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Joyeux Noël et bonne année 2015!

Chers amis, chères amies,

Les fêtes de Noël et de Nouvel An 2015 approchent…

Ici au Népal, nous avons une toute petite communauté de Chrétiens qui fêtent  également Noël et le Nouvel An de votre calendrier… Bien que nous sommes majoritairement hindous ou bouddhistes, nous aimons partager la joie des fêtes.. C’est pourquoi, le jour de Noël , les enfants au Népal ont également congé et nous sommes tous unis en pensées avec vous en ce jour de fête de réunion de famille et d’amis.

Si durant la veillée de Noël, vous avez envie de raconter une belle histoire, vous pourriez leur raconter la légende du voyageur … c’est une légende très populaire ici au Népal… la connaissez-vous?

Pourquoi l’accueil et le respect du voyageur est-il si important au Népal? La légende raconte…

Un jour le dieu Shiva souhaitait  tester les gens dans le monde.  Il a alors visité un village du Népal où il y avait des gens pauvres et des gens plus riches.

 Il s’est rendu en premier lieu devant l’entrée d’une magnifique maison où il semblait y  avoir beaucoup de belles choses et de l’argenterie. C’était une très belle demeure entourée de champs cultivés. Le dieu Shiva  changea alors son apparence et son visage pour  avoir l’air d’un simple voyageur.  Ensuite, il s’adressa au propriétaire de cette jolie maison en demandant s’il pouvait avoir de quoi manger et un logement pour passer la nuit.  Mais le riche propriétaire refusa et lui dit : « Tu as l’air d’un voleur et tu vas voler mon argenterie. Pars d’ici »! 

Le dieu Shiva lui dit alors poliment : « Je vous rassure, je ne suis pas un voleur, je suis juste très fatigué, je suis venu de loin et j’ai marché très longtemps.  S’il vous plaît, donnez-moi juste un tapis de sol et je dormirai à l’extérieur sans vous déranger.  N’ayez crainte et aidez-moi s’il vous plaît. »

Malgré ces paroles, le riche propriétaire refusa et le chassa avec mépris en le poussant par terre.  Le dieu Shiva se senti humilié, il était en colère de l’égoïsme et de la méchanceté de cet homme riche, et il le maudit.  

Le dieu Shiva fatigué et triste de s’être fait jeté, se rendit ensuite devant une petite maison.  C’était en fait une  toute petite cabane habitée par une famille pauvre qui dormait à même le sol avec leurs seuls vêtements sans même de couverture.  Cependant, cette famille l’accueillit très gentiment en lui faisant de la place dans leur cabane et en lui donnant à manger alors qu’ils en avaient à peine assez pour eux.  Shiva sentit que cette famille le respectait et l’avait accueilli du mieux qu’elle pouvait avec leurs simples moyens. Il comprit que cette famille avait bon cœur et n’était pas pauvre dans l’ âme.   Shiva était tellement heureux d’avoir été ainsi recueilli qu’il leur donna sa bénédiction en partant le lendemain.

Quelques mois plus tard, le riche propriétaire eut beaucoup de malheurs qui le rendaient de plus en plus pauvre…alors que la famille pauvre, grâce à la bénédiction de Shiva, avait de plus en plus de ressources… Leur cabane se transforma en une superbe demeure.  Les gens du village se demandaient pourquoi cette famille qui était si pauvre avant était devenue prospère si vite…pourquoi le riche propriétaire était devenu maintenant pauvre.  La famille expliqua alors que tout cela était arrivé depuis le jour où elle avait accueilli un voyageur fatigué venu de loin et qui avait faim. Ce voyageur avait passé la nuit chez eux et les avait béni en partant.  Depuis lors, plein d’heureuses choses leur étaient arrivées… Les gens du village comprirent que seul un dieu pouvait bénir et changer le cours de la vie des gens…ils comprirent que le voyageur devait être en fait le dieu Shiva sous l’apparence d’un voyageur ordinaire.  

La nouvelle de cette visite divine se répandit  de villages en villages …jusqu’en Inde !

C’est pourquoi, depuis lors,  au Népal comme en Inde, les gens croient que lorsqu’un voyageur vient leur demander le gîte et le couvert, il faut l’accueillir de son mieux et le respecter quelque soit son origine.  Il faut lui donner l’hospitalité comme un invité important.

Voilà l’origine de la légendaire hospitalité du Népal. Les voyageurs sont bien accueillis et respectés quelque soit leur origine ou leur religion..

 Sur cette jolie histoire, mon équipe de porteurs, de guides, Basanta, ma famille et moi nous vous souhaitons à tous un très joyeux Noël et une bonne santé et le meilleur pour l’année 2015!  A bientôt!

