Le métier de guide…

Posté par deepakp le 29 décembre 2011

Le métier de guide de trek s’est développé au Népal après les années cinquante quand le pays s’est ouvert aux expéditions et aux treks. Le métier de porteur existait déjà depuis très longtemps pour acheminer les marchandises en montagne où il n’y a pas de route…Grâce à l’organisation des treks, beaucoup de Népalais peuvent travailler comme guide ou porteur pendant les saisons de treks à l’automne et au printemps et s’occuper de leurs cultures à leur village pendant la basse saison, l’été et l’hiver.

Mon métier de guide… comme beaucoup d’autres guides, je l’ai appris petit à petit en commençant comme jeune porteur, et puis après, comme assistant guide et enfin comme guide… J’étais très jeune et il fallait gagner ma vie pour aider mes parents au village.  C’est ainsi que je suis venu à Katmandu et que j’ai commencé à travailler comme porteur pendant plusieurs années. J’ai commencé à apprendre ainsi et j’ai petit à petit acquis de l’expérience. Il y a beaucoup de guides qui ont commencé comme moi, comme porteur et qui avec le temps sont devenus guides et ont maintenant beaucoup d’expérience.

J’ai eu la chance de travailler pour l’agence de Catherine et Durba. J’ai appris les bases de la langue française à l’Alliance Française à Katmandu et j’ai suivi une formation de guide de trek au Népal. Entre 2004 et 2009, grâce à l’agence GST j’ai pu me rendre en France et en 2010, Nomade Aventure nous avait invité Kancha, Babulal et moi pour approfondir nos connaissances du français et de la culture française, pour nous permettre de revoir nos amis de trek et pour participer à des conférences sur le Népal. Cela a été une grande chance pour nous et une expérience inoubliable qui nous a beaucoup appris. Je souhaite que d’autres guides puissent aussi avoir cette chance un jour car c’est vraiment utile pour nous pour comprendre comment c’est chez vous.

Pendant la basse saison, des formations sur la faune, la flore, sur les premiers soins de secours sont organisées par l’agence et des cours de français sont offerts à ceux qui sont motivés. Des formations sont aussi organisées par l’agence pour les cuisiniers afin qu’ils puissent avoir les bonnes connaissances pour cuisiner, pour l’hygiène, pour le traitement des déchets en respectant l’ écologie, ce qu’il faut prévoir pour un trek en bivouac, etc.

A la fin de chaque saison de treks, une réunion générale d’évaluation avec l’équipe de guides, des cuisiniers et le staff de l’agence est organisée pour faire le point sur les treks de la saison, savoir ce qui a bien marché et ce qui doit être amélioré dans les saisons futures. Nous échangeons ainsi nos avis et nos expériences avec les directeurs de l’agence, cela nous permet d’apprendre beaucoup et de nous améliorer encore nos attitudes de guides pour les saisons prochaines.

Comment s’organise l’équipe népalaise qui va accompagner votre trek?

Lors d’un trek, l’équipe népalaise qui va vous accompagner est bien structurée. Elle se compose généralement d’un guide (sirdar), d’un cuisinier et de porteurs. Selon le nombre de personnes dans le groupe, il y a aussi parfois un assistant guide. Lorsque le trek est en bivouac, l’équipe de porteurs et de cuisiniers est plus nombreuse afin d’assurer la logistique durant le trek. Chaque personne dans cette équipe est importante et a une fonction bien précise qui contribue au succès du trek.

Le guide est désigné par l’agence et ensuite, c’est lui ou son assistant (chef des porteurs) qui va choisir ses porteurs. Il les trouve généralement à Katmandu par le réseau d’amis ou de connaissances. La plupart des porteurs sont originaires de Trisuli Kavre, du Solukhumbu (région de l’Everst) et Okhaldhunga (Sud de la region de l’Evrest), Dading, etc. Parfois pour les treks en bivouac, nous avons besoin de beaucoup de porteurs et nous devons alors aussi recruter des porteurs sur place dans les villages au début du trek. Ce n’est pas toujours facile de choisir les porteurs que nous ne les connaissons pas et, il faut parfois quelques jours avant de savoir s’ils sont de confiance et s’ils font bien leur travail.

Le guide est responsable du groupe dans son ensemble, trekkeurs comme porteurs. Il n’est pas uniquement là pour mettre l’ambiance à la népalaise (hihi) bien qu’il y contribue beaucoup mais son rôle principal est d’assurer la sécurité du groupe et sa cohésion dans les différentes situations possibles qui pourraient se présenter lors du trek. Des imprévus peuvent arriver et c’est au guide à prendre les bonnes décisions au bon moment. Ce n’est pas toujours évident mais généralement tout se passe bien et il y a une bonne ambiance et solidarité entre les personnes, trekkeurs comme porteurs. Les soirées de trek sont souvent animées de danses et de chants, de jeux de cartes et de discussions qui permettent de faire connaissances et de passer de bons moments ensemble.

Le rôle des porteurs est très important. Sans eux, le trek ne serait pas possible. Leur métier est difficile mais vital pour eux. Je vous invite à lire l’article afin de mieux comprendre leur importance : http://deepakp.unblog.fr/2010/09/11/yacks-dansent-pas-mais-porteurs-dansent-avec-joie/ Ils travaillent loin de leur famille pendant plusieurs mois durant les saisons de trek. Ensuite ils retournent à leur village pour s’occuper de leur famille et de leurs cultures et élevage. L’agence veille à ce que leurs conditions de travail soient correctes, qu’ils soient équipés pour la marche et l’altitude (veste, bonnet, gants, chaussures, etc.) et que leur charge ne soit pas trop lourde. D’où l’importance de respecter les consignes indiquées dans les fiches techniques données par l’agence et de ne pas dépasser les 12,5kg par sac durant le trek.

Lorsque nous allons guider un groupe, nous avons conscience que les différents personnes du groupe ne se connaissent pas toujours… Chaque personne vient avec sa personnalité, son âge, ses aptitudes physiques, ses attentes… ainsi, il peut y avoir dans le groupe beaucoup de diversité, des jeunes, des plus âgés, des caractères très différents, certains marchent vite, d’autres lentement, certains préfèrent marcher seul, d’autres préfèrent la compagnie, certains sont timides, d’autres pas… parfois il y en a qui se disputent, d’autres qui tombent amoureux… mais l’important est que tous sont venus de loin pour vivre une belle aventure et découvrir le Népal et que chacun par sa personnalité et sa diversité apporte un plus au trek et au groupe.

En trek, nous les guides, nous faisons notre mieux pour veiller sur chacun comme un père defamille, nous faisons en sorte que les relations entre les personnes se passent bien, autant chez les trekkeurs que dans l’équipe des porteurs. Car en fait durant le trek, nous formons une sorte de grande famille et nous devons vivre ensemble avec toutes nos différences de personnalités et de cultures… Parfois avec les différences culturelles, certaines situations sont perçues différemment et peuvent poser problème …

Par exemple, nous, Népalais, nous avons l’habitude de manger un grand dhal bat le matin et le soir…et le midi… nous ne mangeons pas vraiment ou en tout cas pas grand-chose… c’est pour cela que nous avons l’habitude de marcher longtemps sans faire attention à l’heure du repas… Il est arrivé un jour que le déjeuner s’est fait tard à cause d’une longue étape le matin et nos amis trekkeurs avaient très faim et avaient besoin de manger, ils n’étaient pas très contents d’avoir attendu si longtemps pour manger …ils ont pensé que je n’avais pas pu gérer bien la situation avec les porteurs partis devant pour réserver le lodge alors qu’en fait je n’avais pas pensé que cela aurait pu être un problème… Mais grâce à cette situation, j’ai compris et j’ai appris que je devais faire attention aux heures des repas et à la distance entre les étapes et les repas… que vous aviez certaines habitudes qu’il fallait que je les respecte quand c’est possible. Avec l’expérience, petit à petit j’ai appris à voir avec des yeux de français et à comprendre vos coutumes… et quand vous venez au Népal, je pense que vous apprenez aussi petit à petit à voir avec des yeux de népalais et à comprendre nos coutumes…ainsi nous apprenons les uns des autres, ce qui rend l’aventure encore plus intéressante.

Il m’est aussi arrivé de devoir expliquer qu’il faut avoir la sagesse de ne pas passer le col lorsque c’est trop risqué (trop de neige, mauvais temps, avalanche, etc.) On m’a répondu un jour: j’ai payé pour y aller, donc je veux y aller, tu dois m’y emmener… Je me sentais désolé d’insister et d’expliquer à cette personne qu’en tant que guide, je suis responsable de sa sécurité et de celle du groupe… si c’est risqué il ne faut pas y aller. La montagne est pour nous népalais un lieu sacré, c’est la montagne qui décide et nous permet de passer ou pas. Nous devons respecter les signes qu’elle nous envoie lorsque les conditions ne permettent pas de passer. Il ne faut pas mettre la vie en danger et il faut avoir la sagesse de faire demi tour si c’est nécessaire.

Le dernier soir avec les porteurs, c’est la fête et la remise des pourboires !  Nous dansons, chantons et partageons un bon repas avec le célèbre gâteau de trek ! Ensuite c’est la remise officielle des pourboires aux porteurs. C’est une coutume chez nous qui permet de savoir si le groupe a apprécié le travail de l’équipe népalaise. Souvent il vous paraît plus facile de remettre une enveloppe commune pour les porteurs afin qu’ils se la partagent, mais en fait il vaut mieux faire une enveloppe par porteur et la remettre personnellement à chaque porteur. La raison est qu’ils se sentiront davantage gratifié, non pas qu’ils demandent plus de pourboire mais parce que le pourboire qui leur est remis de façon personnelle est un signe d’estime et de reconnaissance du travail qu’ils ont réalisé.

Il y a encore beaucoup d’autres différences entre nos cultures dont beaucoup sont citées dans les fiches techniques de l’agence et dans les livres ( éviter les vêtements courts, couvrir les épaules, demander avant de prendre les photos des personnes si elles sont d’accord, éviter de donner des bonbons aux enfants pour ne pas les encourager à mendier…) ce sont des petites consignes qui sont importantes et qui seront fort appréciées par les Népalais.

