonds pour le villageois de Bamboo dans le Langtang.  Si vous voulez plus d’informations à ce sujet, écrivez-moi, je vous mettrai en contact avec Patrice et Anouck.
Patrice et Anouck ont également fait une diaporama du patrimoine magnifique du Népal avec ses temples et lieux d’intérêt à Kathmandu,  Patan et Baktaphur … Plusieurs ont été détruits mais avec du temps, nous reconstruirons ces monuments témoins de notre patrimoine et notre histoire.
 
 
Aujourd’hui,  après le choc de cette catastrophe naturelle, de nombreuses initiatives de solidarité ont été  lancées pour aider le Népal et sa population à reconstruire…ceux qui ont survécu et qui sont rentrés dans leur pays témoignent et agissent pour collecter des fonds…peu importe le canal par lequel on aide, l’important est d’aider, à sa façon et selon ses possibilités. 
 
Cette catastrophe naturelle est tragique et fait partie désormais de notre histoire… cela a été dur et la situation actuelle n’est pas facile mais il ne faut pas baisser les bras ni avoir peur de venir au Népal… avec du temps, de la patience et du courage, nous surmonterons tout ça…bistaré bistaré (petit à petit)…
 
Tout sera mis en œuvre pour qu’à l’automne, l’activité économique puisse recommencer et la saison touristique reprendre… nous avons besoin de travailler et c’est avec le sourire retrouvé que nous vous accueillerons au Népal.
 
Un grand merci à Patrice et Anouck d’avoir accepté de partagé leur diaporama… J’espère que malgré tout ce qu’ils ont vécu, leur amour pour le voyage,  l’aventure et notre pays continuera encore à vivre en eux encore pendant de nombreuses années.
 
Pheri bethaunla mes amis, à très bientôt
 
Dipak

Merci pour vos messages de soutien en ces moments si difficiles

Chers amis,

Un petit mot pour vous remercier de tous vos messages de soutien suite au tremblement de terre qui est arrivé samedi 25 avril dernier.  Nos clients, nos équipes et familles sont en vie et sont maintenant rentrés chez eux.  Parmi mon équipe, notre porteur Ramesh a malheureusement perdu sa maman et perdu sa maison à son village, il y aussi Ram et Prem qui sont de super porteurs…eux aussi ont perdu leur maison. Mon village a été épargné et nos familles sont retournées au village.  L’armée et les équipes de secours ont fait leur mieux pour aller chercher les gens bloqués et pour aider à retrouver ceux dont on n’a pas de nouvelles.  Les mesures d’urgence pour nourrir et apporter les soins aux personnes sans ressource ont été entamées, cela s’organise mais cela prendra du temps.

Un nouveau tremblement assez fort est arrivée le 12 mai 2015, je suis à Kathmandu et je vais bien, ma famille est à Chormara et va bien aussi, de même que Basanta et sa famille.  Mes amis de l’agence sont retournés dans leur village auprès de leur famille.  Ils s’abritent là-bas comme ils peuvent avec leur famille, ils logent sous des tentes / abris fabriqués lorsqu’ils n’ont plus de maison… 

Si vous souhaitez témoigner votre solidarité envers notre pays et aider les familles qui sont démunies, celles de nos porteurs mais aussi celles dans le district le plus touché de  Sindhupalchok et de la vallée de Kathmandu, vous pouvez passer par notre association: Resham Firiri France – Népal.  Nous ferons notre maxium pour aider à la reconstruction.

Vous trouverez les informations pour faire les dons depuis la France, la Belgique ou la Suisse sur le lien suivant: indiquez bien sur le virement/chèque  la mention « Urgence Népal » en communication.

RESHAM FIRIRI – URGENCE NEPAL

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé également si la saison de treks en automne pourra avoir lieu. Nous allons bien sûr suivre l’évolution de la situation , mais  il est certain que nous mettrons tout en oeuvre pour pouvoir vous accueillir en sécurité et c’est avec le sourire que nous organiserons les treks en automne comme prévu. Travailler sera pour nous revivre, cela nous sera bien nécessaire pour relancer l’économie après une telle épreuve.

Avec nos meilleurs pensées et tous nos remerciements pour votre solidarité.

 

Dipak, Basanta et toute l’équipe de Nepal Yetirajtreks

 

 

 

 

Création de mon agence: NEPAL YETIRAJ TREKS

Chers amis, chers voyageurs,

Après de longues années au service d’ une agence  réputée à Kathmandu, le temps est venu de prendre mon envol et de créer ma propre agence.

C’est ainsi qu’est née l’agence NEPAL YETIRAJ TREKS 

 

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Pourquoi avoir donné le nom de YETIRAJ?

Et bien, Yetiraj est mon premier nom, c’est-à-dire le nom religieux qui m’a été donné par le prêtre à ma naissance.

Cela signifie Roi (Raj) de Yeti.  Après mes parents m’ont donné le nom de Dipak (écrit aussi Deepak), c’est ainsi qu’on m’appelle habituellement mais mon nom Yetiraj,  est celui qui compte religieusement car il donne beaucoup d’indices sur la vie de la personne.

Yeti est aussi connu pour être le légendaire Homme des Neiges…mais rassurez-vous, je suis un petit Yeti gentil et vous pourrez marcher dans mes traces sans crainte !

Notre spécialité ? Les séjours et voyages sur mesure au Népal et en Inde himalayenne (treks, séjours découverte, culturels, safaris, séjours en famille d’ accueil, et bien d’autres possibilités selon votre demande)

Pour qui? Familles, individuels, groupes

Notre objectif ? Votre satisfaction et la découverte du Népal et/ou l’Inde himalayenne avec une équipe 100% locale, des souvenirs inoubliables et l’envie de revenir.