 

 

 

 

Séjour dans ma famille à mon village Chormara

Après leur trek dans le pays des Thakalis, Aurore et Jean-Claude sont  partis faire un petit safari dans le parc national de Chitwan, un endroit protégé qui abritent les derniers rhinocéros d’asie avec une corne et le tigre du bengale. C’est un endroit inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. La faune et la flore y est très dense, c’est vraiment un endroit très beau et très paisible qui plaît à tous les amoureux de la nature. Le parc est très grand et s’entend sur de nombreux km.  Il est délimité par  la rivière de Narayani qui délimite. Il y a aussi  Ghochada où se situe le célèbre Temple Tiger Restort , qui est à environ 12km.  Plus loin, il y a Island Jungal Resort qui est à 23km.

Le 16 novembre, ils m’ont rejoint à  mon village qui s’appelle Chormara et qui est situé dans la plaine du Teraï, la plaine sud du Népal.   Chitwan est au sud-est de mon village.  Le jour de leur arrivée, nous les avons accueillis dans ma famille.  Jean-Claude a regardé mon oncle traire le buffle pour avoir du lait que l’on fait bouillir longuement ici avant de le boire dans le thé ou nature.

Ensuite, je leur ai fait visiter notre jardin et de celui de mon oncle derrière la maison.  Ma maison et celle de mon oncle se trouvent l’une à côté de l’autre, avec une grande cour intérieure.  C’est très convivial.  Dans ma maison où habitent mes parents et ma famille lorsque nous ne sommes pas à Kathmandu, nous pouvons loger jusqu’ à 6 ou 7 personnes.  Nous avons un petit temple qui sert pour les fêtes religieuses.  L’année passée, j’ai même fait une salle de bain avec une douche où il est possible d’avoir de l’eau chaude quand il y a de l’électricité.   Autant dire que pour ma famille, avoir une salle-de-bain est un grand changement qui a amené un certain confort dans notre vie.  Avant, nous allions à la pompe de la source pour prendre de l’eau et nous laver.  Avoir une salle-de-bain n’est pas encore très courant dans les campagnes où la vie traditionnelle et les croyances sont encore fort ancrées.   Durant leur séjour, Jean claude et Aurore ont pu observer et voir comment se passait la vie chez nous au quotidien, comment cela se passe dans une famille traditionnelle au Teraï.

A ce moment-là, c’était l’époque de la récolte de riz, ils ont donc vu comment on récolte et on bat le riz , comment on nettoie le son…   Nous avons aussi fait un petit tour dans les rizières en allant au village de l’ethnie Tharu, village très typique où les coutumes ancestrales sont très pratiquées.  Les Tharus sont très présents dans la région de Chitwan et ce sont les premiers habitants du Terai.

Aurore et Jean-Claude ont aussi remarqué que mon papa est chaman et souvent il y a beaucoup de gens malades qui viennent le visiter.  Chez nous, c’est encore la coutume d’aller consulter le chaman du village lorsqu’ on a problème de santé.  Les gens ici croient encore beaucoup aux pouvoirs du chaman.

Le 17 novembre, nous sommes partis pour un petit trek, vers le nord, mais toujours pas très loin de mon village.  En partant, comme c’était un samedi, nous en avons profité pour passer par le marché local du samedi.  Tous les gens y viennent pour faire leurs achats une fois par semaine, c’est très coloré, varié et i y a toujours beaucoup d’animations.  Les gens en profitent pour parler et s’échanger les nouvelles.  C’est toujours agréable de faire le marché.  On y vend un peu de tout… des fruits et des légumes cultivés par les agriculteurs dans la région, du poisson séché, de vêtements, des petits bijoux, des tissus, etc….  Ensuite, nous  avons marché pendant 3h environ dans la plaine, en traversant forêts et rizières, pour finalement arriver à un petit village au pied de la colline où nous établissons notre campement.   Rapidement les enfants et les villageois sont venus à notre rencontre.  Mon fils aîné Siddartha avait souhaité nous accompagner.  C’était pour lui la première fois qu’il partait au trek avec son papa et  Aurore et Jean-Claude.  Il était très content de cette expérience et a beaucoup aimé camper et marcher avec nous.  J’étais très heureux qu’il soit avec nous.