Enfin et pour finir cet article… le métier de guide et porteur nous permettent aussi d’être le témoin de belles histoires d’amitié et d’amour qui naissent dans l’Himalaya et qui continuent leur chemin en France… Ainsi cela me fait plaisir lorsqu’à votre retour, j’ai des nouvelles de vous. Je suis heureux lorsque j’apprends que vous vous rencontrez et faites des randonnées en France, que certains d’entre vous sont tombés amoureux en trek, et après se marient et ont des enfants en France. Nos vies continuent en France comme au Népal mais les moments passés ensemble durant les treks restent gravés dans nos cœurs et nous donnent beaucoup de joie et de souvenirs.

Je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes de fin d’année et une heureuse année 2012 !

 

 
 
La conférence sur les treks au Népal à Paris avec Georges.
 
 
 
 Babulal, Kancha et Dipak
 
 
 
 
 

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Douceurs népalaises

Posté par deepakp le 2 décembre 2011

Après le trek du sanctuaire de Annapurna, je suis parti quelques jours pour un trek qui s’appelle joliment « douceurs népalaises » avec Bernard et Claude, Jacqueline, Pierre, Isabelle, Annie, Bernard, Alexandre, Christophe,  Alain et Marie. Jam Jam, allez, on y va !

J1. Nous sommes partis vers 7h en bus privé vers Kharé, village près de Pokhara où nous sommes arrivés vers 16h. Nous sommes montés à Australian Camp. Nous devions normalement aller jusque Pothana mais il était déjà tard et c’est pour cela que nous nous sommes arrêtés avant. La vue était magnifique et nous avons pu voir le coucher et le lever du soleil. Le point de vue sur la chaîne de l’Annapurna et Manaslu est superbe. Ce soir je présente mon équipe et nous chantons Resham Firiri et Jhim Jhim….

J2. Le lendemain, il fait très beau et nous prenons le temps d’admirer le paysage…il faut profiter de la jolie vue ! Alors nous faisons une séance de clic clic clic clic …. beaucoup de photos souvenirs comme les Japonais (hihi). Vers 9h nous sommes partis en direction de Pothana qui est situé à 1800m, ensuite montée jusqu’au col de Deurali à 2100m, descente à Bhedi Kharkha, caravane de brebis où on mange dans un lodge au milieu de la forêt. Après avoir mangé, nous redescendons pour arriver à Landruk à 1565 m où nous avons dormi au lodge Laliguras.

J3. Réveil à 6h du matin. Descente pour rejoindre la rivière Modi Khola et monter ensuite par les ecaliers. Vous l’avez compris, le relief au Népal, il est comment ?

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Nous mangeons à Gandruk et visitons le musée et le monastère. A Gandrunk, il y a un village typique DADA Gaon. Nous logeons à au Milan Hotel et pour fêter le fin de ces douceurs népalaises, un bon cake et de la danse ! La joyeuse troupe s’amuse et nous aussi (hihi). J’adore les dernières soirées de trek !

J4. Nous descendons les escaliers vers Birethati où nous avons déjeuné. Ensuite, nous avons repris la route vers Pokhara pour finir en beauté les douceurs népalaises.

 

La joyeuse troupe des douceurs népalaises

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Une joyeuse troupe dans les Anapurnas

Posté par deepakp le 21 novembre 2011

Me revoilà de retour sur les sentiers de trek avec une joyeuse troupe de trekkeurs venus découvrir le Népal, la région des Anapurnas et plus précisément le sanctuaire de l’Anapurna: Martine, Virginie, Hélène, Claudine, Guylène, Kate, Delphine, Isabelle et Cyril, Alfonso, Frédéric et Fabien…  

Pour accompagner cette troupe, l’équipe népalaise composée de Kamal, notre aide guide, Diva, notre cuisinier, Sagar, Gopal, Sahila, Dipak, Gumané et Dinesh, nos porteurs et Dipak, votre guide. Et voici notre aventure jour par jour…

 J1 : nous sommes partis de KTM vers 7h en bus privé en direction Phedi situé près de Pokhara. Il faut en général 6h de route pour faire les 235 km qui relient KTM à Phedi. Les bus ne roulent pas vite ici au Népal, c’est un autre monde et les routes, les véhicules ne sont pas comme en France… Notre chauffeur est très prudent sur la route et conduit doucement. Vers midi, nous arrivons à Mugling, petite ville qui est très fréquenté car c’est une ville située au carrefour de la route qui va vers Pokhara et de la route vers le Terai. Il y beaucoup de resto car c’est l’étape « miam miam » pour ceux qui font la route. Nous prenons le lunch à Mugling, au Prem Restaurant, un resto local. Notre cuisinier Diva demande à ce que les plats ne soient pas trop épicés pour notre groupe. Au menu, pâtes sautées avec du poulet. Après avoir rempli nos estomacs, nous repartons et arrivons vers 15h à Phedi. Là nous commençons la marche jusque Damphus. Les escaliers nous échauffent tout de suite les jambes, ensuite nous passons par de nombreuses rizières où le riz est presque prêt à être récolté mais malheureusement d’après les paysanas, la récolte ne sera pas si bonne à cause de la grêle tombée quelques jours avant. Vers 17h, nous arrivons au lodge à Damphus, village typique avec différentes ethnies comme les Gurung, Bahun, etc. Une belle vue sur l’Annapurna s’offre à nous, l’ Annpurna montagne sacrée qu’on appelle aussi la montagne déesse des récoltes… j’aime beaucoup cette montagne, je la trouve toujours aussi belle, elle est comme une jolie femme qui reste toujours belle même si le temps passe… 

Le soir, c’est la soirée de présentation de l’équipe, nous nous présentons tour à tour et puis bien sûr, nous dansons, chantons pour entamer le trek avec beaucoup de joie… Je propose à ceux qui le souhaitent, de se lever tôt le lendemain pour voir le lever du soleil…

 

 

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 J2, lever vers 05h45 du matin pour ceux qui souhaitent voir le lever du soleil…mais pas de chance, la vue n’était pas si dégagée… Après le petit déjeuner, nous commençons à marcher en montant doucement jusque Potana. Dans la fôret, nous avons vu beaucoup d’orchidées mais elles n’étaient pas en fleurs… Nous montons vers le col de Deurali situé à 2200m. Parfois nous pouvions apercevoir les montagnes comme le Machhaphuchhare (montagne en queue de poisson) et bien l’Annapurna sud dans les nuages. Après le col, nous sommes descendus et avons pris le déjeuner à Tolkha au Namaste Guest House. Nous avons continué notre chemin en descendant tranquillement vers Landruk à 1650m. Landruk est un beau village avec des maisons typiques. Fred et Alfonso ainsi que quelques autres amis étaient très heureux d’y trouver de la bière… Nous avons logé à Laliguras Guest House et nous avons chanté. 

J3, nous sommes descendus vers la rivière Modhi khola, aujourd’hui nous passerons plusieurs ponts suspendus dont le New Bridge le pont très long qui passe au dessus de la Modi Khola, le passage du pont a donné quelques vertiges à plusieurs d’entre nous mais s’est bien passé finallement. Après ce pont, nous avons continué avec des montées et descentes. Vers 11 h nous sommes arrivés à Jhinu dada où nous avons mangé. Après le déjeuner, une grande partie de nos amis trekkeurs et Diva notre cuisinier sont descendus pour prendre le bain dans la source d’eau chaude à Jhinu Hot Spring. C’est un endroit idéal pour se relaxer et il y a même un centre de massage! Les autres amis sont montés tranquillement vers Chomrung. Il a plu un peu mais c’était une petite pluie qui n’était pas gênante.  Nous sommes arrivés vers 16h au lodge, les femmes sont parties faire les boutiques pendant que les hommes jouent aux cartes !  Certaines coutumes sont partout pareilles (hihi).

 

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J4, ce matin il fait beau et nous voyons le Machhaphuchhare, l’ Anapurna III, l’Himchuli et l’ Anapurna sud qui nous saluent.  Chomrong gaon dort dans ses bras, le soleil arrive et fait briller les montagnes comme des bijoux dorés, nos amis sortent leur appareil photo… presqu’aussi vite les japonais(hihi)…. Après nous descendons vers Chomrong khola et montons doucement par les escaliers. Je taquine mes amis en leur disant que pour aimer le Népal il faut aimer les escaliers,  monter et puis descendre…et puis remonter pour savoir qu’on va redescendre…après remonter et de nouveau redescendre… heureusement, les belles montagnes et les beaux paysages sont là pour nous encourager et nous donner l’envie de monter toujours plus…ils nous font oublier la difficulté du terrain.  Nous voyons les immenses rhododendrons dans la forêt… Les montagnes du Népal sont grandes, les rhododendrons sont géants…mais pourquoi les népalais sont petits :-)  ? Nous mangeons au guest house à Bambou. Après le déjeuner, nous continuons dans la forêt en espérant voir des singes mais arrivés à l’étape à Dhoban, nous n’avions toujours pas vu de singes… Nuit à Dhoban. 

J5, nous partons vers 8h15 mais ce matin le soleil se cache et il fait plus froid. La vallée devient plus étroite.  Aujourd’hui nous allons au Machhaphuchhare Base Camp, montagne qui a été interdite de grimper pendant de nombreuses années parce que c’est une montagne sacrée, celle de Shiva et parce qu’elle est très difficile à monter. Vers 10h nous arrivons à Himalayan hotel et le soleil commence à se montrer, il nous réchauffe bien agréablement. Nous voyons toujours le Machhaphuchhare qui nous domine. Vers 11h30, nous arrivons à Deurali où nous mangeons. Nous avons encore environ 2h30 de marche, mais les nuages arrivent et nous coupent la vue. Malgré cela, j’ai bon espoir qu’il fasse beau le lendemain matin. Diva est venu à notre rencontre sur le chemin pour nous servir du thé. Il était parti devant ce matin de Dhoban pour aller réserver le lodge au MBC pour être sûr d’avoir de la place.  En haute saison, les lodges sont souvent plein et il n’y a pas d’autre moyen de réserver le lodge qu’en arrivant les premiers.  Il a fait 1h de marche depuis le MBC pour venir nous servir du thé dans les grands thermos.  Cela a donné du courage à nos amis pour atteindre le MBC. C’était une journée plus difficile que les autres car nous avons fait environ 1300m de dénivelé positif. 