Notre atout ? Un prix intéressant avec un service de qualité et une rémunération équitable des prestataires locaux.Notre site est en construction mais il sera disponible d’ici peu…

Avec mon équipe, nous vous ferons découvrir le Népal et/ou l’ Inde himalayenne avec le sourire et une équipe 100% locale!

Info et contact: dipakpangeni@yahoo.com 
NEPAL YETIRAJ TREKS
Nursing Chowk, Thamel,
Kathmandu, Nepal 

Sanctuaire de l’Annapurna avec deux joyeuses troupes

Le 11 octobre et le 27 octobre 2012 je suis parti guider deux fois de suite le trek « Sanctuaire de l’Annapurna » avec deux super groupes différents.  C’est un trek de 10 jours où nous approchons le cœur de l’Annapurna, jusqu’à l’Annapurna Base Camp et le Macchapuchare Base Camp.

Le premier groupe de 12 joyeuses personnes comprenait  Sandrine, Bénédicte, Annie & Annie (nous en avons eu deux :-) , Olivier et Olivier & Pascale (deux Olivier :-) , Aurélie, Martine, Françoise, Claudie et Thierry.

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Le deuxième groupe était plus petit, 9 personnes toutes très sympathiques : Christian, Saverio, André, Cécile, Agathe, Maud, Martine, Jocelyne, Pierre.

 

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Lors du premier trek, nous avons eu parfois de la pluie mais globalement il a fait beau.  Quant au deuxième trek, les dieux nous ont gâtés car nous avons eu le ciel bleu et les nuits étoilées durant tout le trek !

Pour débuter notre itinéraire, nous sommes partis pour une longue route en bus de Kathmandu à Phedi.  C’est une route où on saute souvent au plafond (hihi), c’est ça la route népalaise, on monte et on descend tout le temps, dans le bus… c’est pareil !  Après le bus, nous avons pu délier nos jambes par une promenade jusque Damphus.  C’est le premier village du sanctuaire des Annapurna.  Quelle agréable balade au milieu des rizières et des champs de millet.  Le millet a besoin de moins d’eau que les rizières, de même pour le mais et le blé que nous cultivons aussi là où le terrain est moins humide.  Damphus est un village bien situé avec de nombreuses cultures en terrasse et une vue magnifique sur le Machapuchare et le massif des Annapurna.  Je trouve ce sont de belles montagnes qui saluent chaque jour les villageois et les trekkeurs qui admirent leur beauté.  Je pense quand on regarde les jolies montagnes, on oublie les difficultés … ça donne du courage pour chaque jour.  Il y a au Népal bien sûr beaucoup de collines et de montagnes, avec ici et là des cultures en terrasses, j’aime beaucoup les regarder.  Avant il y avait aussi beaucoup plus de forêts que maintenant mais elles diminuent de plus en plus car beaucoup de habitants utilisent le bois pour se chauffer et faire la cuisine.


La marche du premier jour s’est bien passée pour mes deux groupes et c’était très agréable. Le soir…à chaque fois, c’est la soirée de présentation de l’équipe… à la népalaise… c’est-à-dire, en danses et en chants !

 

Le deuxième jour, nous sommes montés puis avons descendu par la forêt. La vue était excellente.  Nous avons mangé au milieu dans un petit village des bergers au milieu de la forêt.  Après 5h de marche environ, nous sommes arrivés à Landruk, un petit village de l’ethnie Gurung qui se situe a 1650m. L’Annapurna sud et l’Hinchuli s’offrent à nous.  Plus bas, nous pouvons voir la rivière Modi Khola qui descend depuis l’ABC (Anapurna Base Camp).

 

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Le troisième jour, la vue sur les rizières, les montagnes et la Modi Khola nous a encore accompagnés sur les sentiers.   Quand les trekkeurs me disent que le Népal est un très beau pays, je me sens très fier et riche de nos beaux paysages, nos cultures et différentes ethnies, coutumes, religions… Bien que notre pays soit pauvre économiquement, nous avons beaucoup de richesses … culturelles et naturelles comme l’eau grâce à qui nous avons de l’électricité (hydro électrique).  Pendant l’hiver, il y a moins d’eau qui coule depuis le haut des montagnes et nous avons donc énormément de coupures d’électricité…

Nous avons traversé le pont suspendu, et nous sommes arrivés à Chomrong, un village devant la vallée de la Modi Khola (khola = rivière).  Le Machapuchare se montre à nous et à gauche nous avons l’Hinchuli, l’ Annapurna sud, au milieu l’Annapurna III et Gandharbachuli.  C’est vraiment beau !

Le quatrième jour, nous nous éloignons des cultures en terrasse et parcourons plus de sentiers dans la forêt. Nous montons et descendons, puis remontons pour finalement arriver à Dhoban.  Nous approchons de plus en plus le cœur du massif des Anapurna.

 

Après une bonne nuit de repos, le cinquième jour, nous attaquons la montée vers le camp de base du Macchapuchare situé à 3700m. C’est une montagne magnifique qui se termine par une forme de queue de poisson, ce qui la rend très reconnaissable de loin.  Demain, c’est la montée au cœur même de l’Annapurna, l’ABC.

