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Archive mensuelle de juillet 2010

La vie agricole…

J’ai eu l’occasion de visiter mon ami Gabriel qui a une ferme ici et aussi d’aller à une grande foire agricole où il y avait une exposition avec beaucoup de machines, de tracteurs pour les travaux de la ferme et pour labourer les champs, j’ai vu plusieurs types d’animaux aussi. En plus, il y avait un spectacle de chevaux qui tiraient des arbres et une démonstration de tracteurs de différentes marques… J’ai trouvé tout cela très intéressant, j’ai été impressionné par le nombre de machines qui existent pour tous les travaux, aussi bien dans la ferme que dans les champs avec le labourage, la récolte…même pour entretenir le jardin, par exemple pour tondre la pelouse (petit tracteur ou tondeuse), pour labourer, pour récolter, pour traire les vaches…il y a des machines.  Ici la vie est facilitée par les outils et machines de toutes sortes…Les animaux sont aussi plus forts et plus musclés que chez nous.  J’ai trouvé que les taureaux sont comme les rhinocéros chez nous J  J’ai aussi vu beaucoup de champs de blé, de maïs, de pommes-de-terre…  cela m’a beaucoup plu de découvrir la vie agricole ici. Mon  ami Gabriel m’a expliqué que la vie des agriculteurs en Europe n’était pas facile à cause des lois et  taxes européennes et de l’organisation du marché. Les fermiers ont beaucoup de difficultés financières et le nombre de fermes diminue de plus en plus…  

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Chez nous, il y a beaucoup de petits  agriculteurs. Ils cultivent selon leurs besoins.  En 1975, le gouvernement a voulu lancer des mesures pour le développement de l’agriculture. Petit à petit ils ont introduit des produits comme chez vous (engrais et insecticides) mais cela reste faible comparé à chez vous. Chez nous, les paysans sont libres de cultiver et élever comme ils veulent. Bien sûr, le rendement n’est pas aussi grand,  le travail est toujours manuel, il n’y a pas de machine comme ici. Nous faisons toujours la traite des buffles ou des vaches avec les mains. Nous utilisons le plus possible de composte naturel. Le labourage se fait manuellement avec une charrue et deux bœufs ou deux bufles . Nous travaillons la terre avec une bêche. Parfois, il arrive que nous louons un petit tracteur pendant la saison de labourage de la terre (juin, juillet) pour y planter le riz. Je ne sais pas comment cela évoluera dans l’avenir mais il se peut que l’introduction des machines, des engrais et insecticides se fassent quand-même petit à petit… Pour l’instant, la plupart de nos cultures sont biologiques mais je ne sais pas encore pour combien de temps…   

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Peuple de ma région…

Il y a énormément de différentes cultures en Europe, chaque pays, même chaque région à l’intérieur d’un pays a ses particularités, sa façon de parler, son accent, ses expressions,  ses spécialités locales…

Dans ma région au Terai, il y a aussi beaucoup de diversité le district de Nawalparasi, il y a aussi différents ethnies dont un peuple très intéressant qui s’appelle le peuple Tharu.  

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Avant au Terai, il  y avait énormément de forêts très denses (jungles en fait). Vers les années 1960, une déforestation du Terai s’est effectuée permettant ainsi à beaucoup de gens des collines de différents groupes ethniques de venir s’y installer.  Les terrains issus de l’ancienne jungle ou forêt y  étaient gratuits. C’est ainsi que mes parents sont venus du district de Syanja près de Pokhara pour s’installer à Chormara en 1968.  A l’époque, environ 22 familles étaient descendues en même temps avec mes parents pour s’installer à Chormara. 

Le nom de Chormara est assez particulier. Il signifie « tueur de voleurs » car une légende raconte qu’au lieu d’emprisonner les voleurs et les bandits, on les amenait dans la forêt autour de Chormara qui était tellement dense que les voleurs et les bandits y mouraient car ils n’arrivaient pas à survivre (malaria, conditions de survie difficiles et hostiles avec les animaux féroces comme les tigres, lions, rhinocéros, léopards etc).  La forêt était comme une prison pour eux.