J6, je me suis réveillé à 5h du matin pour regarder le ciel. Il était pur et étoilé, donc beau temps avec belle vue. Vers 7h30 du matin, nous avons commencé à monter, le temps est magnifique, nous sommes entourés par les montages…Quel bonheur d’être là à cet instant, c’est un endroit grandiose et magique.. le paradis sur la terre ;-)? Vers 10h, nous atteignons le lodge à l’Annapurna Base Camp, nous sommes ici aux pieds de l’Annapuna, de l’Himchuli et d’autres grandes montagnes, nos amis sont heureux d’être arrivés là à 4130m. Dans l’après-midi, certains sont même montés jusqu’à 4400m.  J’avoue que moi aussi c’était un grand bonheur et je me sentais très heureux d’être là.  Cet été j’ai eu des soucis de santé, j’ai dû être patient et attendre avant de pouvoir refaire des treks et de monter à 4000m…et finalement, j’ai pu le faire et me sens en pleine forme comme avant. 

 

 

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J7, je me suis levé tôt comme chaque jour et j’ai vu le brouillard, j’ai attendu pour faire réveiller notre groupe. Vers 6h le brouillard a commencé à se lever et notre aide guide Kamal a réveillé doucement nos amis. Il y a eu un beau lever de soleil, les montages sont devenues dorées.  C’est l’anniversaire d’Alfonso aujourd’hui. Après avoir pris le petit déjeuner, nous sommes descendus tranquillement et avons repris le même chemin vers Chomrong. Malheureusement, après être passé le MBC, je rencontre Boudhi, un ami de notre porteur Dinesh, qui montait avec un autre groupe.  Boudhi me dit que la femme de Dinesh était décédée hier dans un accident. Apprenant cette terrible et difficile nouvelle, je suis allé à la rencontre de Dinesh parti le matin avec les autres porteurs. Quand je l’ai retrouvé, il avait déjà appris la nouvelle. Il a commencé à pleurer et était très ému, c’était un moment très difficile.  Nous avons tous compati à son chagrin, le décès accidentel de sa femme était une terrible nouvelle. Toute l’équipe, porteurs comme trekkeurs étaient désolés et tristes de cette nouvelle. Après le déjeuner à Deurali, j’ai envoyé un de nos porteurs pour accompagner Dinesh afin qu’il redescende rapidement pour retrouver la route et après rejoindre son village. Il fallait 10h de marche pour rejoindre la route à Nayapul. Dinesh a été très courageux en de telles circonstances.  Je le connais depuis un certain temps car il a souvent fait des treks avec moi.  C’est le plus âgé de nos porteurs, il a beaucoup de courage et est très efficace,  il a 3 enfants. Perdre sa femme est une terrible épreuve pour lui et ses enfants. Avec toute l’équipe nous pensons fort à lui et à sa famille. Nos amis trekkeurs ont souhaité faire un geste pour lui et sa famille et ils ont rassemblé une enveloppe l’aider financièrement en ces moments difficiles.  Malgré cette difficile nouvelle, il fallait continuer notre chemin, c’est pourquoi nous avons repris la route avec beaucoup de pensées et de compassion pour Dinesh et sa famille.  Après être passé par Himalaya Hotel, nous avons continué à descendre et cette fois nous avons pu voir des singes. Nous avons logé à Bambou au Bambou Guest House au milieu de la forêt. Ce soir, à l’occasion de l’anniversaire d’Alfonso,  nous avons mangé du gâteau, chanté et dansé. 

J8, nous avons fait grasse matinée pour récupérer de la journée précédente. Tout le monde a bien dormi et nous avons eu plus chaud qu’ABC. Vers 9h le temps a changé, il ne faisait pas très beau et il y avait une petite pluie.  Ensuite le soleil s’est montré mais les nuages sont restés toujours présents. Nous avons mangé à Sinuwa et avons marché encore environ 1h30 pour arriver à Chomrong vers 15h où nous avons passé la nuit. 

J9, c’est l’anniversaire de Claudine aujourd’hui ! Nous partons vers 8h de Chomrung et nous descendons vers Kimrong Khola.  Nous retrouvons les rizières et remontons  par la forêt vers un col, Kimrong Dada.  Après avoir mangé, nous avons repris la marche et il a plu pendant environ 30 min.  La pluie est une bonne chose pour les cultures de blé que les paysans viennent de planter.  Avant d’arriver à Gandruk nous avons visité un petit village typique à Gandruk dada gaon où il y a un musé avec objets traditionnels. Enfin, vers 16 h nous sommes arrivés au lodge Milan Hotel où on nous a préparé du dal bhat pour tout le monde.  Tout le monde a mangé avec la main droite, à la népalaise !  Et pour finir en beauté, un gâteau d’anniversaire pour Claudine !  Ce soir, c’est la dernière soirée du trek et la fête est au rendez-vous.  Dégustation d’alcool de riz et de millet pour nos amis trekkeurs et nos porteurs.  La fête accompagnée de danses et de chants se prolonge jusque 22h et certains d’entre nous étaient très très joyeux.  Cette soiréé avec les chansons Resam firiri, Sahiliko batima, Jhimjhim sanu…restera toujours dans nos souvenirs. J10, c’est une « journée dans les poches » comme nous disons ici !  C’est une expression népalaise qui veut dire une journée facile ou comme on dit chez vous « cool raoul tranquil mimille », nous descendons jusque Birethati où nous prenons le déjeuner et ensuite, le bus pour KTM.  Le trek est fini et bien réussi.  Je suis très content.  Nous avons partagé beaucoup de moments de joie et d’amitié. Nous pensons également fort à Dinesh. 

Merci à vous mes amis trekkeurs d’être venu de loin pour découvrir le Népal et avoir passé ces bons moments avec nous.

 

 

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Joie de naissance dans ma famille…

Posté par deepakp le 2 octobre 2011

Ce mois de septembre, il y a une grande joie dans ma famille. La femme de mon cousin a donné naissance à son premier bébé, un beau garçon. Mon cousin est guide de trek comme moi et il parle aussi bien le français, c’est son premier enfant, lui et sa femme sont très heureux de la naissance de leur fils et nous avons partagé joie avec eux dans toute notre famille et avec nos parentés.   

C’est un heureux événement comme on dit chez vous…et j’en profite pour vous parler des coutumes lors de la naissance d’un enfant chez nous..   

Plusieurs cérémonies peuvent avoir lieu avant la naissance d’un enfant, lors de la naissance elle-même et à des moments précis après aussi. Chez nous dans la culture hindoue, lors de la naissance, le prénom de l’enfant n’est pas donné tout de suite.  L’heure précise de la naissance est notée et communiquée à un prêtre qui va étudier et consulter les astres pour pouvoir attribuer un nom religieux à l’enfant.  Le don du nom a lieu plus tard, généralement le 11 ème jour après la naissance. L’attribution du nom n’est pas faite au hasard et un mauvais choix pourrait se révéler catastrophique pour la vie de l’enfant. Pour donner le nom à l’enfant, le prêtre va tenir compte de données astrologiques selon l’heure et la date de la naissance, il tient compte aussi du nom du père et du grand-père, celui du dieu le plus vénéré de la famille, etc.  Le 11eme jour, le prêtre va réaliser une cérémonie pour attribuer le nom :  Cette cérémonie s’appelle Namakarana ou nowaran, qui veut dire don du nom.  

  

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Le prêtre allume le feu sacré

Lors de la cérémonie le prête procède à un rituel et crée un feu qui représente le feu sacré. Il écrit le nom de l’enfant dans une feuille de peuplier qui est un arbre sacré.  Il offre dans offrandes dans le feu pour les dieux,  par exemples des graines et du beurre… c’est pour avoir la bénédiction des dieux pour que l’enfant ait une belle vie.  Il récite des mantras également. 

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Offrandes

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La grand-mère avec son petit fils qui vient de naître et le prêtre Aryal avec la feuille où il a écrit le nom

Les proches et la famille sont invités à la cérémonie et il y a un bon repas à cette occasion.    Le nom que donne le prêtre à l’enfant sera le nom religieux de l’enfant, son premier nom. Après ses parents peuvent, s’ils le souhaitent, lui attribuer un autre nom aussi mais ca sera son nom religieux qui comptera dans sa vie et qu’il devra donner quand il ira consulter le prêtre ou l’astrologue car il représente l’être profond de la personne et donne beaucoup d’indices sur sa vie passée et sa vie future.    Pour le bébé de mon cousin, le prête qui s’appelle Aryal a donné un nom qui commence par TH. Il l’a appelé THANESOR… Si il était en France, il aurait pu l’appeler par exemple Thomas…mais il n’y a pas de dieu qui s’appelle Thomas chez les hindous .   

Dans mon cas, mon prénom religieux est Yetiraj (qui veut dire Seigneur de Yeti) mais mes parents m’ont donné le nom courant de Dipak. Si je vais voir l’astrologue ou le prêtre, je dois donner mon nom de Yetiraj qui est mon nom religieux et qui indique les données de ma naissance à laquelle est reliée ma vie passée et ma vie future.  Si je dis Dipak, l’astrologue va se tromper et me dire n’importe quoi Clin doeil… 

Vers 6 mois, le bébé recevra la cérémonie Anna Prashanna, où il reçoit sa première nourriture solide comme des grains de riz. Soit l’enfant est amené au temple ou soit un prêtre vient au domicile. Il y a toujours don d’offrandes aux dieux toujours dans un feu sacré aussi, comme du riz sucré…il  récite des mantras également.   

Ensuite vient sa première coupe de cheveux appelé Mundan,  qui se fait en général quand le point faible dans le crâne de l’enfant disparaît, vers les 14 mois, mais ça peut varier.  Lors de Mundan, on rase complètement les cheveux de l’enfant… Pourquoi?  il y a plusieurs croyances…une croyance dit que les premiers cheveux de la naissance sont impurs et que pour cela il faut les raser pour les purifier. Mais une autre croyance plus belle dit en fait que les parents sacrifient les cheveux de leur bébé pour les offrir aux dieux en échange d’une longue vie heureuse et prospère pour leur enfant. 

Après vient la cérémonie appelée Vidyarambhana qui marque le début de l’éducation de l’enfant.  Vidya signifie connaissance et arambhan signifie le début.  Cette étape est réalisée vers 4 ou 5 ans. La cérémonie comporte généralement quelques mantras et des offrandes à Sarasvati Devi, la déesse de la connaissance et de l’éducation.  Lors de la cérémonie, on guide la main de l’enfant pour qu’il puisse écrire sur un tableur ses premières lettres de l’alphabet…parfois même on lui fait écrire le nom d’un dieu important pour la famille comme par exemple Rama… ca sera le premier mot écrit par l’enfant. 