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La queue de poisson, le Machapuchare

 

Le sixième jour, c’est le grand jour …the D-Day… nous montons lentement dans la moraine séparant les glaciers de l’Annapurna sud et de l’ Hinchuli.  Lorsque nous arrivons à l’Annapurna Base Camp, une vue panoramique de 360° s’offre à nous et nous récompense de tous nos efforts!  C’est un moment privilégié d’être là cet endroit, un lieu unique où nous pouvons voir 13 sommets qui culminent entre 6 500 et 8091 m.

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Fermez vos yeux et imaginez vous avec nous… devant nous l’Annapurna I (8090m), à gauche l’Hinchuli, l’ Annapurna sud et Barashikhar.  Derrière, le Machhapuchare, le Gnadharbhachuli et l’Annapurna III.  Le ciel est d’un bleu pur et c’est très grand bonheur d’être là dans ce sanctuaire entouré par les plus grandes montagnes.  D’ailleurs, certaines ont sauté de joie !

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D’autres, comme Christian savoure tout simplement l’instant présent…

 

Apres ces grands moments, nous avons pris le chemin de retour, pour redescendre vers Chomrong par le même sentier, ensuite vers Kimrong dada (dada = colline), et avant d’arriver à Gandrunk nous sommes passés par DadaGaun, près de Gandrunk qui est entouré de nombreux petits villages typiques.

 

Le dernier soir, c’est la soirée de clôture du trek où nous faisons la fête tous ensemble ! Danses, chants, échange des bons moments du trek ! Bien sûr, les tubes népalais comme Resham Firiri, Jhim Jhim Sanu et beaucoup d’autres chansons sont au programme de notre soirée.  Un trek ne serait pas un trek sans chanson ni danse!

 

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Les deux groupes que j’ai eu la chance de guider étaient vraiment super !  Tous nos moments passés ensemble, nos soirées avec jeux de cartes, rires et échanges resteront dans ma mémoire !  Merci à vous tous mes amis trekkeurs d’être venu de si loin pour trekker au Népal, merci aussi à mon équipe népalaise qui a très bien travaillé et dont je suis très content. 

 

A très bientôt sur les sentiers :-)

 

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Le métier de guide…

Le métier de guide de trek s’est développé au Népal après les années cinquante quand le pays s’est ouvert aux expéditions et aux treks. Le métier de porteur existait déjà depuis très longtemps pour acheminer les marchandises en montagne où il n’y a pas de route…Grâce à l’organisation des treks, beaucoup de Népalais peuvent travailler comme guide ou porteur pendant les saisons de treks à l’automne et au printemps et s’occuper de leurs cultures à leur village pendant la basse saison, l’été et l’hiver.

Mon métier de guide… comme beaucoup d’autres guides, je l’ai appris petit à petit en commençant comme jeune porteur, et puis après, comme assistant guide et enfin comme guide… J’étais très jeune et il fallait gagner ma vie pour aider mes parents au village.  C’est ainsi que je suis venu à Katmandu et que j’ai commencé à travailler comme porteur pendant plusieurs années. J’ai commencé à apprendre ainsi et j’ai petit à petit acquis de l’expérience. Il y a beaucoup de guides qui ont commencé comme moi, comme porteur et qui avec le temps et une formation sont devenus guides.

Comment s’organise l’équipe népalaise qui va accompagner votre trek?

Lors d’un trek, l’équipe népalaise qui va vous accompagner est bien structurée. Elle se compose généralement d’un guide (sirdar), d’un cuisinier et de porteurs. Selon le nombre de personnes dans le groupe, il y a aussi parfois un assistant guide. Lorsque le trek est en bivouac, l’équipe de porteurs et de cuisiniers est plus nombreuse afin d’assurer la logistique durant le trek. Chaque personne dans cette équipe est importante et a une fonction bien précise qui contribue au succès du trek.

Le guide est désigné par l’agence et ensuite, c’est lui ou son assistant (chef des porteurs) qui va choisir ses porteurs. Il les trouve généralement à Katmandu par le réseau d’amis ou de connaissances. La plupart des porteurs sont originaires de Trisuli Kavre, du Solukhumbu (région de l’Everst) et Okhaldhunga (Sud de la region de l’Evrest), Dading, etc. Parfois pour les treks en bivouac, nous avons besoin de beaucoup de porteurs et nous devons alors aussi recruter des porteurs sur place dans les villages au début du trek. Ce n’est pas toujours facile de choisir les porteurs que nous ne les connaissons pas et, il faut parfois quelques jours avant de savoir s’ils sont de confiance et s’ils font bien leur travail.

Le guide est responsable du groupe dans son ensemble, trekkeurs comme porteurs. Il n’est pas uniquement là pour mettre l’ambiance à la népalaise (hihi) bien qu’il y contribue beaucoup mais son rôle principal est d’assurer la sécurité du groupe et sa cohésion dans les différentes situations possibles qui pourraient se présenter lors du trek. Des imprévus peuvent arriver et c’est au guide à prendre les bonnes décisions au bon moment. Ce n’est pas toujours évident mais généralement tout se passe bien et il y a une bonne ambiance et solidarité entre les personnes, trekkeurs comme porteurs. Les soirées de trek sont souvent animées de danses et de chants, de jeux de cartes et de discussions qui permettent de faire connaissances et de passer de bons moments ensemble.