Aujourd’hui, il y a donc beaucoup d’autres ethnies aussi (Brahmanes, Chetri, Magar, Kami, Damai, etc) mais c’est l’ethnie Tharu la plus ancienne de la région de Nawalparasi et Chitwan. Le peuple Tharu était déjà installé là depuis des centaines d’années.  C’est un peuple de la forêt qui s’est adapté à son milieu et a développé une résistance aux maladies (résistants à la malaria).   Les Tharus sont des agriculteurs. Avant lors de la forêt dense, ils cueillaient également des produits forestiers tels que des fruits sauvages, connaissaient les plantes médicinales, les matériaux pour construire leurs maisons. Avant  ils chassaient et pêchaient beaucoup. Aujourd’hui ils pêchent encore beaucoup dans les rivières et lacs de la région.

      

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Les Tharus vivaient autrefois de façon isolée, ils ont ainsi développé une culture unique qui n’a pas été influencée par l’Inde ou le reste du Népal.  Dans l’ouest du Terai, la plupart des Rana Tharu préfèrent vivre dans de longues maisons avec de grandes familles de plusieurs générations, parfois 40-50 personnes. Tous les membres de la maison mettent en commun leur travail ,leurs revenus,les dépenses et l’utilisation de la cuisine.

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Les croyances et les valeurs morales du peuple Tharu sont étroitement liées à l’environnement naturel. Les Tharu sont des adeptes de l’hindouisme animiste. Un petit nombre se sont convertis au boudhisme récemment.

Les divinités traditionnelles des Tharu sont des animaux comme le cheval, le tigre, le bœuf, le mouton et le serpent.  Chaque village a sa propre divinité. La plupart des familles possèdent une statue d’un dieu traditionnel dans sa maison.  Les chamans Tharu utilisent des médicaments pour guérir les maladies, des incantations pour apaiser les dieux, des tambours et des sacrifices.  Les Tharu croient que la maladie vient lorsque les dieux sont mécontents.

Il ya plusieurs cérémonies religieuses célébrées par les Tharus.La plupart des cérémonies sont liés à la santé,  à la prospérité, et aux travaux agricoles.  Par exemple, Auli est un culte effectué après la récolte de riz. Maghi est célébré au mois de Magh, c’est-à-dire en janvier, février, au nouvel an Thau appelé aussi  Holi et célébré partout au Népal et en Inde.

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Les Tharu ont leurs propres vêtements traditionnels.Il ya des vêtements spéciaux qui sont utilisés seulement lors des fêtes.

Ils utilisent beaucoup les plantes dans leurs traitements.  Par exemple, fruits, écorces, feuilles, fleurs, racines, mangue, prune, lotus, poivre noir, orge, oignon, ail, gingembre, banane, etc sont utilisés lors de traitements.

 

De nos jours, les jeunes Tharu quittent de plus en plus les villages pour aller travailler en ville à l’étranger comme en Inde, en Arabie ou ailleurs.  Avant ils n’envoyaient pas leurs enfants à l’école et travaillaient toujours aux champs,  aujourd’hui, la nouvelle génération envoie de plus en plus ses enfants à l’école. 

A Georges et mes amis belges

C’est votre tour de fêter la fête nationale ! Et comme le veut la tradition, de la pluie est annoncée… il faudra voir  si elle sera bien au rendez-vous !  Joyeuses festivités ! emoticone

 

Jolies maisons…

J’ai observé beaucoup de différentes sortes de maisons ici, à la ville comme à la campagne, dans différentes régions, cela varie… certaines sont en briques, d’autres en pierre du pays. Il y en a aussi en bois, par exemple à la montagne.