Ensuite vient plus tard à l’adolescence du garçon,  la cérémonie Upanayana ou cérémonie du cordon sacré, c’est comme la confirmation chrétienne ou BarMitzvah chez les juifs.  C’est une cérémonie très importante pour le garçon effectuée en général dans les familles de Brahmanes traditionnelles.  Lors de cette cérémonie un cordon sacré est placé sur l’épaule du garçon qui devient ainsi un homme. Ainsi après la cérémonie c’est comme s’il renaissait une deuxième fois. Sa première naissance est celle donnée par sa mère, sa deuxième naissance est sa naissance spirituelle, lorsqu’il fait son entrée dans le monde adulte avec des responsabilités et une vie spirituelle.

Pour les filles, dans les villages, il y a aussi une cérémonie qui marquera le passage à la puberté, indiquant ainsi à toute la communauté qu’une nouvelle fille est libre pour le mariage. Dans les villes, on marquera ce passage par un changement d’habillement de la jeune fille, passant de la jupe au sari ou au kurta surwal. 

Plus tard viendra la cérémonie du mariage, appelée Vivaha et enfin celle de la mort, Antyesthi. 

Ainsi, il y a des cérémonies importantes tout au long de la vie qui marquent les différentes étapes de la vie et qu’on appelle chez nous samskaras. Les textes prévoient de 12 à 16 cérémonies à accomplir durant la vie. Mais de nos jours, les familles en ville n’ont pas le temps ou la volonté de tous les accomplir et ne réalisent que les plus importantes. 

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Festival Indra Jatra…fête du dieu de la pluie et fin de la mousson

Posté par deepakp le 9 septembre 2011

C’est encore la fête chez nous  Cool

Après la fête des femmes, le festival Teej, c’est le tour du dieu Indra qui est célébré !

A Kathmandu, les festivités commencent pour célébrer Indra Jatra (Jatra= festival/fête en népalais). C’est une des principales fêtes de la communauté Newar de Kathmandu qui remonte à l’époque des Malla, royaume prospère de Kathmandu.

Comme beaucoup de fêtes au Népal, hindous et bouddhistes se réunissent pour fêter ensemble Indra Jatra, la fête du dieu Indra, dieu de la pluie et roi du ciel, marquant la fin de la mousson.

Indra Jatra est une fête qui célèbre également Kumari Jatra (fête de la Kumari, déesse vivante du Népal) et Bhairav Jatra (fête de Bhairav, dieu qui chasse le mal).

La légende raconte qu’Indra, dieu de la pluie et roi du ciel, était descendu sur terre sous forme humaine pour venir cueillir une fleur, la fleur Parijat, pour sa maman Dagini. Le peuple l’attrapa lorsqu’il était occupé à cueillir la fleur en le prenant pour un voleur. Ils l’attachèrent avec des cordes sans savoir qu’il était un dieu. Quand sa maman Dagini s’inquiétait de ne pas le voir revenir, elle alla sur terre et demanda à libérer Indra en promettant au peuple de répandre de la rosée sur leurs cultures et d’emmener avec elle, les gens décédés durant l’année écoulée au ciel. Le peuple (cultivateurs) étaient très contents de cette promesse et libérèrent Indra sur ces bonnes nouvelles. Depuis lors, on fête Indra Jatra.

Le premier jour, un arbre est coupé dans la forêt de Nalla, béni et placé sous forme de pilier (Linga) avec un drapeau très important qui porte bonheur et qui est mis au-dessus en face du Palais Hanuman Dhoka à Katmandu, l’ancien palais royal Malla. Ce drapeau est très important et est gardé sous surveillance toute l’année dans le palais. Selon la croyance, Indra avait reçu ce drapeau de Vishnu pour le protéger. La mise en place du pilier marque le début des festivités , des rituels et de nombreuses danses avec des masques et costumes traditionnels sont effectués. Les instances officielles sont aussi présentes.

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Installation du linga avec le drapeau

C’est aussi le premier jour que les Newars célèbrent la mémoire pour les membres qui sont décédés dans l’année écoulée en plaçant des petites lumières le long des rues dans les parties de la vieille ville pour que Dagini les emmènent avec eux au ciel retrouver leurs ancêtres.

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Lampe à huile pour les membres de la famille décédées dans l’année écoulée

C’est un festival qui dure 8 jours et où il y a chaque jour beaucoup de danses et des chants sur les places importantes de la veille ville à Katmandu ainsi que des rituels.

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Masques et danses avec les costumes traditionnels

Le troisième jour est un jour important : c’est le jour de la sortie de la déesse vivante Kumari qui va conduire une procession à travers les rues de Katmandu pendant plusieurs jours pour remercier le dieu Indra de la pluie.

Elle apparaît en public en marchant sur un tapis pour ne pas toucher le sol car c’est une déesse et elle est mise dans son char de parade.

Qui est la Kumari ? Kumari, ça veut dire vierge en népalais. La Kumari du Népal est considérée comme l’incarnation de la déesse Taleju, femme de Shiva, ou Vajra Devi chez les bouddhistes, déesse gardienne du Népal, de la pureté, de l’art et de l’administration. C’est donc une déesse vivante adorée par le peuple. C’est en fait une petite fille qui a été choisie selon des critères particuliers tres precis lors de la tombée de sa première dent de lait (vers 3 ou 4 ans). Elle est vénérée comme une déesse jusqu’à l’âge de sa puberté où elle redevient humaine. A ce moment là une autre Kumari est choisie et l’ancienne Kumari peut reprendre une vie normale. C’est le gouvernement népalais qui s’occupe des besoins de la Kumari, de sa suite et de sa famille.

La déesse vivante Kumari est le symbole de l’harmonie religieuse au Népal. Elle est elle-même du clan des Shakya des bouddhistes Newar. Ils sont responsables de prendre soin de la déesse vivante Kumari et un prêtre hindou effectue quotidiennement des offres à la déesse vivante Kumari. Cela a harmonisé hindouisme et le bouddhisme au Népal.

Dans le passé, le roi du Népal rendait hommage à la Kumari le premier jour pour avoir sa bénédiction afin de bien diriger le pays, mais maintenant c’est le president qui fait l’hommage vu que le Népal n’est plus une monarchie.

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La Kumari

Il y a beaucoup de monde venu voir la Kumari qui va être dans un cortège de 3 chars qui débute à Basantpur Square, tout près de la maison de la Kumari et qui défilera pendant plusieurs jours dans Katmandu. Il y a un char pour la Kumari, un char pour Ganesha (dieu à tête d’éléphant, fils de Parvati) et un char pour Bhairav (autre forme de Shiva, chasse le mal).

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Bhairav

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Ganesh

Si vous êtes à Katmandu lors de Indra Jatra, vous verrez beaucoup de spectacles de danses traditionnelles avec les masques et costumes, ainsi que le défilé des chars de la déesse Kumari, de Ganesh et de Bhairav dans les vieux quartiers de Katmandu. C’est une expérience inoubliable d’assister à Indra Jatra. La fin du festival se termine lorsqu’on abaisse le Linga (pilier) le dernier jour.

Après Indra Jatra, d’autres festivals vont arriver… Dashain et Tihar… la fête continue Rire

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Teej, festival des femmes

Posté par deepakp le 30 août 2011

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 Selon la mythologie hindoue, le 3 ème jour après la nouvelle lune du mois de Shravan, la déesse Parvati (Teej Mata) est allée à la maison de Shiva pour s’unir à lui.   

La légende raconte que Parvati a fait pénitence et attendu 108 renaissances pour pouvoir devenir l’épouse de Shiva. A sa 108 ème renaissance, Shiva a réalisé combien elle l’aimait et combien son dévouement etait grand, et il l’a prise pour épouse.

Le festival Teej symbolise les retrouvailles et l’union de Shiva à Parvati et le dévouement des épouses pour leur mari. La déesse Parvati a dit que ce jour de son union à Shiva était de bon augure pour la vie conjugale des femmes et de leur famille. Celles qui feront des louanges et prieront Shiva en ce jour seront bénies dans leur vie de couple et de famille.   

Cette année, le festival Teej au Népal et en Inde a lieu le 30 août, 31 août et 2 septembre.

A cette occasion, les femmes se font très belles et s’habillent de saris rouges et de brillant. Le rouge est la couleur de l’amour et une couleur de bon augure, aussi portée par la femme lors de son mariage. Lors du festival Teej, les femmes se regroupent entre amies et avec les  autres femmes mariées et célibataires, elles défilent dans les rues en chantant et en dansant en faisant des louages à Shiva et Parvati, racontant l’histoire de leur famille et belle famille…   

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C’est une fête qui dure 3 jours avec beaucoup de joie, de danses et de chants.

Dar Khane Din, c’est le premier jour de la fête Teej. Les femmes mariées et célibataires se rassemblent , chantent et dansent tout au long de la journée. Il y a beaucoup de joie entre elles. Elles vont manger chez leurs parents ou parentés  un bon plat de fête (avec de la viande).   

Le deuxième jour est Haritalika, un jour de prières et de jeûne pendant lequel les femmes ne mangent pas et vont prier au temple. Elle peuvent boire de l’eau. Certaines mangent des fruits mais il n’y a pas de repas complet durant un jour. Elles s’habillent toujours en sari rouge et vont au temple prier le dieu Shiva.

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 Elles font des offrandes à Shiva et prient pour qu’il procure longue vie à leur mari et leur famille.  Les femmes célibataires y vont aussi  pour prier Shiva afin qu’il leur trouve un bon mari et qu’elles puissent faire un bon mariage.  La partie importante de la puja est la lampe à huile qui doit être allumée pendant toute la nuit du deuxième jour symbolisant la dévouement de Parvati à Shiva.   

Le troisième journée du festival s’appelle Panchami Rishi. Après l’achèvement de la puja de la journée précédente, les femmes rendent hommage à différents dieux, elles se baignent avec de la boue rouge provenant des pieds d’un buisson sacré datiwan.  C’est un acte de purification qui marque la fin de la célébration Teej. De nos jours, avec les modes et la vie actuelle, il y a eu des changements dans les rituels et habillement, surtout chez les jeunes mais le message de Teej reste toujours le même.