Le rôle des porteurs est très important. Sans eux, le trek ne serait pas possible. Leur métier est difficile mais vital pour eux. Ils travaillent loin de leur famille pendant plusieurs mois durant les saisons de trek. Ensuite ils retournent à leur village pour s’occuper de leur famille et de leurs cultures et élevage. L’agence veille à ce que leurs conditions de travail soient correctes, qu’ils soient équipés pour la marche et l’altitude (veste, bonnet, gants, chaussures, etc.) et que leur charge ne soit pas trop lourde. D’où l’importance de respecter les consignes indiquées dans les fiches techniques données par l’agence et de ne pas dépasser les 12 kg par sac durant le trek.

Lorsque nous allons guider un groupe, nous avons conscience que les différents personnes du groupe ne se connaissent pas toujours… Chaque personne vient avec sa personnalité, son âge, ses aptitudes physiques, ses attentes… ainsi, il peut y avoir dans le groupe beaucoup de diversité, des jeunes, des plus âgés, des caractères très différents, certains marchent vite, d’autres lentement, certains préfèrent marcher seul, d’autres préfèrent la compagnie, certains sont timides, d’autres pas… parfois il y en a qui se disputent, d’autres qui tombent amoureux… mais l’important est que tous sont venus de loin pour vivre une belle aventure et découvrir le Népal et que chacun par sa personnalité et sa diversité apporte un plus au trek et au groupe.

En trek, nous les guides, nous faisons notre mieux pour veiller sur chacun comme un père defamille, nous faisons en sorte que les relations entre les personnes se passent bien, autant chez les trekkeurs que dans l’équipe des porteurs. Car en fait durant le trek, nous formons une sorte de grande famille et nous devons vivre ensemble avec toutes nos différences de personnalités et de cultures… Parfois avec les différences culturelles, certaines situations sont perçues différemment et peuvent poser problème …

Par exemple, nous, Népalais, nous avons l’habitude de manger un grand dhal bat le matin et le soir…et le midi… nous ne mangeons pas vraiment ou en tout cas pas grand-chose… c’est pour cela que nous avons l’habitude de marcher longtemps sans faire attention à l’heure du repas… Il est arrivé un jour que le déjeuner s’est fait tard à cause d’une longue étape le matin et nos amis trekkeurs avaient très faim et avaient besoin de manger, ils n’étaient pas très contents d’avoir attendu si longtemps pour manger …ils ont pensé que je n’avais pas pu gérer bien la situation avec les porteurs partis devant pour réserver le lodge alors qu’en fait je n’avais pas pensé que cela aurait pu être un problème… Mais grâce à cette situation, j’ai compris et j’ai appris que je devais faire attention aux heures des repas et à la distance entre les étapes et les repas… que vous aviez certaines habitudes qu’il fallait que je les respecte quand c’est possible. Avec l’expérience, petit à petit j’ai appris à voir avec des yeux de français et à comprendre vos coutumes… et quand vous venez au Népal, je pense que vous apprenez aussi petit à petit à voir avec des yeux de népalais et à comprendre nos coutumes…ainsi nous apprenons les uns des autres, ce qui rend l’aventure encore plus intéressante.

Il m’est aussi arrivé de devoir expliquer qu’il faut avoir la sagesse de ne pas passer le col lorsque c’est trop risqué (trop de neige, mauvais temps, avalanche, glace, etc.) On m’a répondu un jour: j’ai payé pour y aller, donc je veux y aller, c’est mon objectif, tu dois m’y emmener…je me sens capable d’y aller. Je me sentais désolé d’insister et d’expliquer à cette personne qu’en montagne, le risque zéro n’existe pas, même si toutes les conditions sont réunies et que ça semble simple.  La sécurité et la décision de passer ou pas un col n’entre pas en compte dans le calcul du prix d’un trek.  Je ne renonce pas facilement à passer un col, au contraire, j’essaie toujours de faire mon mieux pour que tout le groupe puisse arriver à le faire mais si je prends la décision de ne pas le passer, c’est parce qu’il y a des risques réels. Il faut nous faire confiance, nous connaissons les chemins et difficultés qui peuvent se présenter.

Le dernier soir avec les porteurs, c’est la fête et la remise des pourboires !  Nous dansons, chantons et partageons un bon repas avec le célèbre gâteau de trek ! Ensuite c’est la remise officielle des pourboires aux porteurs. C’est une coutume chez nous qui permet de savoir si le groupe a apprécié le travail de l’équipe népalaise. Souvent il vous paraît plus facile de remettre une enveloppe commune pour les porteurs afin qu’ils se la partagent, mais en fait il vaut mieux faire une enveloppe par porteur et la remettre personnellement à chaque porteur. La raison est qu’ils se sentiront davantage gratifié, non pas qu’ils demandent plus de pourboire mais parce que le pourboire qui leur est remis de façon personnelle est un signe d’estime et de reconnaissance du travail qu’ils ont réalisé.

Il y a encore beaucoup d’autres différences entre nos cultures dont beaucoup sont citées dans les informations pratiques et dans les livres ( éviter les vêtements courts, couvrir les épaules, demander avant de prendre les photos des personnes si elles sont d’accord, éviter de donner des bonbons aux enfants pour ne pas les encourager à mendier…) ce sont des petites consignes qui sont importantes et qui seront fort appréciées par les Népalais.

Enfin et pour finir cet article… le métier de guide et porteur nous permettent aussi d’être le témoin de belles histoires d’amitié et d’amour qui naissent dans l’Himalaya et qui continuent leur chemin chez eux… Ainsi cela me fait plaisir lorsqu’à votre retour, j’ai des nouvelles de vous. Je suis heureux lorsque j’apprends que vous vous rencontrez et faites des randonnées entre vous, que certains d’entre vous sont tombés amoureux en trek, et après se marient et ont des enfants . Nos vies continuent, chez vous comme chez nous, mais les moments passés ensemble durant les treks restent gravés dans nos cœurs et nous donnent beaucoup de joie et de souvenirs.