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Jean-Claude, mon fils Siddartha et Aurore

 

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Moi, mon fils Siddartha et Jean-Claude

Le 18 novembre au matin, nous avons visité le village de Duwakun.  C’est là que Jean-Claude a appris à labourer à la népalaise (hihi),  nous avons rencontré un forgeron.   Duwakun est un village où il y a un mélange de différentes ethnies, mais la majorité sont Magar, grand groupe ethnique aussi.  Ils sont assez reconnaissables par le visage de type mongole.  Ensuite, nous avons suivi la rivière Giruwari khola et avons traversé le village de Jhang kata et Luwase dhara où nous avons pu voir des mariages.  De mi-novembre à  mi-décembre, c’est la saison des mariages.  Enfin, nous sommes arrivés à Chormara vers 15h et avons fait la rencontre de 4 autres clients arrivés avec un autre guide à mon village.  Ils allaient faire le trek des collines en partant de mon village jusque Pokhara.   Jean-Claude et Aurore ont alors sympathisés avec eux et échangé avec eux.

Le 19 novembre, Jean-Claude et Aurore ont fait une petite visite de Chormara. Ils ont été à la rencontre des villageois.  Le soir, ils ont joué aux cartes « rami »  avec mon papa. Mon papa adore jouer aux cartes et il a ainsi sympathisé avec Aurore et Jean-Claude.

Près du village, au milieu des rizières vit une autre groupe ethnique, les Kumal, également une ethnie assez ancienne.

Il y a donc beaucoup de variétés ethniques, de faune et de flore  à découvrir près de Chormara,  le Népal c’est bien plus que les belles montagnes, il y a énormément de variétés à différents niveaux (culturelles, géographiques, climatiques, etc.).

Venir au Teraï dans mon village, en famille d’accueil c’est découvrir le Népal autrement… c’est un séjour que l’on  peut faire aussi avec des enfants, accessibles à tous, aux petits comme aux grands, agréables avec ses promenades dans la plaine et en traversant les villages où il est possible de camper.  Il y a beaucoup  de rencontres avec les villageois qui sont très intéressés de faire la connaissance d’étrangers venus découvrir leur pays… pour eux c’est une façon de voyager  et de rencontrer d’autres cultures et d’autres personnes venues de loin.

TERAI
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Festival Indra Jatra…fête du dieu de la pluie et fin de la mousson

C’est encore la fête chez nous  Cool

Après la fête des femmes, le festival Teej, c’est le tour du dieu Indra qui est célébré !

A Kathmandu, les festivités commencent pour célébrer Indra Jatra (Jatra= festival/fête en népalais). C’est une des principales fêtes de la communauté Newar de Kathmandu qui remonte à l’époque des Malla, royaume prospère de Kathmandu.

Comme beaucoup de fêtes au Népal, hindous et bouddhistes se réunissent pour fêter ensemble Indra Jatra, la fête du dieu Indra, dieu de la pluie et roi du ciel, marquant la fin de la mousson.

Indra Jatra est une fête qui célèbre également Kumari Jatra (fête de la Kumari, déesse vivante du Népal) et Bhairav Jatra (fête de Bhairav, dieu qui chasse le mal).

La légende raconte qu’Indra, dieu de la pluie et roi du ciel, était descendu sur terre sous forme humaine pour venir cueillir une fleur, la fleur Parijat, pour sa maman Dagini. Le peuple l’attrapa lorsqu’il était occupé à cueillir la fleur en le prenant pour un voleur. Ils l’attachèrent avec des cordes sans savoir qu’il était un dieu. Quand sa maman Dagini s’inquiétait de ne pas le voir revenir, elle alla sur terre et demanda à libérer Indra en promettant au peuple de répandre de la rosée sur leurs cultures et d’emmener avec elle, les gens décédés durant l’année écoulée au ciel. Le peuple (cultivateurs) étaient très contents de cette promesse et libérèrent Indra sur ces bonnes nouvelles. Depuis lors, on fête Indra Jatra.

Le premier jour, un arbre est coupé dans la forêt de Nalla, béni et placé sous forme de pilier (Linga) avec un drapeau très important qui porte bonheur et qui est mis au-dessus en face du Palais Hanuman Dhoka à Katmandu, l’ancien palais royal Malla. Ce drapeau est très important et est gardé sous surveillance toute l’année dans le palais. Selon la croyance, Indra avait reçu ce drapeau de Vishnu pour le protéger. La mise en place du pilier marque le début des festivités , des rituels et de nombreuses danses avec des masques et costumes traditionnels sont effectués. Les instances officielles sont aussi présentes.

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Installation du linga avec le drapeau

C’est aussi le premier jour que les Newars célèbrent la mémoire pour les membres qui sont décédés dans l’année écoulée en plaçant des petites lumières le long des rues dans les parties de la vieille ville pour que Dagini les emmènent avec eux au ciel retrouver leurs ancêtres.