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Fête des ancêtres à mon village

Posté par deepakp le 30 mai 2011

Ce mercredi 18 mai, j’étais avec ma famille à Chormara pour  participer à une grande fête qui célèbre de nos ancêtres.  A cette occasion, une centaine d’invités sont venus pour la fête et nous avons sacrifié 7 chèvres. Tous les trois ans, c’est la tradition de faire une grande fête familiale pour célébrer nos ancêtres.  Beaucoup d’oncles, de cousins viennent avec leurs femmes et enfants pour célébrer cette grande fête.

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La date de cette fête est fixée soit par un prêtre soit par la famille. Le sacrifice des chèvres se fait en offrande à la déesse Kali pour l’honorer et la célébrer.  Nos ancêtres ont sacrifié les chèvres pour la déesse Kali et maintenant, c’est nous qui continuons à le faire en mémoire de eux et pour eux.

Kali est la déesse noire, à la fois destructrice et créatrice. Elle est la déesse qui détruit les mauvais esprits et qui protège ceux qui l’honorent et la célèbrent.   Elle est comme la mère protectrice. En l’honorant,  elle nous protègera et permettra à nos ancêtres de reposer en paix au paradis. Au cours de la journée de fête, les invités arrivent et nous préparons un grand repas pour tous.

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Helambu, villages dans les nuages

Posté par deepakp le 29 avril 2011

Ce lundi 11 avril, après la grande traversée, je suis parti avec un nouveau groupe très sympa de 11 personnes: Alexandra, Annie, Philippe, Bruno, Cédric,  Karine, Frédéric, Laurence, Christel, Estelle et Sylvie. 

Nous avons pris le bus vers Sundharijal. Nous avons commencé la marche en montant doucement et en traversant de nombreuses rizières en terrasse.  Vers 13h, nous sommes arrivés au col de Borlang Banjyang à 2 420 m. Nous avons fait la pause midi vers 14h. Nous sommes arrivés un peu après Pati Bhanjyang situé à 1 770 m vers 16h.  Le soir, j’ai présenté notre équipe de porteurs : Prem, notre cuisinier, Nurbhu notre aide guide et nos porteurs Delhi, Suresha, Surya, Bhola, Remesha et Bhim. Et pour bien commencer le trek, nous avons dansé!

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ça monte un peu Cool

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La joyeuse troupe

Mardi 12 avril, nous sommes montés  en traversant le village de Chipling, qui est d’ethnie Tamang. Nous avons fait de belles rencontres d’enfants et puis nous avons poursuivi notre chemin et après 1h, nous sommes arrivés à Lapche Danda à 2 530 m. Là, la vue sur les cultures en terrasses et la vallée est magnifique mais nous n’avons pas eu l’occasion de voir le massif de Gawurishakhar car le ciel était couvert. Nous avons continué en descendant  jusqu’à Golphu Bhanjyang à 2 130 m où nous avons mangé. Ensuite nous avons repris le chemin jusque Kutumsang où nous sommes arrivés vers 15h30. Ce jour là  nous avons dansé et chanté. Philippe avait un haut-parleur et un de nos porteurs un portable avec plein de chansons. C’était l’ambiance franco-népalaise ! 

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Rencontre avec les enfants

Mercredi 13 avril, vers 6h30 du matin, le vent et les nuages sont arrivés et il a commencé à pleuvoir.  Malgré la pluie, nous avons commencé à monter.  Après 1h30 de marche, nous nous sommes arrêtés pour boire une boisson bien chaude.  Nous avons ensuite traversé une belle forêt avec des rhododendrons.

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 Rhodo en fleurs

Nous avons fait une pause midi vers 13h30 à Magni Ghot,au milieu de la forêt.  Après, nous avons continué à monter encore vers Tharepati. Il  neige et le paysage change. Nous arrivons à Tharepati à 3 510 m avec un beau point de vue.  La journée n’a pas été facile avec la pluie et la neige.  Demain, il faut qu’il fasse beau !

Jeudi 14 avril, il fait encore nuit et je regarde le ciel étoilé qui est magnifique,  il va faire beau et je dis à mes amis trekkeurs qu’ils ont beaucoup de la chance aujourd’hui! Le beau temps n’était pas avec nous hier, mais il le sera aujourd’hui. C’est en plus, Bisket Jatra, le nouvel an népalais et je souhaite une BONNE ANNEE 2068 ! Nous allons danser ce soir ! Mais avant, pour bien commencer l’année et la journée, à 4h45 quelques amis de la joyeuse troupe se sont levés tôt pour grimper à Tharepati Ri et aller admirer le lever du soleil sur la chaîne du Langtang.  Ils sont montés jusque 4000m pour voir la lumière du jour apparaître! Félicitations !  

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C’est magique à Tharepati Ri

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Ensuite, tous ensemble avec le reste de la troupe nous avons pris le chemin et descendons en passant par une belle forêt, les rhodo sont toujours en fleurs et nos porteurs chantent gaiment. Nous arrivons au beau village de Melamchigaon situé à 2650m. C’est un village de culture sherpa et de religion bouddhiste où il y a de belles maisons. Un peu avant d’arriver, vers 11h30 la pluie nous rejoint aussi quand-même ;-) . Nous mangeons et puis nous reposons dans ce beau village. Vers 16h, nous partons visiter un très vieux petit temple établi dans une vieille grotte qui s’appelle la Grotte de Guru Rimpoché. Ce soir,nous allons faire la fête, au menu du nouvel an, un bon poulet au curry avec de la tarte aux pommes en dessert ! Après avoir mangé, nous avons célébré le premier jour de l’an népalais en dansant sur des chansons françaises et népalaises. Meilleurs vœux à vous tous pour cette nouvelle année népalaise ! Beaucoup de bonheur à vous tous!

Pourquoi fêtons-nous le nouvel an en avril et non pas en janvier comme chez vous en France? En fait, le calendrier national népalais a commencé à  l’époque du règne de Bikram, un grand souverain mythique hindou en 57 avant Jésus Christ. C’est pour cela que nous, Népalais, nous sommes 57ans à l’avance sur vous (hihi j’ai 57 ans de plus que vous ;-). C’est un jour de fête avec beaucoup de célébrations, surtout à Bhaktapur où le festival dure une semaine. A Bisket Jatra, le dieu de Kathmandu Sato Machhendranath est placé sur un grand char en bois qui est tiré par les gens et il y a une procession et beaucoup de prières.

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Danses et chants

Vendredi 15 avril, il faut descendre la forêt et puis remonter (hihi) … mais nous avons du temps pour le faire. C’est pourquoi nous nous sommes arrêtés pour se baigner dans la rivière Melamchi Khola. Certains en ont profité pour se laver un peu malgré l’eau froide. Nous nous sommes reposés un peu près de la rivière et puis nous sommes montés vers le village de Nakote où nous avons visité une école et fait la pause midi.

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 Visite d’une école

Ensuite, nous avons poursuivi la montée  jusqu’à Tarkegyang , très grand village Sherpa à 2 740 m où il y a un ancien monastère que nous avons visité vers 16h.  

Samedi 16 avril,  c’est une journée de marche « les mains dans les poches » comme on dit ici à la népalaise (hihi): ni trop monter, ni trop descendre, une marche cool raoul tranquille mimille!  Vers 09h30 nous passons par Gangule qui est très joli village.  Nous continuons ensuite à marcher le long des vergers jusqu’à Sermathang à 2 590 m. C’est un village Sherpa où se trouve un très important monastère. Nous avons pu observer des crémations également.  C’était la dernière soirée de trek et donc, danses, chants et gâteau sont au rendez-vous. 

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Les filles dansent

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Dimanche 17 avril, nous descendons jusqu’à Melamchipul à 870 m e traversant beaucoup de villages de ethnies différentes (Tamangs, Brahmanes, etc.) Nous arrivons à Melamchipul où nous mangeons avant de reprendre la route en bus jusqu’à Kathmandu.  Dans le bus, il y a eu des danses ! Oh là là, quelle joie! C’est toujours la fête avec vous !

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 Durant le trek, nous avons partagé  beaucoup de joie, de bonne humeur, de danses, de chants..et cela dès le début! Merci à vous mes amis d’avoir fait ce trek avec mon équipe, d’être si joyeux et aussi de m’avoir envoyé vos photos dès votre retour pour continuer à partager tous nos bons moments.  Vous êtes super!

Que la fête continue Cool !

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Etape finale de la grande traversée…

Posté par deepakp le 26 avril 2011

Vendredi 1 avril, après avoir quitté nos 5 amis, nous sentons un grand vide dans le groupe, nos amis sont partis et nous avons eu une belle aventure avec eux comme avec nos deux groupes précédents aussi pour le trek au Terai et pour le trek en pays Gurung mais l’étape finale, celle dont rêve Cédric, Dominique et Fabrice nous attend… alors… jam jam, il faut y aller. Après avoir traversé Pewa Gaon,  la vallée devient étroite. Nous traversons les villages de Dang et Bi Phedi pour arriver à Ghap vers 17h.  Ce soir-là, nous mangeons chez l’habitant qui nous offre du thé. Pendant que notre cuisinier Raju nous prépare à manger, la maîtresse de maison prépare une purée de maïs. Dominique, Fabrice et Cédric regardent la préparation bien au chaud près du feu.   

 Samedi 2 avril, après une bonne nuit de sommeil, nous traversons des villages, des cultures, une jolie forêt de rhodo qui est également habitée par de nombreux singes (mais pas des singes comme moi hihi Cool ).

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Nous avons fait notre pause midi au village de Namrung nous offrant une belle vue sur la montagne.  Apres avoir mangé, nous avons repris la route et nous avons vu des singes au village Ghanzam. Oh la la, les singes étaient dans les cultures de blé. Nous sommes arrivés vers 17h à Lho à 3150 m où nous avons pu assister à une cérémonie où les moines étaient occupés à réciter les prières. Ce soir, notre super Raju a trouvé de la viande de yak…miam miam…Cédric prépare la viande et Raju fait steak de yak ! C’est yakement bon !  

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Dimanche 3 avril, il neige et j’ai dit à nos amis trekkeurs  que peut-être nous ne pourrons pas aller au glacier de Pungen. La neige continuant à tomber, finalement nous sommes allés directement à Samagaon à 3450m sans aller au glacier. Il neige très fort et le paysage s’est transformé complètement sous ce manteau blanc qui recouvre tout.  Nous nous sommes arrêtés dans un petit village pour boire du thé chez Gharké qui a 74 ans et son épouse Chiring Dolma 55 ans.