Petits balcons de l’Anapurna

Après le trek du sanctuaire de Annapurna, je suis parti quelques jours pour un trek  avec Bernard et Claude, Jacqueline, Pierre, Isabelle, Annie, Bernard, Alexandre, Christophe,  Alain et Marie. Jam Jam, allez, on y va !

J1. Nous sommes partis vers 7h en bus privé vers Kharé, village près de Pokhara où nous sommes arrivés vers 16h. Nous sommes montés à Australian Camp. Nous devions normalement aller jusque Pothana mais il était déjà tard et c’est pour cela que nous nous sommes arrêtés avant. La vue était magnifique et nous avons pu voir le coucher et le lever du soleil. Le point de vue sur la chaîne de l’Annapurna et Manaslu est superbe. Ce soir je présente mon équipe et nous chantons Resham Firiri et Jhim Jhim….

J2. Le lendemain, il fait très beau et nous prenons le temps d’admirer le paysage…il faut profiter de la jolie vue ! Alors nous faisons une séance de clic clic clic clic …. beaucoup de photos souvenirs comme les Japonais (hihi). Vers 9h nous sommes partis en direction de Pothana qui est situé à 1800m, ensuite montée jusqu’au col de Deurali à 2100m, descente à Bhedi Kharkha, caravane de brebis où on mange dans un lodge au milieu de la forêt. Après avoir mangé, nous redescendons pour arriver à Landruk à 1565 m où nous avons dormi au lodge Laliguras.

J3. Réveil à 6h du matin. Descente pour rejoindre la rivière Modi Khola et monter ensuite par les ecaliers. Vous l’avez compris, le relief au Népal, il est comment ?

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Nous mangeons à Gandruk et visitons le musée et le monastère. A Gandrunk, il y a un village typique DADA Gaon. Nous logeons à au Milan Hotel et pour fêter le fin de ces douceurs népalaises, un bon cake et de la danse ! La joyeuse troupe s’amuse et nous aussi (hihi). J’adore les dernières soirées de trek !

J4. Nous descendons les escaliers vers Birethati où nous avons déjeuné. Ensuite, nous avons repris la route vers Pokhara pour finir en beauté les douceurs népalaises.

 

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La joyeuse troupe des douceurs népalaises

Une joyeuse troupe dans les Anapurnas

Me revoilà de retour sur les sentiers de trek avec une joyeuse troupe de trekkeurs venus découvrir le Népal, la région des Anapurnas et plus précisément le sanctuaire de l’Anapurna: Martine, Virginie, Hélène, Claudine, Guylène, Kate, Delphine, Isabelle et Cyril, Alfonso, Frédéric et Fabien…  

Pour accompagner cette troupe, l’équipe népalaise composée de Kamal, notre aide guide, Diva, notre cuisinier, Sagar, Gopal, Sahila, Dipak, Gumané et Dinesh, nos porteurs et Dipak, votre guide. Et voici notre aventure jour par jour…

 J1 : nous sommes partis de KTM vers 7h en bus privé en direction Phedi situé près de Pokhara. Il faut en général 6h de route pour faire les 235 km qui relient KTM à Phedi. Les bus ne roulent pas vite ici au Népal, c’est un autre monde et les routes, les véhicules ne sont pas comme en France… Notre chauffeur est très prudent sur la route et conduit doucement. Vers midi, nous arrivons à Mugling, petite ville qui est très fréquenté car c’est une ville située au carrefour de la route qui va vers Pokhara et de la route vers le Terai. Il y beaucoup de resto car c’est l’étape « miam miam » pour ceux qui font la route. Nous prenons le lunch à Mugling, au Prem Restaurant, un resto local. Notre cuisinier Diva demande à ce que les plats ne soient pas trop épicés pour notre groupe. Au menu, pâtes sautées avec du poulet. Après avoir rempli nos estomacs, nous repartons et arrivons vers 15h à Phedi. Là nous commençons la marche jusque Damphus. Les escaliers nous échauffent tout de suite les jambes, ensuite nous passons par de nombreuses rizières où le riz est presque prêt à être récolté mais malheureusement d’après les paysanas, la récolte ne sera pas si bonne à cause de la grêle tombée quelques jours avant. Vers 17h, nous arrivons au lodge à Damphus, village typique avec différentes ethnies comme les Gurung, Bahun, etc. Une belle vue sur l’Annapurna s’offre à nous, l’ Annpurna montagne sacrée qu’on appelle aussi la montagne déesse des récoltes… j’aime beaucoup cette montagne, je la trouve toujours aussi belle, elle est comme une jolie femme qui reste toujours belle même si le temps passe… 

Le soir, c’est la soirée de présentation de l’équipe, nous nous présentons tour à tour et puis bien sûr, nous dansons, chantons pour entamer le trek avec beaucoup de joie… Je propose à ceux qui le souhaitent, de se lever tôt le lendemain pour voir le lever du soleil…

 

 

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 J2, lever vers 05h45 du matin pour ceux qui souhaitent voir le lever du soleil…mais pas de chance, la vue n’était pas si dégagée… Après le petit déjeuner, nous commençons à marcher en montant doucement jusque Potana. Dans la fôret, nous avons vu beaucoup d’orchidées mais elles n’étaient pas en fleurs… Nous montons vers le col de Deurali situé à 2200m. Parfois nous pouvions apercevoir les montagnes comme le Machhaphuchhare (montagne en queue de poisson) et bien l’Annapurna sud dans les nuages. Après le col, nous sommes descendus et avons pris le déjeuner à Tolkha au Namaste Guest House. Nous avons continué notre chemin en descendant tranquillement vers Landruk à 1650m. Landruk est un beau village avec des maisons typiques. Fred et Alfonso ainsi que quelques autres amis étaient très heureux d’y trouver de la bière… Nous avons logé à Laliguras Guest House et nous avons chanté. 