C’est un festival qui dure 8 jours et où il y a chaque jour beaucoup de danses et des chants sur les places importantes de la veille ville à Katmandu ainsi que des rituels.

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Le troisième jour est un jour important : c’est le jour de la sortie de la déesse vivante Kumari qui va conduire une procession à travers les rues de Katmandu pendant plusieurs jours pour remercier le dieu Indra de la pluie.

Elle apparaît en public en marchant sur un tapis pour ne pas toucher le sol car c’est une déesse et elle est mise dans son char de parade.

Qui est la Kumari ? Kumari, ça veut dire vierge en népalais. La Kumari du Népal est considérée comme l’incarnation de la déesse Taleju, femme de Shiva, ou Vajra Devi chez les bouddhistes, déesse gardienne du Népal, de la pureté, de l’art et de l’administration. C’est donc une déesse vivante adorée par le peuple.C’est en fait une petite fille qui a été choisie selon des critères particuliers tres precis lors de la tombée de sa première dent de lait (vers 3 ou 4 ans). Elle est vénérée comme une déesse jusqu’à l’âge de sa puberté où elle redevient humaine. A ce moment là une autre Kumari est choisie et l’ancienne Kumari peut reprendre une vie normale. C’est le gouvernement népalais qui s’occupe des besoins de la Kumari, de sa suite et de sa famille.

La déesse vivante Kumari est le symbole de l’harmonie religieuse au Népal. Elle est elle-même du clan des Shakya des bouddhistes Newar. Ils sont responsables de prendre soin de la déesse vivante Kumari et un prêtre hindou effectue quotidiennement des offres à la déesse vivante Kumari. Cela a harmonisé hindouisme et le bouddhisme au Népal.

Dans le passé, le roi du Népal rendait hommage à la Kumari le premier jour pour avoir sa bénédiction afin de bien diriger le pays, mais maintenant c’est le president qui fait l’hommage vu que le Népal n’est plus une monarchie.

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La Kumari

Il y a beaucoup de monde venu voir la Kumari qui va être dans un cortège de 3 chars qui débute à Basantpur Square, tout près de la maison de la Kumari et qui défilera pendant plusieurs jours dans Katmandu. Il y a un char pour la Kumari, un char pour Ganesha (dieu à tête d’éléphant, fils de Parvati) et un char pour Bhairav (autre forme de Shiva, chasse le mal).

 

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Ganesh

Si vous êtes à Katmandu lors de Indra Jatra, vous verrez beaucoup de spectacles de danses traditionnelles avec les masques et costumes, ainsi que le défilé des chars de la déesse Kumari, de Ganesh et de Bhairav dans les vieux quartiers de Katmandu. C’est une expérience inoubliable d’assister à Indra Jatra. La fin du festival se termine lorsqu’on abaisse le Linga (pilier) le dernier jour.

Après Indra Jatra, d’autres festivals vont arriver… Dashain et Tihar… la fête continue Rire

 

Teej, festival des femmes

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 Selon la mythologie hindoue, le 3 ème jour après la nouvelle lune du mois de Shravan, la déesse Parvati (Teej Mata) est allée à la maison de Shiva pour s’unir à lui.   

La légende raconte que Parvati a fait pénitence et attendu 108 renaissances pour pouvoir devenir l’épouse de Shiva. A sa 108 ème renaissance, Shiva a réalisé combien elle l’aimait et combien son dévouement etait grand, et il l’a prise pour épouse.

Le festival Teej symbolise les retrouvailles et l’union de Shiva à Parvati et le dévouement des épouses pour leur mari. La déesse Parvati a dit que ce jour de son union à Shiva était de bon augure pour la vie conjugale des femmes et de leur famille. Celles qui feront des louanges et prieront Shiva en ce jour seront bénies dans leur vie de couple et de famille.   

Cette année, le festival Teej au Népal et en Inde a lieu le 30 août, 31 août et 2 septembre.

A cette occasion, les femmes se font très belles et s’habillent de saris rouges et de brillant. Le rouge est la couleur de l’amour et une couleur de bon augure, aussi portée par la femme lors de son mariage. Lors du festival Teej, les femmes se regroupent entre amies et avec les  autres femmes mariées et célibataires, elles défilent dans les rues en chantant et en dansant en faisant des louages à Shiva et Parvati, racontant l’histoire de leur famille et belle famille…   

C’est une fête qui dure 3 jours avec beaucoup de joie, de danses et de chants.

Dar Khane Din, c’est le premier jour de la fête Teej. Les femmes mariées et célibataires se rassemblent , chantent et dansent tout au long de la journée. Il y a beaucoup de joie entre elles. Elles vont manger chez leurs parents ou parentés  un bon plat de fête (avec de la viande).   