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Cela fait du bien d’être au chaud près du feu. Gharké et Chiring vendent des pommes de terre bouillies et du thé.  Quand la frontière du Tibet est ouverte,  ils partent avec la caravane de chevaux et de yaks et  reviennent avec du sel, de la laine, du savon, du riz du Tibet.  Nous sommes tout près de la frontière par ici.  Le soir, il y avait trop de neige et nous n’avons pas pu camper. Nous avons dormi dans un lodge local à Samagaon en espérant qu’il fasse meilleur le lendemain matin. 

Lundi 4 avril, en nous levant, nous avons constaté que la neige avait continué à tomber durant la nuit… C’était encore bien blanc partout…tout semblait si grand, nous étions dans la grande montagne maintenant… Je crains de plus en plus que nous ne puissions faire le col, finalement est-ce que la blague des filles du 1er avril n’aurait pas été une blague mais une réalité? Il y a déjà 25 cm de neige et il faut encore monter et trouver le chemin qui a disparu sous la neige.  Nous partons vers 8h15 en direction du village de Samdo qui se situe à 3700m.  Il pleut même à un moment donné.  D’après un moine,  la pluie serait dû à  la cérémonie qui appelle la pluie pour rendre les cultures fertiles.   Mais je pense les dieux de la montagne étaient avec nous et heureusement le temps se dégage doucement avec de beaux paysages. Malgré cela, l’étape devient plus dure mais en regardant ce beau paysage enneigé, nous trouvons le courage et l’énergie d’avancer. Avant d’arriver au village de Samdo, nous rencontrons un troupeau de yaks occupés à descendre pour chercher des pâturages car ici tout est couvert de neige. 

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Imaginez la vie des yak et des habitants en hiver ici avec beaucoup neige et de froid…cela ne doit pas être facile.

Nous voilà arrivés vers midi à Samdo, un jolie village isolé situé a 3800 m. 

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Ce soir nous dormirons  dans le lodge chez Karsang Gurung. C’est une amie de Catherine Joriot, une femme très gentille et accueillante.  Karsang a ouvert un lodge ici à Samdo. Elle a 36 ans et elle a pu faire un mariage d’amour. Elle a 5 enfants maintenant. Elle nous raconte qu’elle a rencontré Catherine à Tal dans le sentier de l’Annapurna, il y a 10 ans de cela, alors qu’elle marchait pour aller en Inde voir le Dalai Lama.  Elle nous raconte que quand Catherine est arrivée à Samdo, elle a demandé après elle et elles se sont ainsi retrouvées. Elle me dit en parlant de Catherine: « elle m’aide énormément et parraine mes enfants. Grâce à son association Samdo Avenir http://www.samdoavenir.org/   il y a des enfants qui peuvent aller à l’école, ils reçoivent des vêtements chauds et des chaussures. C’est si important pour eux ici ». Karsang nous explique aussi qu’elle n’a pas eu la chance d’aller à l’école.  C’est pourquoi, elle est si heureuse que ses enfants peuvent y aller et elle remercie avec son cœur  Catherine et l’association Samdo Avenir qui fait beaucoup de bonnes choses pour le village et les enfants. Karsang nous explique aussi qu’elle a appris à préparer des plats pour les touristes avec notre cuisinier Raju. Ainsi lorsqu’elle est allée à Kathmandu, elle a pris des cours avec Raju.  Elle nous dit que cela lui a été bien utile.  Vers 16h, nous sommes allés à  l’école de Samdo.

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Nous avons rencontré les écoliers avec leurs mamans.  Ici , le village, l’école et les enfants sont aidés par l’association  Samdo Avenir.   Dominique avec ses amis et nos amis trekkeurs qui ont participé à un moment donné  à  notre grande traversée ont fait une récolte d’argent et cela a permis d’apporter du matériel porté par à un porteur (fournitures, médicaments, etc.)jusque Samdo qui n’est pas accessible autrement qu’à pied. 

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Dominique  a donné le matériel au professeur de l’école. Ici ils sont très contents, quel bon cœur  vous avez ils ont dit, cela nous aide beaucoup.  Parmi les enfants, il y a  le petit Sangye Dorje Gurung, 8 ans, qui est le filleul de notre ami Georges qui le parraine via l’association Samdo Avenir.  

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Sangye Dorje et sa maman

La maman de Sangye Dorje, Chémjang Gurung a 43 ans est là aussi, elle a la maladie Parkinson. Sangye Dorjé est en 4ème position dans sa classe, il travaille bien à l’école. En septembre, lui et sa maman ont reçu une lettre de Georges et de sa famille.  Chémjang montre la lettre de Georges avec sa famille, elle nous dit qu’elle a été très touchée et contente d’avoir reçu cette lettre.

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Lettre de Georges avec sa famille pour Sangye Dorjé

Elle dit que Georges a bon cœur pour sa famille et pour l’avenir de son fils Dorjé.

Le soir autour de feu chez Karsang, nous mangeons bien au chaud. Son amie Dawa Dolma est venue pour voir et rencontrer nos amis trekkeurs. Karsang et son amie Dawa sont très intéressées par notre visite et posent beaucoup questions sur la France, sur la vie en France, etc.  Elles pensent que la vie est belle en France comparé à ici où la vie est très difficile car c’est très isolé, loin des routes, tout coûte cher… En hiver il y fait très froid et ils n’ont pas assez bois pour se chauffer, ils utilisent la bouse de yak séchée pour mettre dans le feu. Pour aller à un bazar ou au marché, il faut passer le col du Larkya la à 5200 m. L’hiver, ce n’est pas possible et ils sont complètement bloqués par la neige, en plus le bétail n’a pas assez à manger. Nos trois amis trekkeurs écoutent attentivement Karsang, Dominique explique qu’il comprend bien les difficultés de leur vie dans ce village isolé et il explique aussi qu’en France il y a aussi de la misère et des pauvres gens  même si la vie y est plus moderne, il y a aussi des difficultés.  

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Mardi 5 avril, cette nuit il a encore beaucoup neigé d’environ 40cm de neige.  Oh là là, encore de la neige, mais le jour se lève avec du bon temps… c’est bon signe, quel beau paysage !  Comme il fait beau, le soleil fait fondre la neige doucement et nous avons décidé de nous accorder une matinée de repos pour laisser le soleil fait son effet sur la neige. Au matin, ce jour là un autre groupe était déjà parti pour Dharamsala mais nous, nous nous reposons un peu ce matin et nous nous mettons en route apres avoir mangé. La neige a déjà bien fondu et le sentier est plus facile qu’au matin. En chemin, nous rencontrons une sorte de moutons qui vivent tres haut.  

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Nous arrivons à Dharamsala à 4460m où le froid s’installe après 16h30. Nos amis Dominique, Cédric et Fabrice sont contents de dormir à l’intérieur d’un lodge..car dehors… brrr il fait trop froid et oh là là,  il recommence à neiger… l’angoisse de ne pas pouvoir passer le col se fait sentir de plus en plus. Peut-être devrons nous faire demi tour ? Je suis inquiet. 

Mercredi 6 avril. Ce matin à 03h30 j’ai regardé le ciel et les étoiles sont tellement brillantes, le ciel est dégagé et brillent d’étoiles… elles semblent si proches…je suis content, c’est bon signe et on va pouvoir y aller. Nous réveillons  nos amis et vers 4h30 du matin nous nous mettons en route… Il n’y a pas de sentier, c’est à nous à le faire. L’autre groupe  monte derrière nous. IL doit faire environ moins 18 degré avec une couche de neige allant de 40 à 80 cm. Vers 6h15, le soleil se lève pour nous réchauffer, ça fait du bien. Viens viens soleil, réchauffe nous! Il fait très beau mais encore très froid, nous montons doucement et le sentier devient de plus en plus difficile, le froid et le vent nous glacent. Nous arrivons enfin au col vers 10h.  Je vois la joie et l’émotion dans les yeux et le cœur de mes trois amis Dominique, Cédric et Fabrice. Je leur dit BRAVO, nous avons réussi, nous y sommes arrivés ! Quel bonheur pour nous tous! Bien sûr nous avons  pris une photo de nous 6 : Dominique, Fabrice, Cédric, Raju et Prem (qui nous ont accompagnés depuis début du trek au Terai) et moi. Dire que nous sommes partis de 300 m et sommes arrivés à 5200 m!  Nous avons fait beaucoup de dénivelés positifs et négatifs. Heureusement qu’il n’a pas neigé durant notre montée, autrement cela n’aurait pas été possible de passer le col.  Les dieux étaient avec nous ! Cela dit, une fois le col atteint, ce n’était pas fini…Il reste 1400m à redescendre maintenant ! Ca glisse beaucoup, oh làla! Finalement vers 15h30, nous arrivons à Bhimthang, nous sommes morts crevés(comme vous dites chez vous) mais heureux Cool 

Bhimtang est un village à 3590m entouré par les montagnes avec 6 ou 7 maisons de thé et de lodges tenus par des gens de Tilché.  Ce soir nous dormons encore au chaud au lodge et mangeons autour de feu chez Laxmi Gurung, une fille souriante. Je me sentais tellement soulagé qu’il n’avait pas neigé lors du passage du col et que  nous avions pu le faire. Avec Raju et Prem nous étions heureux de partager ce bonheur avec nos amis trekkeurs venus de si loin avec le rêve de découvrir notre pays et de faire ce col…souvent je me demande qu’est ce qui pousse le cœur des hommes à quitter leur quotidien, à aller à la découverte de pays lointoins, à voyager loin vers l’inconnu, à grimper les montagnes? J’imagine que la réponse est en chacun de nous…

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 Au col du Larkya La: Dipak, Cedric, Raju, Dominique, Prem, Fabrice

Jeudi 7 avril, le jour se lève avec un temps magnifique ! Quel beau temp pour entamer la descente vers Tiligé, un village Gurung.  Nous avons fait la grasse matinée aujourd’hui, nous avons très bien dormi et avons récupéré de longue journée du col avec sa descente. Vers 8h30 (oui oui 08h30, c’est grasse matinée pour nous les Népalais (hihi)), nous avons pris le chemin pour redescendre par une belle forêt avec des rhodo en fleurs. Vers 16h30, nous sommes arrivés à Tiligé qui se trouve près de la rivière.  Vendredi 8 avril, nous continuons à descendre et nous rencontrons beaucoup de jeunes qui font la route dans le sens inverse vers Tiligé. Nous recontrons 3 hommes en train de faire un grillage pour la route. Jabul Hot Miya a 25ans, Giya Sudhi Miya,40 ans et Alim Miya 22 ans. Ils viennent du Terai, à l’est de Sunsari.  Ils font  7 à 8 grillages par jour. Ils gagnent par jour et par personne environ 1000 roupies.  