Nouvelle construction à Kathmandu et vue sur Kathmandu et Pokhara

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Kathmandu

Chez nous aussi, comme il y  a différentes régions au Népal, il y aussi beaucoup de maisons typiques différentes liées à la région.  Par exemple, au Teraï,  il fait chaud et donc les maisons ont en général beaucoup de fenêtres et de portes.  Elles sont traditionnellement en terre, en briques de terre cuite, en bois ou en bambou avec un toit de tuiles en terre cuite, en tôle, en paille de blé, en paille de riz ou de feuilles d’aubépines pour les plus pauvres… Cela variera en fonction de la richesse de la famille. Les maisons modernes construites par des népalais ayant travaillé à l’étranger sont  par exemple construites en ciment (c’est devenu à la mode).

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Dans la colline, il  existe de très anciennes maisons rondes en terre, pierres ou briques de terre séchée chez les Gurung et Magar.  Les toits sont en pente faits de pierre, en paille de blé ou en tôle.  Ces maisons tendent à disparaître petit à petit car elles sont remplacées par de nouvelles constructions plus modernes. 

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Dans la montage, comme il y fait plus froid,  les maisons n’ont pas beaucoup de fenêtres ni de portes. Celles-ci sont petites pour éviter que le froid et le vent ne rentrent trop dans la maison. Elles sont en pierre de la région et en terre. Il y a en général minimum deux étages, le rez-de-chaussée est réservé au bétail qui émet une certaine chaleur qui chauffe l’étage où ils logent. 

Au Mustang et Dolpo, régions plus désertiques, il y a très peu de pluie et il fait très froid durant la majeure partie de l’année, avec des températures chutant beaucoup pendant la nuit. The mud roofs help to maintain the temperature balance inside the houses, and tend to last for a long time because there is so little rain. Les maisons sont rectangulaires avec des toits plats en boue. Les toits de boue aident à maintenir l’équilibre de la température à l’intérieur des maisons et durent longtemps. Le bois est stocké au-dessus du toit plat (comme vous pouvez le voir sur les photos).

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Les enfants…

Comme chez moi, les enfants jouent beaucoup dans les parcs  et jardins, devant leur maison, se baignent dans la fontaine ou piscine publique en ville… C’est amusant de les voir courir et jouer librement… Les bébés sont mis dans les poussettes ou portés dans les bras des parents. Il y a beaucoup d’équipements ici pour les bébés et ce sont les adultes qui s’en occupent…

 

 Chez moi, les enfants jouent aussi beaucoup, en ville dans les rues et les parcs publiques, à la campagne, dans les terrains et devant leur maison… ils s’amusent avec des voitures fabriqués en bois, jouent au foot, aux billes, utilisent des terrains en pente pour glisser sur des planches, se baignent dans les petits torrents ou points d’eau…  Il y  a aussi parfois des balançoires pour les enfants comme chez vous…

 

Les enfants, népalais ou européens jouent toujours avec beaucoup de joie avec ce qu’ils ont ou fabriquent. Ils ont toujours un grand sourire… L’enfance, c’est la belle vie.

 

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Jeu de foot

 

 

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La différence est sans doute au niveau de leur éducation… L’accès à l’éducation chez vous semble beaucoup plus équitable et facile que chez nous… Bien que le gouvernement a mis en place un enseignement gratuit à partir de 6 ans dans les écoles publiques jusqu’au niveau secondaire, il existe encore de graves problèmes dans le système éducatif. Par exemple, il n’existe aucun système publique pour l’éducation pour les enfants jusqu’avant 6 ans.  Dans les écoles privées, appelées chez nous « boarding schools », cela existe beaucoup mais cela coûte cher, c’est réservé aux familles plus riches et qui vivent en ville.  L’école a lieu 6 jours sur 7, du dimanche au vendredi, de 10h à 16h. Le jour de congé est le samedi. 