Le deuxième jour est Haritalika, un jour de prières et de jeûne pendant lequel les femmes ne mangent pas et vont prier au temple. Elle peuvent boire de l’eau. Certaines mangent des fruits mais il n’y a pas de repas complet durant un jour. Elles s’habillent toujours en sari rouge et vont au temple prier le dieu Shiva.

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 Elles font des offrandes à Shiva et prient pour qu’il procure longue vie à leur mari et leur famille.  Les femmes célibataires y vont aussi  pour prier Shiva afin qu’il leur trouve un bon mari et qu’elles puissent faire un bon mariage. La partie importante de la puja est la lampe à huile qui doit être allumée pendant toute la nuit du deuxième jour symbolisant la dévouement de Parvati à Shiva.   

 

Le troisième journée du festival s’appelle Panchami Rishi. Après l’achèvement de la puja de la journée précédente, les femmes rendent hommage à différents dieux, elles se baignent avec de la boue rouge provenant des pieds d’un buisson sacré datiwan.  C’est un acte de purification qui marque la fin de la célébration Teej. De nos jours, avec les modes et la vie actuelle, il y a eu des changements dans les rituels et habillement, surtout chez les jeunes mais le message de Teej reste toujours le même.

Fête des ancêtres à mon village

Ce mercredi 18 mai, j’étais avec ma famille à Chormara pour  participer à une grande fête qui célèbre de nos ancêtres.  A cette occasion, une centaine d’invités sont venus pour la fête et nous avons sacrifié 7 chèvres. Tous les trois ans, c’est la tradition de faire une grande fête familiale pour célébrer nos ancêtres.  Beaucoup d’oncles, de cousins viennent avec leurs femmes et enfants pour célébrer cette grande fête.

La date de cette fête est fixée soit par un prêtre soit par la famille. Le sacrifice des chèvres se fait en offrande à la déesse Kali pour l’honorer et la célébrer.  Nos ancêtres ont sacrifié les chèvres pour la déesse Kali et maintenant, c’est nous qui continuons à le faire en mémoire de eux et pour eux.

Kali est la déesse noire, à la fois destructrice et créatrice. Elle est la déesse qui détruit les mauvais esprits et qui protège ceux qui l’honorent et la célèbrent.   Elle est comme la mère protectrice. En l’honorant,  elle nous protègera et permettra à nos ancêtres de reposer en paix au paradis. Au cours de la journée de fête, les invités arrivent et nous préparons un grand repas pour tous.

 

 

 

 

 

Festival des lumières Tihar ou Dipawali

TIHAR ou DIPAWALI, C’est la fête des lumières…. C’est la fête de la prospérité et de la vie, une fête pleine de brillance où on célèbre la déesse Laxmi, déesse de la richesse et aussi « Yamaraj » le seigneur des enfers.  Ce festival dure 5 jours . J’étais en trek quand cela a eu lieu mais quand-même je vous explique cette fête importante aussi après celle de Dashain.

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La Déesse Laxmi est l’épouse du Seigneur Vishnu. Elle est née de l’océan et elle possède la richesse des mers. Elle est assise sur un lotus et son véhicule est une chouette. Au troisième jour de cette fête, à  minuit, elle fait le tour du monde sur sa chouette pour regarder comment on la célèbre.

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Yamaraj est le seigneur des enfers…

Pourquoi on célèbre la déesse Laxmi et le YamaRaj?

Il y a une légende qui raconte qu’un Roi était vieux et vivait les derniers jours de sa vie. Son astrologue lui avait prédit qu’un serpent allait lui prendre sa vie. Le Roi ne voulait pas mourir et il demanda à l’astrologue s’il y avait un moyen pour échapper à la mort. L’astrologue conseilla au Roi de dormir avec des lampes à huile tout autour de son lit , de décorer son palais  de mille lumières le jour où l’on vénère la déesse Laxmi.  Ainsi, la déesse Laxmi convaincrait le serpent de ne pas faire mourir le Roi .  Ce qui fut prédit se réalisa… au moment où le serpent devait  faire mourir le Roi,  la Déesse Laxmi est apparue et lui dit de ne pas le faire.  Alors, le serpent obéit et conduisit le Roi vers Yama Raj, le seigneur des enfers. Le serpent dit que ce n’était pas encore le moment pour le Roi de mourir et quand Yama Raj ouvrit son registre du temps où il indiquait ce qui restait au Roi à vivre, il était marqué un « 0 » mais le serpent rajouta astucieusement un « 7 » devant le zéro. Ainsi le Roi vécu 70 ans de plus. C’est pourquoi, la déesse Laxmi et le seigneur des enfers sont largement célébrés . Durant cette fête, comme son nom l’indique, il y a des petites lumières brillent partout dans les maisons, les villages, les villes…. Cela brille partout. 