J3, nous sommes descendus vers la rivière Modhi khola, aujourd’hui nous passerons plusieurs ponts suspendus dont le New Bridge le pont très long qui passe au dessus de la Modi Khola, le passage du pont a donné quelques vertiges à plusieurs d’entre nous mais s’est bien passé finallement. Après ce pont, nous avons continué avec des montées et descentes. Vers 11 h nous sommes arrivés à Jhinu dada où nous avons mangé. Après le déjeuner, une grande partie de nos amis trekkeurs et Diva notre cuisinier sont descendus pour prendre le bain dans la source d’eau chaude à Jhinu Hot Spring. C’est un endroit idéal pour se relaxer et il y a même un centre de massage! Les autres amis sont montés tranquillement vers Chomrung. Il a plu un peu mais c’était une petite pluie qui n’était pas gênante.  Nous sommes arrivés vers 16h au lodge, les femmes sont parties faire les boutiques pendant que les hommes jouent aux cartes !  Certaines coutumes sont partout pareilles (hihi).

 

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J4, ce matin il fait beau et nous voyons le Machhaphuchhare, l’ Anapurna III, l’Himchuli et l’ Anapurna sud qui nous saluent.  Chomrong gaon dort dans ses bras, le soleil arrive et fait briller les montagnes comme des bijoux dorés, nos amis sortent leur appareil photo… presqu’aussi vite les japonais(hihi)…. Après nous descendons vers Chomrong khola et montons doucement par les escaliers. Je taquine mes amis en leur disant que pour aimer le Népal il faut aimer les escaliers,  monter et puis descendre…et puis remonter pour savoir qu’on va redescendre…après remonter et de nouveau redescendre… heureusement, les belles montagnes et les beaux paysages sont là pour nous encourager et nous donner l’envie de monter toujours plus…ils nous font oublier la difficulté du terrain.  Nous voyons les immenses rhododendrons dans la forêt… Les montagnes du Népal sont grandes, les rhododendrons sont géants…mais pourquoi les népalais sont petits :-)  ? Nous mangeons au guest house à Bambou. Après le déjeuner, nous continuons dans la forêt en espérant voir des singes mais arrivés à l’étape à Dhoban, nous n’avions toujours pas vu de singes… Nuit à Dhoban. 

J5, nous partons vers 8h15 mais ce matin le soleil se cache et il fait plus froid. La vallée devient plus étroite.  Aujourd’hui nous allons au Machhaphuchhare Base Camp, montagne qui a été interdite de grimper pendant de nombreuses années parce que c’est une montagne sacrée, celle de Shiva et parce qu’elle est très difficile à monter. Vers 10h nous arrivons à Himalayan hotel et le soleil commence à se montrer, il nous réchauffe bien agréablement. Nous voyons toujours le Machhaphuchhare qui nous domine. Vers 11h30, nous arrivons à Deurali où nous mangeons. Nous avons encore environ 2h30 de marche, mais les nuages arrivent et nous coupent la vue. Malgré cela, j’ai bon espoir qu’il fasse beau le lendemain matin. Diva est venu à notre rencontre sur le chemin pour nous servir du thé. Il était parti devant ce matin de Dhoban pour aller réserver le lodge au MBC pour être sûr d’avoir de la place.  En haute saison, les lodges sont souvent plein et il n’y a pas d’autre moyen de réserver le lodge qu’en arrivant les premiers.  Il a fait 1h de marche depuis le MBC pour venir nous servir du thé dans les grands thermos.  Cela a donné du courage à nos amis pour atteindre le MBC. C’était une journée plus difficile que les autres car nous avons fait environ 1300m de dénivelé positif. 

J6, je me suis réveillé à 5h du matin pour regarder le ciel. Il était pur et étoilé, donc beau temps avec belle vue. Vers 7h30 du matin, nous avons commencé à monter, le temps est magnifique, nous sommes entourés par les montages…Quel bonheur d’être là à cet instant, c’est un endroit grandiose et magique.. le paradis sur la terre ;-)? Vers 10h, nous atteignons le lodge à l’Annapurna Base Camp, nous sommes ici aux pieds de l’Annapuna, de l’Himchuli et d’autres grandes montagnes, nos amis sont heureux d’être arrivés là à 4130m. Dans l’après-midi, certains sont même montés jusqu’à 4400m.  J’avoue que moi aussi c’était un grand bonheur et je me sentais très heureux d’être là.  Cet été j’ai eu des soucis de santé, j’ai dû être patient et attendre avant de pouvoir refaire des treks et de monter à 4000m…et finalement, j’ai pu le faire et me sens en pleine forme comme avant. 