 

Normalement, tous les enfants peuvent fréquenter l’école publique à partir de 6 ans. En ville, les enfants fréquent plus l’école. A la campagne, à l’âge d’aller normalement à l’école, les enfants sont souvent considérés comme suffisamment âgés pour travailler et pour aider leurs parents. Dès lors, ils ne vont pas à l’école. Les filles ne bénéficient pas encore de la même égalité d’éducation que les garçons car les croyances traditionnelles privilégient les garçons. Dans les campagnes, il est fréquent de  voir des petites filles s’occuper de leur petit frère ou petite sœur pendant que leurs parents travaillent, elles portent ainsi sur leur dos leur petit frère ou petite sœur comme le ferait leur maman et elles s’occupent aussi de leur donner à manger.

Les enfants de castes plus élevées comme les Brahmanes et Chetri  fréquentent plus l’école que les enfants d’autres castes moins élevées car les parents sont eux-mêmes plus éduqués et plus conscients de l’importance de l’éducation de leurs enfants.

Heureusement, de plus en plus des écoles s’ouvrent dans les campagnes grâce à diverses initiatives d’associations ou du gouvernement, une sensibilisation à l’éducation se fait petit à petit et on peut espérer que dans l’avenir, les enfants (et en particulier les filles) des campagnes auront plus de possibilités pour aller à l’école. 


Voici quelques photos prises durant le trek de mon village à Pokhara.
dscn4633.jpg    dscn4627.jpgPetite fille qui s’occupe de son frère.

     

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Garçon qui a cherché du feuillage pour les animaux

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Ecole

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Enfants de l’école de Chormara jouant dans la prairie

Coutumes du mariage…

Les coutumes ici sont bien différentes de chez nous….

Par exemple, la coutume des couples et du mariage …

 

Chez vous, il est courant que des couples pas mariés vivent ensemble et ont des enfants. Il y a aussi beaucoup de familles recomposées ou des femmes qui vivent  seules de façon indépendantes.  C’est plus libre que chez nous.  

Chez nous, c’est différent… La coutume veut que les mariages sont en général arrangés par la famille. Les couples ne peuvent pas vivre ensemble avant que le mariage soit prononcé. Les mariages d’amour existent de plus en plus dans les grandes villes qui s’occidentalisent petit à petit mais la plupart des mariages restent encore arrangés. Cela change petit à petit de génération en génération…  Du temps de mes parents, c’était encore différent… Mon père a été marié à 13 ans avec ma mère qui en avait 8 ans. Ils vivaient ensemble chez mes grands-parents paternels.  A leur époque, le mariage d’enfants était encore pratiqué et arrangé ainsi par les familles.  Ils pensaient qu’un mariage conclu dès l’enfance permettra d’économiser sur la dotte  que doit donner la famille de la jeune fille à la famille du jeune garçon. La jeune fille continue de vivre avec ses parents jusqu’à ce qu’elle a ses règles, et se déplace ensuite pour vivre avec son mari à son domicile. Maintenant, le mariage d’enfants est légalement interdit bien que cela se pratique encore dans certaines campagnes isolées.  Les parents qui souhaitent marier leur fille ou fils consultent les prêtres et astrologues pour s’assurer du bon choix des partenaires et de l’avenir de leurs enfants. La famille cherche une personne d’une même caste avec un même  niveau  de richesse. Si un homme de haute caste se marie avec une femme d’une caste plus basse, les enfants gardent le nom du père mais le niveau de caste sera diminué. Mon frère a été aussi marié à 15 ans avec ma belle-sœur qui avait à ce moment là 13 ans. Ma sœur a été mariée à 16 ans. Aujourd’hui, l’âge du mariage se fait plus tard qu’avant, preuve que petit à petit les tendances changent de génération en génération… 

Saviez-vous que dans le passé, si un mari de neuf ans meurt par exemple d’une maladie ou d’un accident, sa jeune épouse sera une veuve pour le reste de sa vie. Il y avait aussi la pratique appelé « Sati » : une pratique ancienne où les veuves se jetaient sur le bûcher avec leur mari décédé. Cette pratique est interdite maintenant depuis longtemps.  Aujourd’hui, les veuves peuvent se remarier mais comme beaucoup de gens pensent encore que se marier avec une veuve porte malheur, elles ont peu de chance de retrouver un mari.