Le premier jour de Tihar est appelé « Kag Tihar », le jour des corbeaux , le corbeau étant le gardien des enfers. Ce jour là,  avant de prendre le repas, on offre d’abord de la nourriture aux corbeaux. Au Népal,  les corbeaux ne sont pas tués car on raconte qu’une fois un corbeau avait bu l’eau de la vie et donc il ne fallait pas le tuer.  

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Le deuxième jour est appelé « Kukur Tihar », le jour des chiens. Le chien est souvent le gardien de la maison. Une légende dit qu’il y a un chien à la porte de Yama, gardant la porte des enfers. Ainsi, ce jour là, on honore le chien et on pose la tika rouge  sur le front du chien avec une belle guirlande autour de son cou. Après avoir célébrer le chien, on lui donne un délicieux repas. Même un chien errant est regardé avec respect ce jour-là. On prie les chiens qui gardent les maisons, puisqu’il garde la porte de l’enfer et qu’il détourne les maisons des mauvais événements.

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Le troisième jour est le plus important de la fête. On l’appelle « Laxmi Puja », le jour où l’on célèbre la Déesse Laxmi, la déesse de la richesse. 

Ce jour-là, tôt le matin, la vache est célébrée. La vache symbolise la richesse, elle est l’animal le plus sacré des hindous. La vache reçoit la tika sur son front et aussi une guirlande autour de son cou, puis un bon repas.   Ce jour là on met de la boue rouge sur une petite partie extérieure de la maison, devant la porte principale et on place une lampe à huile allumée. Un petit chemin est réalisé de cet endroit jusqu’à celui où l’on garde la boîte des vieilles pièces et objets de valeur, c’est la pièce des puja. Tous les Népalais ont une boîte dans laquelle ils mettent des pièces pour célébrer Laxmi. Cet argent n’est jamais utilisé sauf en cas d’urgence. La maison entière est décorée de lampes à huile allumées, disposées à chaque porte et fenêtre. Laxmi, la Déesse de la richesse, est célébrée en exécutant un rituel traditionnel, et puis il y a des festivités dans la maison. Partout des groupes de jeunes filles viennent le soir dans les maisons pour chanter des louanges à la Déesse, elles sont alors invitées et des cadeaux leur sont donnés.  C’est une nuit tres animée dans les maisons.

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Le quatrième jour est un peu différent. Normalement la plupart des gens pratique le « Guru Puja », la célébration des bœufs. On appose la tika sur le bœuf, on lui met une guirlande et on lui donne à manger . D’autres personnes adeptes du Seigneur Krishna, pratique le « Gobhardan Puja ». Ces personnes font un petit monticule de bouse de vache et y déposent de l’herbe en guise de Puja. Ce Puja symbolise l’action du Seigneur Krishna lorsqu’il souleva la colline de Gobhardan pour sauver des inondations des millions de personne et de vaches .  La communauté Néwar pratique le « Mha Puja », qui signifie littéralement « célébration de soi-même ». Ce jour commence la nouvelle année Néwar.

Le dernier jour de Tihar est appelé « Bhai Tika », correspondant à la remise du Tika aux frères par les sœurs. C’est la prière des sœurs envers Yama Raj, Dieu de l’enfer, dans l’espoir qu’il procure une longue vie à leurs frères. 

Bonheur à Dashain dans ma famille

C’est avec grande joie que j’ai pu fêter le festival Dashain dans ma famille avec mes parents et la famille de mon oncle à mon village.

Cette année, le festival Dashain était spécial pour mes parents et ma famille et celle de mon frère car depuis plusieurs années mon frère et moi-même n’avions pas eu la possibilité de fêter Dashain avec eux et toute notre famille au village. Mon frère travaille en Arabie et il n’a pas l’occasion de revenir souvent au village et moi en octobre, c’est la haute saison des treks et je suis la plupart du temps en trek à ce moment-là. Ni lui ni moi avons la possibilité habituellement d’être au village mais cette année, nous avons eu beaucoup de la chance. J’ai vu les larmes de joie dans les yeux de mes parents, ils étaient trop contents et c’était grand bonheur pour nous tous d’être réunis. Bien sûr pour les enfants, ils adorent Dashain car ils ont congé à l’école et s’amusent avec la balançoire placée à côté du temple, ils jouent beaucoup avec leurs amis du village.  Comme le veut la coutume, le dixième jour du festival, nos parents et aînés de nos familles donnent la bénédiction pour nous apporter bonheur et prospérité dans nos vies, pour qu’on progresse bien, pour avoir bébé pour les nouveaux mariés…  

 

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Photo de rizière à mon village, j’ai trouvé le paysage joli en ce moment avec les rizières

C’est quoi le festival « Dashain » au Népal?