 

 

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J7, je me suis levé tôt comme chaque jour et j’ai vu le brouillard, j’ai attendu pour faire réveiller notre groupe. Vers 6h le brouillard a commencé à se lever et notre aide guide Kamal a réveillé doucement nos amis. Il y a eu un beau lever de soleil, les montages sont devenues dorées.  C’est l’anniversaire d’Alfonso aujourd’hui. Après avoir pris le petit déjeuner, nous sommes descendus tranquillement et avons repris le même chemin vers Chomrong. Malheureusement, après être passé le MBC, je rencontre Boudhi, un ami de notre porteur Dinesh, qui montait avec un autre groupe.  Boudhi me dit que la femme de Dinesh était décédée hier dans un accident. Apprenant cette terrible et difficile nouvelle, je suis allé à la rencontre de Dinesh parti le matin avec les autres porteurs. Quand je l’ai retrouvé, il avait déjà appris la nouvelle. Il a commencé à pleurer et était très ému, c’était un moment très difficile.  Nous avons tous compati à son chagrin, le décès accidentel de sa femme était une terrible nouvelle. Toute l’équipe, porteurs comme trekkeurs étaient désolés et tristes de cette nouvelle. Après le déjeuner à Deurali, j’ai envoyé un de nos porteurs pour accompagner Dinesh afin qu’il redescende rapidement pour retrouver la route et après rejoindre son village. Il fallait 10h de marche pour rejoindre la route à Nayapul. Dinesh a été très courageux en de telles circonstances.  Je le connais depuis un certain temps car il a souvent fait des treks avec moi.  C’est le plus âgé de nos porteurs, il a beaucoup de courage et est très efficace,  il a 3 enfants. Perdre sa femme est une terrible épreuve pour lui et ses enfants. Avec toute l’équipe nous pensons fort à lui et à sa famille. Nos amis trekkeurs ont souhaité faire un geste pour lui et sa famille et ils ont rassemblé une enveloppe l’aider financièrement en ces moments difficiles.  Malgré cette difficile nouvelle, il fallait continuer notre chemin, c’est pourquoi nous avons repris la route avec beaucoup de pensées et de compassion pour Dinesh et sa famille.  Après être passé par Himalaya Hotel, nous avons continué à descendre et cette fois nous avons pu voir des singes. Nous avons logé à Bambou au Bambou Guest House au milieu de la forêt. Ce soir, à l’occasion de l’anniversaire d’Alfonso,  nous avons mangé du gâteau, chanté et dansé. 

J8, nous avons fait grasse matinée pour récupérer de la journée précédente. Tout le monde a bien dormi et nous avons eu plus chaud qu’ABC. Vers 9h le temps a changé, il ne faisait pas très beau et il y avait une petite pluie.  Ensuite le soleil s’est montré mais les nuages sont restés toujours présents. Nous avons mangé à Sinuwa et avons marché encore environ 1h30 pour arriver à Chomrong vers 15h où nous avons passé la nuit. 

J9, c’est l’anniversaire de Claudine aujourd’hui ! Nous partons vers 8h de Chomrung et nous descendons vers Kimrong Khola.  Nous retrouvons les rizières et remontons  par la forêt vers un col, Kimrong Dada.  Après avoir mangé, nous avons repris la marche et il a plu pendant environ 30 min.  La pluie est une bonne chose pour les cultures de blé que les paysans viennent de planter.  Avant d’arriver à Gandruk nous avons visité un petit village typique à Gandruk dada gaon où il y a un musé avec objets traditionnels. Enfin, vers 16 h nous sommes arrivés au lodge Milan Hotel où on nous a préparé du dal bhat pour tout le monde.  Tout le monde a mangé avec la main droite, à la népalaise !  Et pour finir en beauté, un gâteau d’anniversaire pour Claudine !  Ce soir, c’est la dernière soirée du trek et la fête est au rendez-vous.  Dégustation d’alcool de riz et de millet pour nos amis trekkeurs et nos porteurs.  La fête accompagnée de danses et de chants se prolonge jusque 22h et certains d’entre nous étaient très très joyeux.  Cette soiréé avec les chansons Resam firiri, Sahiliko batima, Jhimjhim sanu…restera toujours dans nos souvenirs. J10, c’est une « journée dans les poches » comme nous disons ici !  C’est une expression népalaise qui veut dire une journée facile ou comme on dit chez vous « cool raoul tranquil mimille », nous descendons jusque Birethati où nous prenons le déjeuner et ensuite, le bus pour KTM.  Le trek est fini et bien réussi.  Je suis très content.  Nous avons partagé beaucoup de moments de joie et d’amitié. Nous pensons également fort à Dinesh. 

Merci à vous mes amis trekkeurs d’être venu de loin pour découvrir le Népal et avoir passé ces bons moments avec nous.

 

 

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Joie de naissance dans ma famille…

Ce mois de septembre, il y a une grande joie dans ma famille. La femme de mon cousin a donné naissance à son premier bébé, un beau garçon. Mon cousin est guide de trek comme moi et il parle aussi bien le français, c’est son premier enfant, lui et sa femme sont très heureux de la naissance de leur fils et nous avons partagé joie avec eux dans toute notre famille et avec nos parentés.   

C’est un heureux événement comme on dit chez vous…et j’en profite pour vous parler des coutumes lors de la naissance d’un enfant chez nous..   