 Il existe aussi chez nous dans certaines régions du Népal comme par exemple au Mustang et au Dolpo des polyandries: une femme est mariée à deux ou plusieurs hommes qui sont issus de la même famille, elle épouse un homme et ses frères.

La tradition veut que si un homme se marie, il donne un terrain cultivable en dot à la famille de la mariée.  Si un de ses frères veut se marier, il doit faire pareil. Donc, en se mariant à une même femme, ils évitent de ne pas perdre trop de terrains car les terres cultivables sont rares dans cette région.  Cette coutume se pratique de moins en moins…

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Joyeux 14 juillet à mes amis français

Chers amis,

Je vous souhaite un joyeux 14 juillet. C’est jour de fête nationale et je vous souhaite de bonnes festivités. Cool

Et pour mon ami Georges le belge, encore un peu de patience…ton tour viendra la semaine prochaine.emoticone

A très bientôt,

Dipak

La finale de la coupe du monde à Amsterdam…

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Avec mes amis footballers (hihi)

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Jolies filles…

C’était un peu le hasard,  mais en rencontrant mes amis ici, ils m’ont proposé d’aller à Amsterdam voir les moulins, le fromage, les hollandais et…. regarder la finale de la coupe du monde !Cool  Je suis donc  parti  à Amsterdam avec eux pendant 3 jours. Je garderai un grand souvenir de dimanche 11 juillet lors de la finale de la coupe du monde  ! J’adore le foot et j’en ai fait  jusque mes 18 ans, je jouais comme défenseur dans l’équipe de mon village. Avec mes enfants, j’ai regardé les matchs de la coupe du monde à la tv avant d’arriver chez vous.  Pour moi, être à Amsterdam lors de la finale Pays-Bas / Espagne, c’était incroyable.  J’ai pu voir l’ambiance, le folkore et les festivités avant le match…  C’était vraiment très intéressant.  J’avoue que j’étais du côté de l’Espagne mais j’étais content pour les hollandais qu’ils étaient en finale… Tous étaient habillés avec de l’orange, ils chantaient, dansaient, soufflaient dans leur vuvuzela… c’était comique et pour moi de découvrir comment cela se passe ici lorsqu’il y a grand match était super. 

En se promenant dans la ville, nous avons découvert un restaurant népalais, le restaurant Sherpa. J’ai pu donc parler nepali avec les népalais du restaurant, ils avaient mis leur topi et le t-shirt orange pour le foot. Nous avons mangé…. devinez…..du D…. B…. (=dal bat)emoticone 

J’ai aussi visité le centre historique d’Amsterdam avec les jolies maisons anciennes, à la fois assez étroites et très hautes, les maisons flottantes sur l’eau où habitent les gens car il n’y avait pas assez de logement, le port avec d’immenses bateaux de marchandises et de croisières, des nombreux vélos partout… J’ai pu faire aussi un tour en bateau sur les canaux et découvrir ainsi la ville sur l’eau et à pied, c’ était chouette. 

J’ai été quand-même étonné de leurs coutumes beaucoup plus libérées que chez nous. Je me suis dit parfois devant certains magasins: «  c’est quoi ça ? » mais j’ai vite compris (hihi). Chez nous, nous ne montrons pas publiquement des magasins ainsi ….

Cela dit, j’ai adoré Amsterdam que j’ai trouvé être une très belle ville, une ville de vélo vélo vélo vélo…. 

  Beaucoup de monde partout

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Le restaurant Sherpa népalais

  

Pourquoi c’est chouette de venir au Népal?