Oh là là, Dashain c’est le plus important festival de l’année pour les Népalais!   C’est un festival qui est aussi important que Noël chez vous. Cela dure 15 jours et il y a beaucoup de festivités.  Ce festival a lieu le mois de Kartik dans le calendrier Bikram Sambat, c’est-à-dire à la fin Septembre – début Octobre dans votre calendrier.  Il est célébré par toute la population et dans toutes les castes. Les 15 jours de festivités ont lieu pendant la quinzaine lunaire et se termine le jour de la pleine lune. Pourquoi on fête Dashain ? Ce festival commémore la victoire des dieux contre les démons, c’est la déesse Durga qui a tué le démon Mahisasur, qui terrorisait la terre sous l’apparence d’un buffle.  C’est donc un festival dédié à la déesse Durga, la déesse mère, source de vie. 

 

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Comment on prépare le festival Dashain ? Comme c’est la fête la plus importante de l’année, on prend soin de nettoyer sa maison et de bien l’arranger pour inviter la déesse-mère Durga à venir visiter la maison et à la bénir afin de porter chance durant toute l’année. C’est aussi pour faire bon accueil à toute la famille qui se réunit à cette occasion. C’est aussi l’occasion où on offre beaucoup de cadeaux à sa famille et à ses proches. Donc, on fait beaucoup les marcher pour faire des achats et la tournée des temples pour faires les offrandes. Beaucoup d’institutions ferment de 10 à 15 jours.  L’activité tourne au ralenti car tous veulent profiter de la fête.  Les enfants ont congé à l’école et aiment beaucoup cette fête.

Les 9 premiers jours comémorent les 9 jours de bataille entre la déesse Durga et le démon Mahisasur. Durant ces 9 jours, de nombreux rites tantriques sont réalisés et les gens rendent hommage à la déesse dans les temples qui lui sont consacré et chez eux aussi. Car bien sûr dans chaque maison, il y a un endroit réservé aux dieux. Si Durga est correctement adorée et heureuse, de bonnes choses arriveront.  Si elle est irritée par négligence,  alors des malheurs arriveront.  A l’occasion de Dashain, on fait aussi le kalash  qui est une sorte de pot rempli d’eau bénite et couvert de fumier où sont plantées des graines. Il est mis à l’ombre dans un petit plat rempli de sable où il y a aussi des graines.  Chaque jour, un brahmane bénit le kalash.  Après 6 jours environ, de l’herbe jaune a poussé, c’est le Jamara, c’est considérée comme un bienfait de Durga qui est source de vie. 

 

 

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le Kalash avec le Jamara qui a poussé

Dans ces 9 jours, le 8eme jour, appelé le « Maha »,  est le jour où de nombreux hindous orthodoxes vont être à jeun. Des sacrifices sont organisés dans presque chaque maison. La nuit du huitième jour est appelée « Kal Ratri », c’est la Nuit Noire: dans l’obscurité de la nuit, de nombreux sacrifices ont lieu pour la déesse mère. Les sacrifices se poursuivent jusqu’à l’aube et après les gens mangent de grandes quantités de viande à ce moment là. 

Le 9ème jour est appelé « Nawami », où on honore la déesse Durga pour obtenir sa bénédiction. C’est le jour où les usines, les véhicules, les machines et instruments reçoivent aussi des offrandes afin d’obtenir la bénédiction de la déesse Durga pour qu’elle les protège contre les accidents au cours de l’année. C’est une journée très colorée où l’on voit des motos fleuries avec des offrandes, les avions aussi reçoivent des offrandes, etc. Le 10ème jour est le jour où Mahisasur a été tué. Ce jour est appelé   »Dashami » et c’est le jour où nous recevons la tika de nos aînés et leur bénédiction. Nous visitons nos aînés dans leur maison pour recevoir la tika tandis que les plus jeunes viennent chez nous pour recevoir la bénédiction de notre part. L’importance de Dashain est donc liée aussi fait que c’est le moment où les familles se rassemblent et se retrouvent, souvent les membres de la famille viennent de très loin pour se revoir et recevoir la bénédiction de leurs parents. Cela se poursuit pendant 4 jours.Ce sont des jours qui symbolisent la victoire avec la bénédiction de la déesse. Et le 15ème jour, le jour final est un jour de repos qui se termine le jour de pleine lune.