Plusieurs cérémonies peuvent avoir lieu avant la naissance d’un enfant, lors de la naissance elle-même et à des moments précis après aussi. Chez nous dans la culture hindoue, lors de la naissance, le prénom de l’enfant n’est pas donné tout de suite.  L’heure précise de la naissance est notée et communiquée à un prêtre qui va étudier et consulter les astres pour pouvoir attribuer un nom religieux à l’enfant.  Le don du nom a lieu plus tard, généralement le 11 ème jour après la naissance. L’attribution du nom n’est pas faite au hasard et un mauvais choix pourrait se révéler catastrophique pour la vie de l’enfant. Pour donner le nom à l’enfant, le prêtre va tenir compte de données astrologiques selon l’heure et la date de la naissance, il tient compte aussi du nom du père et du grand-père, celui du dieu le plus vénéré de la famille, etc.  Le 11eme jour, le prêtre va réaliser une cérémonie pour attribuer le nom :  Cette cérémonie s’appelle Namakarana ou nowaran, qui veut dire don du nom.  

  

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Le prêtre allume le feu sacré

 

Lors de la cérémonie le prête procède à un rituel et crée un feu qui représente le feu sacré. Il écrit le nom de l’enfant dans une feuille de peuplier qui est un arbre sacré.  Il offre dans offrandes dans le feu pour les dieux,  par exemples des graines et du beurre… c’est pour avoir la bénédiction des dieux pour que l’enfant ait une belle vie.  Il récite des mantras également. 

 

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La grand-mère avec son petit fils qui vient de naître et le prêtre Aryal avec la feuille où il a écrit le nom

 

Les proches et la famille sont invités à la cérémonie et il y a un bon repas à cette occasion.   Le nom que donne le prêtre à l’enfant sera le nom religieux de l’enfant, son premier nom. Après ses parents peuvent, s’ils le souhaitent, lui attribuer un autre nom aussi mais ca sera son nom religieux qui comptera dans sa vie et qu’il devra donner quand il ira consulter le prêtre ou l’astrologue car il représente l’être profond de la personne et donne beaucoup d’indices sur sa vie passée et sa vie future.   Pour le bébé de mon cousin, le prête qui s’appelle Aryal a donné un nom qui commence par TH. Il l’a appelé THANESOR… Si il était en France, il aurait pu l’appeler par exemple Thomas…mais il n’y a pas de dieu qui s’appelle Thomas chez les hindous .   

Dans mon cas, mon prénom religieux est Yetiraj (qui veut dire Seigneur de Yeti) mais mes parents m’ont donné le nom courant de Dipak. Si je vais voir l’astrologue ou le prêtre, je dois donner mon nom de Yetiraj qui est mon nom religieux et qui indique les données de ma naissance à laquelle est reliée ma vie passée et ma vie future.  Si je dis Dipak, l’astrologue va se tromper et me dire n’importe quoi Clin doeil… 

 

Vers 6 mois, le bébé recevra la cérémonie Anna Prashanna, où il reçoit sa première nourriture solide comme des grains de riz. Soit l’enfant est amené au temple ou soit un prêtre vient au domicile. Il y a toujours don d’offrandes aux dieux toujours dans un feu sacré aussi, comme du riz sucré…il  récite des mantras également.   

 

Ensuite vient sa première coupe de cheveux appelé Mundan,  qui se fait en général quand le point faible dans le crâne de l’enfant disparaît, vers les 14 mois, mais ça peut varier.  Lors de Mundan, on rase complètement les cheveux de l’enfant… Pourquoi?  il y a plusieurs croyances…une croyance dit que les premiers cheveux de la naissance sont impurs et que pour cela il faut les raser pour les purifier. Mais une autre croyance plus belle dit en fait que les parents sacrifient les cheveux de leur bébé pour les offrir aux dieux en échange d’une longue vie heureuse et prospère pour leur enfant. 

 

Après vient la cérémonie appelée Vidyarambhana qui marque le début de l’éducation de l’enfant.  Vidya signifie connaissance et arambhan signifie le début.  Cette étape est réalisée vers 4 ou 5 ans. La cérémonie comporte généralement quelques mantras et des offrandes à Sarasvati Devi, la déesse de la connaissance et de l’éducation.  Lors de la cérémonie, on guide la main de l’enfant pour qu’il puisse écrire sur un tableur ses premières lettres de l’alphabet…parfois même on lui fait écrire le nom d’un dieu important pour la famille comme par exemple Rama… ca sera le premier mot écrit par l’enfant. 

 

Ensuite vient plus tard à l’adolescence du garçon,  la cérémonie Upanayana ou cérémonie du cordon sacré, c’est comme la confirmation chrétienne ou BarMitzvah chez les juifs.  C’est une cérémonie très importante pour le garçon effectuée en général dans les familles de Brahmanes traditionnelles.  Lors de cette cérémonie un cordon sacré est placé sur l’épaule du garçon qui devient ainsi un homme. Ainsi après la cérémonie c’est comme s’il renaissait une deuxième fois. Sa première naissance est celle donnée par sa mère, sa deuxième naissance est sa naissance spirituelle, lorsqu’il fait son entrée dans le monde adulte avec des responsabilités et une vie spirituelle.

Pour les filles, dans les villages, il y a aussi une cérémonie qui marquera le passage à la puberté, indiquant ainsi à toute la communauté qu’une nouvelle fille est libre pour le mariage. Dans les villes, on marquera ce passage par un changement d’habillement de la jeune fille, passant de la jupe au sari ou au kurta surwal. 

 

Plus tard viendra la cérémonie du mariage, appelée Vivaha et enfin celle de la mort, Antyesthi. 

 

Ainsi, il y a des cérémonies importantes tout au long de la vie qui marquent les différentes étapes de la vie et qu’on appelle chez nous samskaras. Les textes prévoient de 12 à 16 cérémonies à accomplir durant la vie. Mais de nos jours, les familles en ville n’ont pas le temps ou la volonté de tous les accomplir et ne réalisent que les plus importantes. 

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