Un des plus grand avantage  du Népal est qu’il y a une grande diversité dans beaucoup de domaines (géographie, climat, faune, flore, populations locales…). Si on avait la mer, on aurait presque tous les paysages emoticone (hihi)

Il y a 3 grandes parties géographiques au Népal : la plaine du sud en bas (Teraï), la moyenne montagne (au milieu) et la haute montagne (au nord)  Dans la plaine sud  du Terai (d’où je viens), il y a beaucoup de rizières et des terrains fertiles, il y  a beaucoup de facilités comme l’école, des hôpitaux, des routes et des transports, etc. C’est une région subtropicale avec un  climat chaud, son altitude varie de 60 à 300m. Il y fait plus chaud à l’ouest qu’à l’est. 

Dans la région des collines au centre, le climat est plus agréable, ni très froid ni très chaud, c’est dans cette région que se trouvent les vallées de Kathmandou, Pokhara…La plupart des cultures dans les collines sont des cultures en terrasse (mais, blé, sarasin, etc), l’altitude va de 300m à 3000 m, la vie y est un peu plus difficile que dans la région du Terai (excepté dans les villes comme Phokhara et Kathmandu). Les routes et transports sont moins nombreux.

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Dans la région de la haute montagne, c’est une région peu peuplée parce qu’il fait très froid, la vie y est difficile. Les terrains sont beaucoup moins fertiles et il y a peu de possibilités de transport. La plupart du temps, il fait très froid et sec, cela va de 3000m à  8848m, mais par contre c’est une région idéale pour les treks et l’alpinisme. Grâce aux treks et à l’alpinisme, la  plupart des habitants de cette région peuvent vivre mieux.  Avant le tourisme, ils étaient très pauvres, ils élevaient du bétail, vendaient des herbes médicinales, cultivaient un peu de cultures mais maintenant beaucoup sont devenus guides, porteurs, propriétaires de lodges, etc. Pendant l’hiver, ils descendent vers le bas jusqu’à Kathmandu ou Pokhara pour y passer l’hiver et à la bonne saison (automne et printemps), ils remontent… Apres 4000m il y a très peu de végétation, et ça devient de plus en plus minéral. 

Ces différentes parties offrent ainsi différents climats et reliefs avec chaque fois de nombreuses variétés de faune et flore qui sont liés au climat et à la géographie. La taille des rhododendrons est impressionnante et les différents types d’orchidées sont très nombreux aussi.

Nous avons aussi de belles rivières pour faire du rafting… Pour le trek, il y a beaucoup de belles régions  comme l’Annapurna, l’Everst, Dolpo, Lantang, Helambu etc. Il y a aussi la jungle pour faire des safari comme à  Chitwan, Bardia, Kosi Taphu (Teraï), c’est très intéressant pour ceux qui aiment observer les animaux sauvages, les oiseaux, la faune et la flore locales. Il y a aussi beaucoup de groupes ethniques (plus de 60) qui ont leurs coutumes, leurs rituels, dialectes, leurs façons de danser, leurs habits…. de nombreux sites historiques comme par exemple, Baktapur, Patan, Boudhanatha, Sawanbhou nath, Pasupatinath,  etc. La religion est importante et partout présente au Népal: on dit souvent que la religion du Népal est un mélange d’hindouisme et de bouddhisme qui cohabitent harmonieusement. La présence d’autres religions plus minoritaires (religion musulmane, chrétienne, Sikh, etc.) existe et heureusement il n’y a jamais eu de guerre de religion au Népal. 

L’accueil et le respect des voyageurs : dans notre culture, c’est la coutume de bien accueillir les voyageurs et les étrangers, nous les respectons beaucoup et aimons échanger et avoir des contacts avec eux. Nous espérons aussi qu’ils comprennent nos coutumes et les respectent. Nous sommes heureux et fiers qu’ils s’intéressent à notre pays et viennent de loin pour découvrir notre culture, c’est pour cela que c’est important qu’ils passent un bon séjour chez nous.

 

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Lorsque les trekkeurs viennent ici pour la première fois, ce n’est en général jamais pour la dernière fois…  souvent ils tombent amoureux du Népal et ont envie de revenir. A leur retour ils parlent et racontent à leurs amis et famille. Grâce à eux,  d’autres viennent au Népal… ainsi, grâce à eux, aux agences, aux treks, aux expéditions, nous avons du travail et nous sommes contents de vous guider dans notre pays.