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 Balançoire à l’occasion de la fête de Dashain

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Prières et offrandes

Pourquoi c’est chouette de venir au Népal?

Un des plus grand avantage  du Népal est qu’il y a une grande diversité dans beaucoup de domaines (géographie, climat, faune, flore, populations locales…). Si on avait la mer, on aurait presque tous les paysages emoticone (hihi)

Il y a 3 grandes parties géographiques au Népal : la plaine du sud en bas (Teraï), la moyenne montagne (au milieu) et la haute montagne (au nord)  Dans la plaine sud  du Terai (d’où je viens), il y a beaucoup de rizières et des terrains fertiles, il y  a beaucoup de facilités comme l’école, des hôpitaux, des routes et des transports, etc. C’est une région subtropicale avec un  climat chaud, son altitude varie de 60 à 300m. Il y fait plus chaud à l’ouest qu’à l’est. 

Dans la région des collines au centre, le climat est plus agréable, ni très froid ni très chaud, c’est dans cette région que se trouvent les vallées de Kathmandou, Pokhara…La plupart des cultures dans les collines sont des cultures en terrasse (mais, blé, sarasin, etc), l’altitude va de 300m à 3000 m, la vie y est un peu plus difficile que dans la région du Terai (excepté dans les villes comme Phokhara et Kathmandu). Les routes et transports sont moins nombreux.

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Dans la région de la haute montagne, c’est une région peu peuplée parce qu’il fait très froid, la vie y est difficile. Les terrains sont beaucoup moins fertiles et il y a peu de possibilités de transport. La plupart du temps, il fait très froid et sec, cela va de 3000m à  8848m, mais par contre c’est une région idéale pour les treks et l’alpinisme. Grâce aux treks et à l’alpinisme, la  plupart des habitants de cette région peuvent vivre mieux.  Avant le tourisme, ils étaient très pauvres, ils élevaient du bétail, vendaient des herbes médicinales, cultivaient un peu de cultures mais maintenant beaucoup sont devenus guides, porteurs, propriétaires de lodges, etc. Pendant l’hiver, ils descendent vers le bas jusqu’à Kathmandu ou Pokhara pour y passer l’hiver et à la bonne saison (automne et printemps), ils remontent… Apres 4000m il y a très peu de végétation, et ça devient de plus en plus minéral. 

Ces différentes parties offrent ainsi différents climats et reliefs avec chaque fois de nombreuses variétés de faune et flore qui sont liés au climat et à la géographie. La taille des rhododendrons est impressionnante et les différents types d’orchidées sont très nombreux aussi.

Nous avons aussi de belles rivières pour faire du rafting… Pour le trek, il y a beaucoup de belles régions  comme l’Annapurna, l’Everst, Dolpo, Lantang, Helambu etc. Il y a aussi la jungle pour faire des safari comme à  Chitwan, Bardia, Kosi Taphu (Teraï), c’est très intéressant pour ceux qui aiment observer les animaux sauvages, les oiseaux, la faune et la flore locales. Il y a aussi beaucoup de groupes ethniques (plus de 60) qui ont leurs coutumes, leurs rituels, dialectes, leurs façons de danser, leurs habits…. de nombreux sites historiques comme par exemple, Baktapur, Patan, Boudhanatha, Sawanbhou nath, Pasupatinath,  etc. La religion est importante et partout présente au Népal: on dit souvent que la religion du Népal est un mélange d’hindouisme et de bouddhisme qui cohabitent harmonieusement. La présence d’autres religions plus minoritaires (religion musulmane, chrétienne, Sikh, etc.) existe et heureusement il n’y a jamais eu de guerre de religion au Népal. 

L’accueil et le respect des voyageurs : dans notre culture, c’est la coutume de bien accueillir les voyageurs et les étrangers, nous les respectons beaucoup et aimons échanger et avoir des contacts avec eux. Nous espérons aussi qu’ils comprennent nos coutumes et les respectent. Nous sommes heureux et fiers qu’ils s’intéressent à notre pays et viennent de loin pour découvrir notre culture, c’est pour cela que c’est important qu’ils passent un bon séjour chez nous.

 

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Lorsque les trekkeurs viennent ici pour la première fois, ce n’est en général jamais pour la dernière fois…  souvent ils tombent amoureux du Népal et ont envie de revenir. A leur retour ils parlent et racontent à leurs amis et famille. Grâce à eux,  d’autres viennent au Népal… ainsi, grâce à eux, aux agences, aux treks, aux expéditions, nous avons du travail et nous sommes contents de vous guider dans notre pays.

  

 




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