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Vers 10h, nous avons rejoint le sentier du tour des Annapurnas et sommes passés à Dharapani.  Nous avons  traversé la rivière de Marsandi.  Le gouvernement envisage de faire une route jusqu’à Manang.  Sur le sentier de l’Annapurna qui est beaucoup plus fréquenté, nous retrouvons beaucoup de facilités ( hotels, lodges, magasins, etc.) et beaucoup de touristes. Dominique dit que c’est l’autortoute népalaise (hihi). C’est parce que sur les sentier hors pistes nous n’ avons presque  pas recontré d’autres touristes sauf quelques-uns qui faisaient le tour du Manaslu et Tsum. Ce soir, nous campons à Jagat qui est joli petit village. Au menu, du dal bhat (riz au lentilles) avec du poulet préparé par Raju. 

Samedi 9 avril, nous continuons à suivre la  rivière de Marsandi et nous traversons des rizières. Nous passons un petit col à 1300m et descendons vers Ngadi, tres joli village avec des rizières. C’est la dernière nuit de notre longue traversée…  quel chemin et quelle aventure nous avons fait depuis notre départ pour le trek au Terai.

Au total, la grande traversée du Népal du Sud au Nord comptabilise un dénivelé positif de 15.773 m et négatif de 14.706m. Bravo à nos trois amis Cédric, Dominique et Fabrice pour cet exploit! Et pour fêter cela, Raju nous a préparé un menu de fête : poulet rôti, frites et salade avec en dessert un bon gâteau de trek!

C’est étrange de se dire que nous sommes arrivés à la fin de cette aventure et que bientôt nous allons nous séparer et retrouver notre quotidien et aller vers d’autres chemins… 

Dimanche 10 avril,  nous marchons environ 1h30 pour rejoindre Bubule où le pont suspendu a été cassé et remplacé par un nouveau pont en bambou.

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Nous reprenons le bus à Bulbule et arrivons vers 15h30 à l’hôtel Manaslu à Kathmandu. Nous voilà de retour dans la civilisation népalaise, avec le bruit, la poussière, la circulation, la modernité..environ un mois et demi après notre départ le 3 mars… Cédric, Dominique et Fabrice ont été super durant toute cette longue traversée ainsi que tous nos amis qui y ont participé à un moment ou à un autre durant cette traversée… Au fur et à mesure du chemin, nous nous sommes liés d’amitié et nous avons passé de super moments… Il y a eu beaucoup de moments d’échanges, de rencontres, de danses et de chants, de découverte tant humaine que culturelle…puis, lorsque le moment des au revoirs arrive, c’est toujours difficile de se quitter… Chacun de nous reprend sa route, sa vie, ses activités… mais l’important est que nos souvenirs et l’amitié partagée laisseront leurs traces dans nos cœurs à travers le temps qui passe et nos vies si différentes…

Se dire au revoir est un moment difficile pour nous tous mais il faut y aller, demain je pars pour un nouveau trek d’ une semaine … le trek des villages dans les nuages, celui de l’ Helambu.

Merci à vous mes amis Christophe, Chantal, Charly, Micheline, Rachel, Pierre, Stephane, Denis, Clotilde, Anne et Claire, Cedric, Fabrice et Dominique pour avoir eu l’envie de venir découvrir des lieux peu connus du Népal, loin du confort et de des facililtés..de vous être élogoignés de votre vie habituelle et de votre famille pour partager une belle aventure ensemble.

Merci à Georges et à Catherine d’ avoir confié à mon équipe et à moi ce grand trek  qui m’a permis aussi d’apprendre et de voyager dans des régions très isolées de mon pays où je n’ai pas eu la possibilité d’aller avant.

Merci à mon aide guide Gurung, à Raju, notre cuisinier et toute notre équipe népalaise pour avoir pris soin de nous discrètement mais efficacement durant tout ce beau et grand trek.

A très bientôt…


 

  

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Troisième étape de la grande traversée…

Posté par deepakp le 22 avril 2011

Le samedi 19 mars, lors de la fête de Holi, alors que Micheline, Charly, Pierre et Rachel venaient de partir, nous avons accueilli les nouveaux arrivés: Stephane, Denis, Clotilde, Anne et Claire.  Ils nous ont rejoint à Gorkha et font partie maintenant de la joyeuse troupe pour la troisième partie !

Imaginez, c’est la fête de Holi et tout le monde s’amuse à se colorer dans les rues avec les Gorkhali, habitants de Gorkha. Et bien sûr, nous aussi nous nous sommes bien amusés.  Nous avons fait un tour avec  Claire, Clotile, Anne et Fabrice, Dominique et Cédric…nos amis trekkeurs ont ainsi changé de couleur eux aussi Cool

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Les garçons et les filles colorés pour Holi

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Jeunes Ghorkali qui s’amusent

Dimanche 20 mars, nous voilà partis pour la troisième partie de cette grande traversée, en direction du tour du Manaslu avec exploration de la vallée de la Tsum. Le massif du Manaslu est encore très préservé, c’est un trek moins fréquenté. Il y a pourtant une belle varité aussi avec ds cultures en terrasses, de nombreuses rizières, des fôrets, des torrents, rivières…les paysages sont très beaux aussi. La vallée de la Tsum est une vallée sacrée située au nord de la région de Gorkha. Les habitants parlent un dialecte local et sont de culture tibétaine. Nous sommes tout près du Tibet par la vallée de la Tsum. On raconte que Milarepa, grand maître spirituel du Tibet a médité dans les grottes de ces montagnes. Cette vallée est donc devenue sacrée pour les Tibétains.

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La joyeuse troupe en marche…

Nous avons ainsi quitté Gorkha et repris la route que nous avons faite avant, cette fois en descendant alors que nous l’avions montée auparavant. Nous avons traversé des villages de pêcheurs et rencontré des femmes occupées dans les rizières et encore une fois… Cédric a eu du succès! Il a reçu de la terre (boue) qu’elles lui ont lancée pour rigoler. Nous avons fais une pause midi vers 13h près de la rivière Dorandi sous l’arbre sacré où Chautari s’est arreté durant son voyage. Nous avons repris la route vers 14h en direction de Arkhol où nous avons établi notre campement.

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Lundi 21 mars, ce matin nous sommes partis vers 8h et nous sommes arrivés à Chanuté Bazar. Nous avons suivi la rivière vers le nord. Sur le chemin, nous avons rencontré une femme, Nandi Maya Nepali. Elle a 37 ans et 3 fils (de 15,13 et 9ans). Ses fils vont tous les 3 à l’école. Elle a été mariée à 17 à la date fixée par ses parents avec la famille de son mari qu’elle ne connaissait pas. Ses parents étaient très pauvres et de caste intouchable. Elle, c’était la seule fille et elle n’a pas pu aller à l’école. Elle regrette de ne pas avoir pu aller à l’école. Son mari non plus n’a pas pu aller à l’école. Il n’a pas trouvé bon travail au village et a été obligé de travailler en dehors du village. Avant la caste de intouchables était mal considéré par les plus hautes castes maintenant de nos jours, heureusement ça diminue petit à petit. Elle souhaite que ses enfants puissent aller à l’école le plus possible afin qu’ils aient une bonne éducation mais ce n’est pas facile.

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 Nandi Maya

Nous avons fait la pause midi au bord de la rivière après le village de Dodani. Ce jour là nous avons eu d’autres rencontres aussi comme Tika Devi Tamang à Warlang Bhanjayang, elle était en train de faire l’alcool de millet (5 litres).

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Ensuite, à Jhudéni Bazar, nous avons fait la connaissance d’un chaman qui s’appelle Jhakri Sahila qui soignait Manoj Gurung. L’existence de chaman est encore très présente au népal et ils sont très respectés.

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Chamane Jhakri Sahila

A Baluwa bazar, nous avons rencontré un pécheur de 50 ans, Gajha Bhadur Gurung.

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Selon lui il y a beaucoup de poissons dans la rivière Darawudi Khola. Et juste avant d’arriver à Mandré qui était notre but à atteindre pour la journée, nous avons rencontré des femmes qui portaient des pierres pour la construction d’une école. L’une d’entre elles étaient blessée et Claire l’a gentiment soignée. Le long du chemin, nous avons pu voir beaucoup de culture de mais. Nous sommes enfin arrivés à Mandré, 1100m, un joli village Gurung dominant la colline où il y a environ une quizaine de maisons et des cultures en terrasse.

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Claire soigne la dame blessée

Mardi 22 mars, nous avons continuer à monter sentier pour aller au village de Ghalé Gurung qui s’appelle Barpak à 1900m. Il y a beaucoup de maisons et c’est un grand village. Nous voyons des cultures de mais, blé, orge, pommes de terre…Nous avons fait une pause pour manger à coté d’une source à 1h de marche un peu plus haut après le village. Nous avons mangé tôt car après il n’y a pas de point d’eau jusqu’à notre étape finale de la journée. Pendant notre pause déjeuner, nous avons rencontré un vieux berger de 80 ans, Mandasha Bhadur Gurung, il a 9 vaches.

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Mandasha Bhadur

Il nous a expliqué qu’avant il avait des biquettes, moutons et chevres mais avec les léopards et ours dans la foret, c’était trop difficile. Elever les vaches, c’est plus simple. Après avoir mangé, vers midi nous avons continué à monter doucement en direction du col pendant environ 2h. Sur le chemin, les rhododendrons sont en fleurs et le paysage avec les cutlures en terrasse vers le sud est très beau. Le col se trouve à 2750 m et nous offre une belle vue sur le Ganesh Himal. Après avoir admiré la vue, nous entamons une descente de 2h environ vers Larpak(gaon). En chemin, nous rencontrons deux enfants, Monoj Gurung et Kancha Gurung qui étudient tous les deux en 6eme. Ils étaient occupés à descendre aussi avec du bois sur leur dos. Nous sommes enfin arrivés à Larpakgaon, gros village Gurung où nous avons fait le camp. On y cultive le blé et c’est aussi le moment de plantation du mais. La vue sur le Budha Himal et les Ganesh Himal est très belle.