  

 

Oh là là… il y a beaucoup de boutons…

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Oh là là… il  y a beaucoup de boutons et de machines chez vous, comment cela fonctionne ? Je ne suis pas habitué…où dois-je appuyer ? Pourquoi ça fait biiiip biiiip?

Je me sens un peu perdu avec tous ces boutons à appuyer sur une cuisinière électrique, ou sur une machine à lessiver le linge… c’est pareil dans les ascenseurs, dans les trains et les métro… toujours il y a toujours des boutons où il faut appuyer pour faire ci ou pour faire ça, ça fait bip bip, ou tûûût, ou tiiiiiiiiiiiit ….toujours des drôles de bruits… chez nous il n’y a pas de boutons à choisir ou à appuyer, c’est beaucoup plus simple pour ça emoticone

 

 L’électricité, l’eau courante chaude ou froide, les boutons pour peser au super marché, les transports (bouton dans le métro, le tram, etc.), les trains rapides, les téléphériques, les escalators, les ascenseurs, les boutons sur la cuisine équipée avec four, le micro-ondes, le frigo, la machine à lessiver le linge…  tout cela semble si facile ici mais je ne suis pas habitué à toutes ces machines.   

 

 

 

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cuisine équipée             

 

 

Quand vous venez au Népal, vous venez dans un autre monde où il n’y a pas autant d’équipements et de facilités comme chez vous… Le développement se fait doucement et petit à petit, d’ici de nombreuses années, j’imagine nous irons vers plus de modernité et de confort comme chez vous.

 

L’électricité par exemple, nous vivons au Népal avec l’habitude des coupures de courant, c’est normal chez nous. Notre électricité provient des centrales hydro-électriques. Pendant l’automne, l’hiver et le printemps, c’est la saison sèche, ce qui veut dire moins d’eau disponible, donc moins de courant. Le gouvernement distribue le courant seulement pendant certaines heures de la journée dans les zones plus développées. Pour parer au manque d’électricité, nous utilisons les panneaux solaires dans les zones touristiques. Dans les régions moins développées, il n’y a pas d’électricité du tout. Pendant la saison des pluies (l’été), par contre lorsqu’il pleut énormément, il y a beaucoup d’eau, donc beaucoup de courant et pas ou presque pas de coupures.   

 

L’eau, à la campagne, est disponible de façon courante à la fontaine publique ou à la source directement. Elle est normalement potable et toujours froide. Pour les trekkeurs, par sécurité, il est conseillé de toujours la traiter avec des pastilles de micropur. A Kathamandu, chez les habitants (en-dehors des hôtels), pendant la saison sèche, l’eau potable est distribuée une fois tous les 6 jours. Il y a de l’eau courante qu’il faut pomper mais elle n’est pas potable. Nous l’utilisons pour faire la vaisselle, la lessive et se laver. Chez vous l’eau courante au robinet est en général potable, chaude ou froide. C’est cool ! 

La cuisine est équipée chez nous aussi …  mais c’est un équipement différent  Cool. Dans les villages, notre cuisine est équipée en terre, nous utilisons comme combustible pour cuisiner le feu de bois, la bouse séchée de buffle ou de yak ou le gaz de fumier…  je vous rassure, ça ne sent pas mauvais comme parfois on pourrait penser (hihi).  A la ville, nous avons des cuisinières au gaz comme chez vous. 

    

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cuisine chez mes parents                       

 

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cuisine chez dame sherpa

 

Nous n’avons pas la possibilité d’avoir de frigo, nous consommons en général la nourriture au jour le jour. A Kathmandu, il y a des frigos dans les familles plus aisées alimentées par un générateur mais c’est plutôt rare. Alors quand je viens chez vous, je me sens un peu perdu avec toutes ces machines avec des boutons… nous avons l’habitude de vivre avec moins de machines, pour nous c’est normal,  comme la modernité est normale chez vous.   

 

 

La vie au quotidien

Etre ici chez vous, c’est un grand changement pour moi. La vie quotidienne et les coutumes sont bien différentes mais très intéressantes…

Comment se passe une journée ? 

Au petit déjeuner, vous mangez du pain, des céréals, du salé ou sucré (fromage, charcuterie ou confiture)… assez tôt vers 7h, 8h…

 

Chez nous, nous prenons du thé au lait ou noir après nous être levés, ensuite plus tard, entre 9h et 10h, nous mangeons un repas, le « dal bat », composé de riz blanc, avec des légumes, soupe de lentilles et parfois de la viande.  

 

Dans les viandes, vous mangez du bœuf, du veau, poulet, canard, etc. Chez nous, nous ne mangeons pas de veau ni de bœuf car ils font partie de la famille de la vache qui est une déesse sacrée.  Par contre nous mangeons bien de la chèvre, du mouton, du poulet, du poisson de la rivière (truite), etc…  

 

Dans la montagne, chez nous, ils cultivent des pommes de terre, du sarasin et de l’orge. Donc ils mangent plus souvent des pommes- de-terre que du riz. Mais le riz est cependant disponible partout car ils en achètent lorsqu’ils ne le cultivent pas. Lors des treks, il y a donc la possibilité de manger autre chose que du riz (nouilles, pomme de terre sautées, pain, etc)…ça sera plus varié  emoticone

 

Dans la colline, ils cultivent beaucoup de millet et aussi du riz. Donc ils mangent aussi de la purée ou galette de millet et purée ou galette de mais. Dans la plaine, ils cultivent beaucoup de riz et en mangent énormément.   A midi, vous mangez un repas complet, chez nous, nous mangeons un petit quelque chose vers 14h (popcorn, chapati, pomme de terre nature,…) Le soir,  c’est un repas plus léger chez vous, alors que nous mangeons de nouveau du dal bat (donc 2 fois par jour).  Vous mangez à table avec un couteau et une fourchette, alors que nous mangeons avec la main droite, assis sur un tapis de paille… La main gauche chez nous sert pour la toilette (hihi) emoticone

 

En conclusion, au Népal, il faut quand même aimer un peu le riz car même si nous n’aimons pas le dal bat, le dal bat, lui nous aime emoticone. On a beaucoup de chance et je suis sûr que vous apprendrez à aimer le dal bat aussi lorsque vous viendrez. emoticone

 

Longues journées d’été ici … 

 

Ce que j’ai aussi remarqué, c’est que vos journées l’été sont vraiment longues. Chez nous le soleil se couche vers 19h l’été, et c’est déjà longue journée pour nous. Chez vous, c’est incroyable, de 5h du matin à environ 22h le soir, il fait clair… 

Coucher de soleil sur la mer du nord vers 22h …. la mer que nous n’avons pas chez nous…. mais nous avons heureusement des lacs…comme le célèbre lac de Phewa à Pokhara.  

 

 

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De chez moi à chez vous

Pour ceux qui ne me connaissent pas, je viens de Chormara au Népal, c’est dans la plaine vers le sud qu’on appelle le Teraï, c’est une partie de plaine très fertile, idéales pour les cultures, avec des forêts denses aussi….  C’est près du parc national de Chitwan où on peut faire des safaris. D’habitude, pendant la basse saison en été, je rentre à mon village pour aider mes parents et le reste de ma famille dans les cultures. Mes parents sont agriculteurs. On a une bufflonne dont on tire le lait, un potager avec des légumes et quelques terrains pour les cultures. 

Cela fait plus de 10 ans que je guide dans les régions des Annapurna, Everest, Langtang, Mustang … J’aime beaucoup mon métier car il me permet de rencontrer des personnes venus de loin pour découvrir mon pays et ma culture.  Souvent, cela créer des liens d’amitié et me donne une ouverture sur d’autres façons de penser et d’autres coutumes que chez nous … 

  




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