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Mercredi 23 mars, nous sommes descendus vers Jerpukhola et nous avons remonté progressivement le sentier au milieu de culture de blé en terrasse jusqu’à Sinladada d’où nous voyons la chaîne du Ganesha et la vallée du Burigandaki. Nous faisons la pause midi près d’un petit torrent et nos amis en profitent pour se rafraîchir, notre équipe de cuisiniers préparent une soupe à l’ortie et font gouter à nos trekkeurs. Dominique semble apprécier et demande qu’on en refasse. Après, c’est parti mon kiki, encore 3h de descente où nous voyons les rhodo en fleurs et derrière au nord, le Ganesh Himal qui nous regarde. En chemin, nous croisons quelques enfants avec leur bétail. Parmi eux, il y a une petite fille d 10 ans du village Khorlagaon qui est blessée à sa main. Anne et Clotile sont médecins et ont soigné cette jeune fille qui s’ appelle Sarkini Gurung. Nous arrivons à Khorlagaon qui est un village joli avec des cultures de blé et de maïs et où nous rencontrons beaucoup d’enfants. Apres une longue descente, nous sommes arrivés à Khorla Bensi, sur la rive gauche de la Budi Gandaki. Nos amis trekkeurs profitent pour se baigner dans la rivière et le soir, les femmes du village sont venues danser pour nous et nous avons dansé et chanté avec nos porteurs.

Jeudi 24 mars, nous suivons la rivière du Budi Gandaki. Après 1h de marche nous arrivons aux sources d’eau chaude de Tatopani (tato = chaud, pani = eau) et nous continuons à monter progressivement. A midi nous arrivons à Dhulo Dunga où nous faisons notre pause midi. Après avoir mangé, nous poursuivons le chemin en montant avec parfois une petite descente pour varier de temps en temps (hihi) et pour  arriver à  Yuru Bazar où il y a quelques petits lodges et restaurants locaux,  c’est un joli endroit pour faire une pause. Ensuite, nous reprenons la route et montons toujours doucement pour arriver à Jagat à 1350 m où il y a de belles maisons en pierre avec des rues pavées. Ce soir, nos amis trekkeurs veulent de la soupe à l’ortie avec de l’ail, c’est la soupe préférée de Dominique qui l’adore..ainsi que nos autres amis. Et bien sûr après un bon repas, danses et chants sont au programme…

Vendredi 25 mars, nous suivons toujours la rivière et nous traversons les villages de Saléri, Sirdhi Bas et Philim. Nous faisons une pause midi à Eklébhati où nous rencontrons une femme qui s’appelle Purani Ghalé et qui a 28 ans. Son mari, Dipéndra Ghalé est occupé à bâtir un lodge pour les touristes. Je lui ai demandé pourquoi ils construisaient un lodge dans ce village si isolé et Purani a répondu qu’il y a parfois des touristes qui font le trek. Elle a bon espoir que dans l’avenir, il y en aura de plus en plus. Elle dit qu’à Daramsala, il y a déjà un lodge aussi et elle pense qu’avec le temps le tourisme va se développer aussi dans cette région encore pas bien connue. Par une belle forêt, nous arrivons à Lokpa, premier petit village de la région de Chekampar à 2190m. La culture ici est tibétaine. A Lokpa où nous allons campé, nous faisons connaissance avec la famille de Lakpa qui a 37 ans. Il est très pauvre et a 5 enfants: 12 ans,10 ans,8 ans,6 ans et 3ans. Il nous raconte qu’il a déjà reçu plusieurs sacs de vêtements de la dame « goréni » comme il dit, il a sa photo chez lui. « goréni », ça veut dire « blanche ». Il nous dit qu’elle parle le Nepali et qu’ un jour, elle est arrivée à Lokpa et elle a campé près de chez lui. Elle est ainsi venue à sa rencontre et depuis ce jour, elle lui envoie des vêtements régulièrement, mais il nous dit « je connais pas son nom ni ou elle habite mais elle est très gentille et m’aide beaucoup, surtout pendant l’hiver.  Mes enfants et ma femme sont très contents avec elle qu’elle nous aide ainsi de bon coeur. Regarde c’est elle… » et il nous montre une photo…c’etait une photo où nous avons reconnu catherine Joriot dessus !  Il nous explique qu’il est tres pauvre et coupe du bois pour les autres pour essayer de nourrir sa grande famille, il est tres reconnaissant de la dame goreni qui l’aide beaucoup de bon coeur.

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Lakpa et sa famille à Lokpa

Samedi 26 mars, nous commençons par une descente avec en fond de beaux payages de fôrets de conifères, des passerelles, des petits ponts en bois et nous montons ensuite en suivant la rivière. Quel beau payasage rhodo en fleurs avec la montagne en arrière plan. A la pause midi, nous rencontrons un forgeron avec sa femme, Chabilal Bika, ils transportent les outils fabriqués pour les vendre au village qui se trouve plus haut. Ils habitent dans le bas près de la riviere Macha Khola mais comme il n y a pas de forgeron dans les villages en haut, il peut vendre ses outils plus chers et gagne mieux ainsi. Il marche pendant 5 jours pour faire la tournée des villages en haut.  Nous arrivons à Dumje où nous installons le camp près de la rivière.

Dimanche 27 mars, nous allons vers la vallée sacrée de la Tsum et montons durant 3h dans la vallée qui s’élargit de plus en plus. Nous montons en direction de Chekam, chef lieu du district qui se situe à 3 060 m, de culture tibétaine. Ici on se sent comme au Tibet, nous voyons aussi qu’il y a plus de richesses, il y de grands chortens  qui indiquent l’entrée du village,  les maisons sont en pierres avec des toits de lauzes, il y a de grands champs fertiles de cultures de blé et d’orge et pour ça les gens sont plus riches qu’en bas où les cultures sont moins faciles. Les villageois nous racontent que pendant les récoltes, il faut bien surveiller les singes pour qu’ils ne viennent pas chipper et ravager les cultures…Il y a aussi des  dzos et des chevaux. Après-midi nous visitons la plus ancienne gompa qui a besoin d’être restaurée. Il y a beaucoup de monastères et gompa dans cette région car c’est une région sacrée pour les Tibétains.Dans cette vallée est venu méditer Milarepa, grand maître spirituel tibétain et c’est aussi lieu de naissance de plusieurs réincarnations de Rimpoche.  Nous passons la nuit à Chekam.

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Notre camp a Barpak

Lundi 28 mars,  en chemin nous visitons Rachen Gompa où il y a environ 80 moines femmes (nonnerie) qui etudient au monastère à 3 150 m. L’après-midi, nous sommes allés visiter une gompa près de Nyle d’où nous avons une très belle vue. Dans cette gompa, il y a une femme moine qui vit toute seule là-bas.  Nous voulions visiter aussi la clinique de l’Amchi mais c’était fermé et donc nous n’avons pas pu le faire. Nous avons campé à Nyle.

Mardi 29 mars, nous sommes montés  pour aller visiter Mu gumpa qui est un joli monastère accroché à la montagne avec 25 moines (hommes) à presque 4000m. Nous sommes en direction du Tibet ici.  Nous avons campé à Mu.

Mercredi 30 mars,  nous traversons la vallée par l’autre rive et montons  à là grotte de Milarepa. C’est là que le mâitre spirituel Tibétain Milarepa aurait médité. C’est un très vieux monastère d’environ 1000 ans dans la roche avec l’empreinte du pied du maître visible dans la roche. Il y a très belle vue sur le Ganesh Himal, le Bouddha Himal et le Chuli.  Nous sommes ensuite redescendus jusqu’au village de Dumje à 2 470m où nous avons campé près de la rivière.

Jeudi 31 mars, nous redescendons doucement vers Lokpa et notre cusinier Raju prepare un bon gâteau du trek car c’est le dernier jour tous ensemble. En effet, le lendemain, le groupe se sépare: Stephane, Denis, Claire, Clotilde et Anne redescendent alors que Dominique, Cedric et Fabrice continueront à monter avec moi en direction du col Larkya La. C’est une soirée émouvante, c’est toujours difficile de se séparer quand nous passons de bons moments ensemble et commençons à nous connaître mais c’est ainsi et j’espère que tous les moments passés ensemble avec nos 5 amis qui descendent resteront dans leurs coeurs pour longtemps.  Gâteau, danses et chants et … Cédric s’offre même une bière! Oh là là, c’est la fête!

Vendredi 1 avril ! C’est les derniers moments avec Stephane, Denis, Claire, Clotilde et Anne qui vont redescendre avec mon aide guide Gurung et Dominique, Cédric et Fabrice continuer avec moi pour passer le col Larkya La… mais…. mais…c’est aussi le jour du poisson d’avril m’ont dit les filles en souriant ! Alors avant de se séparer, pourquoi ne pas faire une petite blague aux garçons?  Les filles du groupe sont taquines et avaient bien compris combien nos trois amis Cedric, Fabrice et Dominique rêvaient du passage du col Larkya la… Alors nous avons fait une mise en scène pour leur faire croire qu’ils ne pourraient pas passer le col car il y avait trop de neige et qu’il fallait modifier le parcours… oh là là, quelle terrible nouvelle, notre Dominique était vraiment trop déçu, il a cru vraiment ce qu’on disait… mais en lisant la déception sur leur visage, on leur a dit que c’était une blague du premier avril et finallement on a tous bien rigolé…Pendant une heure de marche qu’il restait à faire ensemble, les uns et les autres se sont taquinés…. les filles ont même donné rendez vous aux garçons après leur trek pour faire du rafting! Imaginez, même en trek dans une région si isolée, au Népal…qui aurait cru que Dominique, Cedric et Fabrice n’échapperaient pas au poisson d’avril! Je pense qu’ils s’en souviendront de ce premier avril.

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Le groupe avant de se séparer…

Samedi 2, dimanche 3, lundi 4 avril, nos 5 amis ont continué leur chemin pour redescendre vers la civilisation avec Gurung, notre super aide guide. Ils ont repris le bus le mardi 5 avril à Arughat en direction de Kathmandu.

Quant à Cedric, Dominique et Fabrice…. nous avons continué à monter …

Suite dans l’article de l’étape finale de la grande traversée. Passerons-nous le col? Ne le passerons-nous pas? 

C’est comme les séries à la télé… il faut attendre le prochain épisode ( sauf qu’ici il n’y a pas de pub mais pour vous faire patienter… voici quelques photos insolites…hihi).

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Dominique se baigne…

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Clotilde a déjà adopté la nepali fashion!

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Jolie vue

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Meme les petits s’intéressent à la grande traversée !

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